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Dossier : La saison 2021-2022 du SM Caen en Ligue 2

SM Caen - Nicolas Seube : "Sans compétition, il manque quelque chose dans l'évaluation des jeunes"

Joueur le plus capé de l'histoire du SM Caen, Nicolas Seube est depuis cette saison l'entraîneur des U19 du centre de formation du club de football caennais. En raison de la pandémie, les jeunes dont il a la charge n'ont plus joué en compétition depuis le 25 octobre.

Nicolas Seube a la charge des U19 du SM Caen depuis cette saison
Nicolas Seube a la charge des U19 du SM Caen depuis cette saison © Radio France - Olivier Duc

France Bleu : Nicolas, votre première saison à la tête des U19 du SM Caen est un peu particulière avec l'arrêt du championnat...

Nicolas Seube : Au-delà de mon travail personnel, je pense qu'on vit une situation très complexe en terme de football. On a tous fait ce métier pour être confronté le week-end, pouvoir rivaliser et savoir où on en est réellement dans notre formation.

La problématique pour les jeunes aujourd'hui c'est qu'ils ne peuvent pas se confronter et qu'ils font uniquement des entraînements. Le point positif c'est qu'on a toujours le droit de s'entraîner mais malheureusement quand il manque le match du week-end, ce n'est pas la même vie. 

Je peux comprendre que des joueurs puissent avoir un ras-le-bol général même si ce n'est pas vital. Il n'empêche qu'ils ont choisi ce sport-là justement pour faire de la compétition. Ce n'est donc pas une situation facile à gérer essentiellement pour les joueurs.

FB: C'est très dur pour les joueurs en formation. On sait qu'un an à cet âge-là peut peser lourd dans leur carrière pour leurs suivis ou leurs premiers contrats.

N.S : Oui, parce qu'en terme d'évaluation, nous sommes bien obligés en tant qu'éducateurs d'évaluer la performance du week-end. C'est la vérité du terrain qui nous permet d'avoir une évaluation juste sur le joueur et le fait de ne les avoir qu'à l'entraînement fait que forcément il manque quelque chose dans l'évaluation. 

Et comme le temps passe, il faudra que l'on prenne des décisions sans que les joueurs aient pu réellement être évalués correctement. Ce n'est donc pas une tâche facile. Certainement que l'on prendra des décisions sans avoir tous les éléments en tout cas tous les voyants sur les joueurs et que l'on n'aura pas une évaluation juste.

C'est terrible mais c'est la situation du moment qui veut ça. On ne peut pas faire grand-chose d'autre si ce n'est leur proposer des séances d'entraînements même si on a mis des oppositions en interne mais cela ne remplace jamais la saveur du week-end.

FB : Vous avez une activité toujours chargée : les entraînements, la scolarité des jeunes. La charge de travail reste la même sans le plaisir de la compétition ?

NS : La charge de travail reste la même en tout cas sur la semaine. Les joueurs sont toujours en train d'alterner scolarité et entraînements. Cela n'a pas changé. Ce qui change c'est qu'il n'y a pas de matchs le week-end.

Forcément, les joueurs rentrent en famille et cela amène forcément moins de fatigue aussi puisqu'on n'est pas obligé de se déplacer. Dans le championnat national, on a des déplacements longs.

Cela change forcément la charge de travail la semaine mais cela enlève quelque chose dans la formation du joueur parce qu'il ne peut pas encore une fois être confronté à une autre équipe. Il voit au quotidien ses partenaires sans avoir un objectif de résultats et de progression par rapport à la compétition.

FB : Est ce que la crainte avec cette saison est d'avoir la responsabilité ou le risque de passer à côté d'un joueur ou de priver un joueur d'une possible carrière ?

NS : Passer à côté d'un joueur est une éventualité. Maintenant, je pense qu'on est assez armé en termes de staff technique pour avoir un avis juste parce que ces garçons-là on les a depuis un moment. On a donc une analyse assez juste du joueur. 

Maintenant, il est possible qu'un joueur ne reste pas ici et soit demain professionnel ailleurs. C'est une probabilité. On espère se tromper le moins possible. Ce que l'on souhaite surtout c'est que - avec le retour et l'analyse de tout ce que l'on a pu faire et pu voir - les joueurs qui sortent de la formation du club soient demain performants avec l'équipe première. En tout cas, c'est ce qui nous anime.

Il faut certainement que l'on soit plus exigeants et plus juste sur notre évaluation. On ne veut se retrouver avec des joueurs issus du centre de formation avec aucun temps de jeu. En gros, qui ne servent rien à l'équipe première. Ce serait un frein dans notre formation et je ne souhaite pas que cela arrive demain. La formation, c'est le vivier pour un club comme le Stade Malherbe.

Il faut qu'on soit le plus armé, le plus juste et le plus investi dans notre travail pour que demain ces joueurs-là puissent amener de la lumière dans ce club au niveau professionnel.

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