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SM Caen - Serge Le Dizet : "Je prends mon pied à travailler avec Stéphane Moulin depuis dix ans"

Stéphane Moulin est venu relever le défi de coacher le SM Caen en Ligue 2 avec les hommes qui l'assistent depuis près de dix ans. Serge Le Dizet est l'un d'eux. Fidèle adjoint du nouveau coach de Malherbe, il évoque son rôle et la relation de confiance entre les deux hommes.

Serge Le Dizet est depuis dix ans l'adjoint de Stéphane Moulin
Serge Le Dizet est depuis dix ans l'adjoint de Stéphane Moulin © Radio France - Stéphane Geufroy

Serge Le Dizet a déjà pris ses marques dans son nouveau club et dans sa nouvelle région à un détail près : il n'a pas encore trouvé son logement.

"Alors ça, ce n'est pas simple à Caen. Il y a peut-être une conjoncture dans l'immobilier qui fait qu'il n'y a pas beaucoup de maisons à vendre ou à louer sur le marché.

Pour le moment, c'est vrai que cela n'avance pas beaucoup. On est à l'hôtel mais c'est souvent ça quand on change de club. Nous, on ne l'avait plus fait depuis dix ans. C'est peut-être pour cela que c'est plus difficile (sourire). "

Serge Le Dizet a suivi l'ensemble du staff de Stéphane Moulin (à une exception près) pour un nouveau défi au Stade Malherbe Caen. Il n'a pas hésité à quitter Angers où il occupait depuis dix saisons le poste d'adjoint.

Il nous a demandé si je pars est-ce que vous me suivez. Et on lui a dit oui.

"Stéphane Moulin avait en tête de ne plus rester au SCO pour diverses raisons. Il est venu nous voir, moi et Patrice (Sauvaget). Il nous a dit "je n'ai plus envie de rester au SCO. Par contre, si je pars, c'est avec vous. Je ne partirai pas seul." En gros, il nous a demandé si je pars est-ce que vous me suivez. Et on lui a dit oui. A l'époque, il n'y avait pas de Caen, il n'y avait pas d'autres clubs."

Logiquement, Serge Le Dizet va effectuer les mêmes tâches et les mêmes fonctions que celle qu'il avait à Angers auprès de Stéphane Moulin.

"Il me confie surtout tout l'aspect technique des entraînements. J'ai aussi la mission de faire les montages vidéos sur l'adversaire, le présenter à Stéphane dans un premier temps puis aux joueurs dans un second temps.

Après, j'interviens aussi un peu plus au niveau des défenseurs."

On est rarement en désaccord. En dix ans, je n'ai pas beaucoup de situation où on a été en désaccord

L'ancien latéral droit du FC Nantes échange également au quotidien et lors des matchs avec le nouveau coach caennais, fort de cette relation de plus de dix ans.

"On a la même sensibilité du foot et ça, c'est important. Cela ne veut pas dire qu'on est des béni oui oui, qu'on est toujours d'accord. On est rarement en désaccord. En dix ans, je n'ai pas beaucoup de situation où on a été en désaccord."

A bientôt 57 ans - il les aura dimanche - Serge Le Dizet a un CV bien rempli d'ancien joueur et de coach. Vainqueur de la Gambardella avec les jeunes canaris à Nantes en 2002 avant de prendre place sur le banc des pros nantais en 2005, il accepte volontiers ce rôle d'adjoint depuis dix saisons auprès de Stéphane Moulin. N'a-t-il jamais eu l'envie de redevenir coach principal d'une équipe?

"C'est une question qui m'a été souvent posée. A chaque fois, je réponds la même chose. A partir du moment où je me retrouve avec le coach et notamment Stéphane, il me donne des responsabilités. J'ai le sentiment de servir à quelque chose et d'apporter ma pierre à l'édifice. Cela fonctionne bien, on prend du plaisir à travailler ensemble. 

Je pense que j'ai démarré un petit peu jeune à Nantes. J'avais le sentiment de savoir peut-être un petit peu tout à l'époque

Le fait de ne plus être numéro Un ne me dérange pas. Je pense que j'ai démarré un petit peu jeune à Nantes. J'avais le sentiment de savoir peut-être un petit peu tout à l'époque. Finalement je me suis aperçu que ce n'était peut-être pas le cas et que la marge était assez haute.

Alors c'est vrai que Nantes est un grand club - était un grand club - on ne vous demande pas que de gagner. On vous demande aussi de gagner en jouant bien.

Ce n'était pas évident. Je succédais à des grands noms de l'entraînement français, que ce soit Coco Suaudeau ou Reynald Deinoueix. Ce n'était pas facile. J'étais jeune. Cela a duré ce que cela a duré. Je suis content de ce que j'ai fait dans un premier temps là-bas en tant que coach des pros mais ça a été rapidement difficile par la suite. 

Stéphane est quelqu'un de très respectueux des gens avec qui il travaille. A partir de là, il n'y a pas de raisons d'aller voir ailleurs

Voilà. Je prends mon pied comme on dit à travailler avec Stéphane depuis dix ans. C'est quelqu'un de très respectueux des gens avec qui il travaille. A partir de là, il n'y a pas de raisons d'aller voir ailleurs. 

J'ai eu la possibilité deux-trois fois de partir comme adjoint ailleurs. J'ai simplement posé la question à Stéphane avant de dire oui ou non. "Est ce que cela te satisfait encore ce que je fais avec toi?" Il m'a dit "oh là là, surtout on ne change rien" et donc à partir de là je n'ai pas donné suite. Je fonctionne comme ça et je suis heureux comme ça."

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