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Football

Stade Rennais - Julien Stéphan : "en un an un coach de Ligue 1 vieillit beaucoup"

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Ce mercredi 3 décembre, Julien Stéphan souffle la première bougie de son mandat à la tête du Stade Rennais. Retour avec l’entraîneur breton sur une année riche en émotion.

Julien Stéphan et François Pinault soulèvent la Coupe de France
Julien Stéphan et François Pinault soulèvent la Coupe de France © AFP

Le 3 décembre 2018 Julien Stéphan, alors entraîneur de l'équipe réserve du Stade Rennais, est bombardé coach principal de l'équipe première en remplacement de Sabri Lamouchi. En un an, il a remporté la Coupe de France, un trophée qui fuyait le Stade Rennais depuis 48 ans, et franchit les étapes de façon spectaculaire.

Comment analysez-vous cette première année au plus haut niveau ? 

"Il s'est passé beaucoup de choses en un an. En un an un coach de Ligue 1 vieillit beaucoup (rire). Il y a eu des bonheurs intenses la saison dernière à commencer par ce premier match à Lyon (2-0 pour Rennes) qui est un moment qui restera forcément dans mon esprit très très longtemps. Les victoires en coupe d'Europe, ce parcours en coupe de France, ce très bon parcours aussi en championnat puisque alors que l'équipe était 14e nous avons réussi, sur les 22 derniers matchs, à finir 5e sur cette période là du championnat. Une intersaison et un début de saison canon (trois victoires lors des trois premiers matchs) et puis une période un petit peu plus compliquée en septembre - octobre mais qui aussi permette de grandir et de continuer à apprendre. C'est un métier avec lequel on apprend de manière permanente. C'est passionnant, c'est exigeant et éprouvant mais quand on a la chance de pouvoir faire de sa passion son métier c'est toujours extrêmement positif."

Cela correspond à ce que vous imaginiez (le travail d’entraîneur) ? 

"Sur certains aspects oui, d'autres non. Il y en a sur lesquelles je m'étais préparé, d'autres que je découvre. Il y a la relation à gérer avec les médias et tant qu'on ne l'a pas vécue c'est pas simple. On a une relation à gérer avec sa direction, c'est pas non plus simple. On a aussi à gérer des moments où les résultats sont moins bons. On essaye d'imaginer des choses puis après on les vit donc on s'adapte."

Avez-vous eu des moments de doutes ? 

"Je pense qu'un entraîneur doit douter. Quand il ne doute plus il ne se remet pas en question. Cela ne veut pas dire qu'une fois que l'on a pris une décision on estime pas que c'est la meilleure mais bien évidemment qu'il y a des moments de doute. C'est pour cela qu'il faut échanger avec son staff, partager. Ensuite quand on tranche on tranche. C'est un métier où il faut trancher en permanence et par définition choisir c'est éliminer. Moi je suis en perpétuelle auto-critique et remise en question."

On peut avoir l'impression que quand on est coach de Ligue 1 on ne s'appartient plus ? 

"La formule est très juste en effet on ne s'appartient plus beaucoup. On a l'impression par moment de ne plus maîtriser certaines choses et pourtant il faut rester calme et lucide. Mais on est tellement dans une position centrale qu'on a d'abord besoin de s'occuper des autres avant de s'occuper de soit. Cela prend beaucoup de temps et d'énergie et il n'en reste plus beaucoup pour s'occuper de soi. »

Avez-vous eu l'occasion d'avoir, pendant cette première année, des échanges avec des coachs adverses ?

"Je n'ai pas eu beaucoup de discussions. J'en ai eu une intéressante avec Christophe Galtier en fin de saison dernière mais discuter après les matchs c'est difficile et puis moi je suis tout nouveau dans ce métiers là donc peut-être que si ça dure j'aurai à l'avenir plus de discussions avec ces personnes là. Mais c'est toujours enrichissant de pouvoir échanger avec des gens d'expérience qui eux aussi ont vécu des périodes fastes et moins fastes et sur lesquelles on peut s'appuyer pour comprendre et aller chercher quelques clés. Ensuite c'est un métier fragile où changer ça devient banal et conserver ça devient du luxe. Il faut s'en accommoder et faire son travail de la manière la plus consciencieuse possible."

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