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Stade Rennais - OGC Nice : Rennes doit-il opérer sa révolution tactique ?

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Par , France Bleu Armorique

C'est un Stade Rennais 8e de Ligue 1 et en crise de résultats qui s'apprête à recevoir Nice au Roazhon Park ce dimanche soir (21h). Face à une équipe au style comparable à celui des Rennais, Julien Stéphan a laissé entendre qu'il s'appuierait à nouveau sur un jeu de possession.

En conférence de presse, l'entraîneur rennais Julien Stéphan a estimé que son équipe avait "moins les caractéristiques pour évoluer en contre qu'il y a deux ans"
En conférence de presse, l'entraîneur rennais Julien Stéphan a estimé que son équipe avait "moins les caractéristiques pour évoluer en contre qu'il y a deux ans" © Maxppp - Philippe Renault/PHOTOPQR/OUESTFRANCE

Cela n'aura échappé à personne, le Stade Rennais est l'une des équipes qui monopolise le plus le ballon en France, et même en Europe cette saison. En Ligue 1 seul Paris (63,8%) affiche un taux de possession plus haut que celui des Rennais (60,8%). En Europe, Rennes se classe 9e dans cette catégorie statistique parmi les équipes des cinq grands championnats. Un projet tactique clair, mais qui interroge car les Rouge et Noir peinent à en tirer les fruits. Dixième attaque de Ligue 1, le rendement offensif du Stade Rennais n'est aujourd'hui pas à la hauteur de sa maîtrise du ballon. De quoi réfléchir à un changement de plan face à Nice ce vendredi soir au Roazhon Park ? Pas certain.

Je ne suis pas sûr que l'on soit une équipe capable d'exceller dans le contre. - Julien Stéphan

Alors que Rennes voit depuis peu sa défense redevenir friable sur transition défensive, comme lors de la première crise de résultats de l'automne, la tentation de reculer pour mieux contrer existe. Mais pour Julien Stéphan, il n'y a rien d'évident à changer de philosophie : "On a réussi à se créer des occasions en prenant le jeu à notre compte. Donc pourquoi jouer le contre si on est capables de ça ? Je ne suis pas sûr d'ailleurs que l'on soit une équipe capable d'exceller dans le contre, je n'en suis pas convaincu. Mais une bonne équipe doit être capable d'évoluer dans plusieurs registres, donc on essaie de s'y atteler au quotidien."

Des profils de joueurs pas adaptés à la contre-attaque ?

Pour le coach rennais, ce choix de privilégier la possession à des transitions rapides vient des profils de ses joueurs : "Pour être une équipe de contre, il faut plusieurs choses : d'abord avoir la capacité à défendre très longtemps et très bas pour se projeter ensuite, et après avoir cette capacité de projection sur des courses longues. Il faut avoir ces caractéristiques là. On les avait par exemple il y a deux ans, notamment avec un joueur comme Ismaïla Sarr et un milieu de terrain qui était différent. On a peut-être moins ces caractéristiques là aujourd'hui. Cela correspond moins au profil des joueurs, mais pour autant on est capables aussi de contrer par séquences." Le technicien prend pour exemple la fin de match à Saint-Etienne où Rennes avait marqué ses deux derniers buts sur des transitions rapides vers l'avant.

Les profils des joueurs rennais actuels invitent en effet plutôt à privilégier des attaques plus patientes. Un Steven Nzonzi, sans doute intrinsèquement le meilleur joueur du Stade Rennais, oblige presque le staff à privilégier ce style de jeu, même si le champion du monde a prouvé par moments que ses projections balle au pied pouvaient mettre en danger l'adversaire.

Ouvrir le score pour mieux contre-attaquer

En conférence de presse, Julien Stéphan a pointé deux autres difficultés qui empêchent parfois Rennes de changer de plan. Tout d'abord, le fait qu'aujourd'hui le Stade Rennais ait changé de statut et que les équipes lui laissent naturellement le ballon. L'autre est une incapacité à ouvrir la marque depuis plusieurs mois. Sur ses 23 derniers matchs, Rennes n'a ouvert le score qu'à cinq reprises, laissant son opposant marquer le premier but seize fois dans le même intervalle, pour deux matchs nuls 0-0 (face à Nantes et Lens). Sur les neuf rencontres précédentes, Rennes avait ouvert la marque à six reprises, ce qui correspondait à une excellente série pour les Rouge et Noir (quatre victoires, quatre nuls, une défaite). 

"C'est une donnée importante, acquiesce Julien Stéphan. C'est une réalité, c'est pour ça qu'on a le regret sur le match de Montpellier de ne pas avoir validé notre premier quart d'heure, parce qu'ensuite les dynamiques de match sont complètement différentes. Ca oblige notre adversaire à sortir davantage, à prendre plus de risques, et c'est nous qui devons les prendre en ce moment. Beaucoup plus que ce dont on avait l'habitude." A Nice début décembre, les Rennais avaient ouvert le score, et fait le choix de laisser le ballon à l'adversaire. L'un des rares matchs de Ligue 1 où ils avaient eu moins de 50% de possession, pour une victoire 1-0 sur la Côte d'Azur. Une victoire qui avait d'ailleurs mis fin à une spirale négative. Bis repetita vendredi soir face aux Niçois ?

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