Football

TFC - Mercato, joueurs trop gourmands, pelouse "catastrophique" : Olivier Sadran muscle son jeu

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Toulouse jeudi 11 août 2016 à 17:50

Jean-François Soucasse, nouveau président délégué, et Olivier Sadran pour la conférence de presse de rentrée
Jean-François Soucasse, nouveau président délégué, et Olivier Sadran pour la conférence de presse de rentrée © Radio France - Jean Saint-Marc

Le président du TFC s'exprime très rarement dans les médias mais quand il le fait, il se lâche ! En conférence de presse avant la reprise de la Ligue 1 (dimanche à Marseille) Olivier Sadran a été très offensif. Retour sur ses principales déclarations de ce jeudi matin.

"La pelouse est gérée par des gens très sympas mais dont ce n'est pas le métier" – O. Sadran

Le gazon du Stadium, récemment attaqué par un champignon, est en très mauvais état cet été. C'est à cause de l'incompétence de ceux qui gèrent le dossier à Toulouse Métropole a déclaré en substance Olivier Sadran : "Tant qu'on continuera à travailler avec des gens très sympas mais dont ce n'est pas le métier on aura une pelouse dans cet état là. Ça fait 10 ou 15 ans qu'on demande à trouver un accord pour faire ce job, parce que c'est un vrai métier !"

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Mercato : un à deux joueurs attendus... et des départs espérés

"On a encore quelques lacunes à combler" reconnaît Olivier Sadran qui évoque "à coup sûr un recrutement, et deux si c'est possible, principalement sur les côtés mais on ne refuse aucune opportunité." Le président toulousain n'a voulu évoquer aucune rumeur : "la concurrence est rude, il faut nous laisser mener les dossiers jusqu'à leur terme !"

"Il y a souvent un écart entre ce que les joueurs croient être et leur valeur sur le marché" – O. Sadran

"Notre objectif avec Pascal était de ramener l'effectif à 22-23 joueurs pro" explique Olivier Sadran. 25 joueurs sont aujourd'hui en contrat au TFC, et le président toulousain aimerait bien vendre ceux qui risquent de cirer le banc cette année : Pesic, Veskovac, Akpa-Akpro ou encore Spajic par exemple. "Il y a souvent un écart entre ce que les joueurs croient être et ce qu'ils représentent sur le marché. Un certain nombre d'entre eux, forts de leurs ambitions, se retrouvent toujours ici car rien ne leur a été proposé. C'est le cas d'Akpa-Akpro mais il n'est pas le seul. C'est même compliqué pour des joueurs partis libres. Le championnat va reprendre et ils n'ont toujours rien trouvé !" Adrien Regattin appréciera.

L'objectif : revenir dans le ventre mou ! 

Olivier Sadran n'aime pas les sensations fortes. L'exploit du maintien arraché à Angers la saison dernière ? Il préfère parler de "deux années compliquées sur le plan sportif". Le président toulousain espère donc "retrouver la régularité des années précédentes". Une régularité dans le ventre mou : "bien sûr on a envie de vivre plus dans la première moitié de tableau que dans la seconde, mais on est encore en phase de reconstruction. Entre 8 et 12 ça paraîtrait raisonnable."

Les maillots du TFC pour la saison prochaine - Radio France
Les maillots du TFC pour la saison prochaine © Radio France - Jean Saint-Marc

"Jean-François Soucasse devient vice-président, mais cela ne veut pas dire que je veux passer la main" – O. Sadran

L'organigramme du TFC change un peu au 1er septembre : Jean-François Soucasse, jusque-là directeur général, devient vice-président du club. "Il va me soulager car je ne peux pas être présent tout le temps. Il va avoir beaucoup plus de relations avec les instances, la ligue, le syndicat des clubs et les institutions. Attention ça ne veut pas dire que je ne veux plus être président" insiste Olivier Sadran.

Autre nouveauté le TFC embauche Florence Vallée, l'organisatrice de l'Euro à Toulouse. Elle aura une lourde mission : relancer la billetterie, augmenter les ventes en merchandising et aux partenaires. "Notre chiffre d'affaires est en diminution depuis 2008, on veut retrouver cinq à six millions de chiffre d'affaires" précise Olivier Sadran.

Pascal Dupraz n'a pas carte blanche

L'entraîneur toulousain prend toute la lumière depuis son arrivée... Et tant mieux sourit Olivier Sadran : "Sa communication est importante, il nous apporte de la notoriété mais il maîtrise ce qu'il fait ! Il est lucide. Carte blanche ça ne veut rien dire. C'est quelqu'un qui a le sens de la hiérarchie et de l'entreprise." En tout cas son ouverture vis-à-vis des médias ne va pas inspirer Olivier Sadran qui compte rester discret : "je n'ai pas changé d'avis, je n'ai aucune envie de communiquer. Sauf quand il y a quelque chose à dire, mais ce n'est pas très souvent le cas !"

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