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Football

Valérie Gauvin, attaquante de Montpellier : "L'objectif ? Récupérer une place en Ligue des champions"

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Par , France Bleu Hérault

Attaquante de Montpellier, Valérie Gauvin reprend du service ce samedi, avec l'ouverture du championnat de France de D1. À l'aube d'une sixième saison au MHSC, la jeune femme se confie sur France Bleu Hérault et revient sur la Coupe du monde de football féminin en France, disputée cet été.

Valérie Gauvin compte 24 sélections avec l'équipe de France A
Valérie Gauvin compte 24 sélections avec l'équipe de France A © AFP - Melanie Laurent

Près de deux mois après l'élimination de la France par les Etats-Unis en quart de finale du mondial de football féminin, il est l'heure de rechausser les crampons. Le championnat de D1 est de retour, les joueuses du MHSC et du nouvel entraîneur Frédéric Mendy aussi. À Montpellier, trois Françaises étaient de l'aventure internationale : Sakina Karchaoui, Marion Torrent, et Valérie Gauvin. Cette dernière, buteuse des Bleues et du MHSC, a accepté de se confier sur France Bleu Hérault. Avec du recul, la Réunionnaise de 23 ans nous livre son regard sur le mondial, mais aussi ses ambitions pour la suite. 

Valérie Gauvin répond à Bertrand Queneutte 

BQ : Quel sentiment, au moment d'entamer une sixième saison à Montpellier ? 

VG : Hâte de reprendre. On a pu avoir des vacances pour se libérer l'esprit. Une nouvelle saison démarre, et on a toujours hâte d'être sur le terrain. Moi, je suis arrivée en 2014, j'ai passé plusieurs années ici, avec du bien et du moins bien. Aujourd'hui, j'espère qu'on va continuer sur la bonne préparation qu'on a faite, et qu'on aura de bons résultats. 

BQ : Entre les départs et les arrivées, le groupe a beaucoup bougé cet été. Est-ce positif ? 

VG : Oui, c'est positif. Après, il va bien sûr falloir apprendre à se connaître, notamment dans le jeu. On est ensemble depuis un mois, on a fait quatre matchs amicaux, trois pour Marion, Sakina et moi. Les choses se mettent en place. On a aussi un nouveau staff, qui nous apprend de nouvelles choses. On a un bon groupe. Sur le terrain, il y a de l'envie. Il y a des jeunes, et on a aussi envie de leur montrer, de leur transmettre. On tire toutes dans le même sens, pour atteindre la plus haute marche. La prépa s'est bien passée. On se concentre désormais sur la première journée de championnat, pour bien lancer la saison. 

BQ : De l'extérieur, on a le sentiment qu'il y a déjà une grosse complicité avec le coach. C'est le cas ? 

VG : C'est vrai. Avec le coach et son staff, on s'entend bien. Il y a une part de travail où on ne rigole pas et où on doit être rigoureuses et concentrées. Et puis, en dehors de ça, on peut aussi plaisanter et parler sans problème. Si on a besoin d'explications, par exemple, il y a de la place pour échanger et trouver des solutions quand quelque chose ne va pas. 

"On a l'objectif de récupérer une place en Ligue des champions."

BQ : Cette saison, avez-vous les moyens et l'ambition d'aller chatouiller Lyon et le PSG ?

VG : Bien sûr ! Depuis quelques années, on essaie de grappiller du terrain, même si on a eu des coups de moins bien. Nous sommes des compétitrices. Le niveau augmente, et les jeunes qui sont là sont de qualité. On a l'objectif de récupérer une place en Ligue des champions, cela signifie terminer dans les deux premiers. On se fixe des objectifs élevés. Si on peut aller plus haut, on ira. En tous cas, le but est de donner le meilleur et de se donner des objectifs pour corriger les détails qui permettent de progresser. 

BQ : Et la Coupe de France, est-ce un objectif ? Avez-vous la volonté d'ajouter, grâce à elle, une ligne au palmarès ? 

VG : On fait du sport pour ça, pour avoir aussi des émotions. Et des titres. Ce serait top. 

"Atteindre la barre des quinze buts, au minimum."

BQ : Êtes-vous du genre à vous fixer des objectifs personnels, quand une saison démarre ? 

VG : (rires) Oui, j'aime bien cela. Déjà, le maximum de temps de jeu. Après, je dirais que si j'atteinds la barre des quinze buts, au minimum, ce serait bien. Et être appelée un maximum de fois en sélection et marquer le maximum de buts. 

BQ : Avec le recul, quel regard portez-vous sur la Coupe du monde ? 

VG : Un très beau regard. Vraiment, je pense que cette compétition a touché beaucoup de personnes. Certaines qui n'étaient pas dans le foot féminin, et même pas dans le sport tout court. En tous cas, pour les retours que j'ai pu avoir après la Coupe du monde. C'est aussi particulier, parce que notre statut a changé. On ne passe plus incognito. On nous demande des photos, des dédicaces, on nous reconnait. On échange avec les gens. Une autre vision du foot féminin s'est installée. J'espère que cela continuera sur le championnat et j'espère qu'il y aura plus de plus de monde dans les stades. Ce serait bien pour notre sport. 

"Après la Coupe du monde, notre statut a changé."

BQ : Vous étiez l'un des visages les plus connus de l'équipe de France. Mais même pour vous, cela a changé quelque chose ?

VG : Oui, quand même. Je suis plus reconnue qu'avant dans la rue. Cela fait bizarre, mais c'est plaisant. Les petites filles et les petits garçons sont admiratifs. Cela avait commencé un peu avant, mais là c'est impressionnant. Ça fait partie du jeu. 

BQ : Cela implique-t-il de faire grimper encore le niveau d'exigence, sur et en dehors du terrain, dans la mesure où vous devenez de vrais modèles ?

"Il faut être encore plus exigeante."

VG : Je pense que oui, même si pour ma part, je suis quelqu'un de simple en dehors du terrain. Je ne me prends pas la tête, donc je n'ai pas trop de questions à me poser. Niveau terrain, en revanche, il faut être encore plus exigeante. Je le suis naturellement, je continue à l'être, je veux toujours progresser. Je travaillerai encore et encore pour franchir des étapes. 

BQ : Quatre joueuses de Montpellier sont sélectionnées pour affronter l'Espagne le 31 août. Parmi elles, votre nouvelle partenaire, Elisa de Almeida. Est-ce une surprise ? 

VG : C'est une surprise parce que c'est sa première. Mais, en même temps, c'est logique parce que je trouve que c'est une bonne joueuse. Je ne la connais pas encore très bien, mais quand j'affrontais le Paris FC, je l'aimais beaucoup. Elle est simple, appliquée, elle lit bien le jeu elle a de l'assurance malgré son jeune âge. Elle a aussi une prestance sur le terrain. Je pense que c'est mérité, et je lui souhaite le meilleur pour la suite. 

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