Football

VIDÉO : Didier Deschamps, sélectionneur de l'équipe de France de football, invité de Stade Bleu

Par Benjamin Jacquot, France Bleu dimanche 20 septembre 2015 à 20:00

Didier Deschamps
Didier Deschamps © Radio France - Benjamin Jacquot

Didier Deschamps était l'invité de Stade Bleu ce dimanche 20 septembre. Le sélectionneur de l'équipe de France de football s'est entretenu avec Jacques Vendroux pendant près de 30 minutes. Retrouvez cette interview en vidéo ainsi que les réponses aux questions des internautes de France Bleu.

Après Laurent Blanc il y a quelques semaines, Jacques Vendroux, le patron des sports de Radio France, recevait ce dimanche un autre champion du monde : Didier Deschamps.

Outre son goût prononcé pour le rugby, avec la Coupe du Monde qui vient de débuter, Didier Deschamps a évoqué avec Jacques Vendroux divers thèmes tels que l'Euro 2016 bien entendu, sa carrière ou encore la candidature de Michel Platini à la tête de la FIFA.

Sur l'Euro 2016

Didier Deschamps est bien sur revenu longuement sur la préparation de l'Euro 2016, à 8 mois du début de la compétition.

Il était important de repartir sur une dynamique positive...

À propos des deux dernières victoires des Bleus (contre le Portugal et la Serbie ndlr) "Il était important de repartir sur une dynamique positive après les deux derniers matchs du mois de juin, et surtout celui de l'Albanie contre qui nous n'avions pas été performants et en dessous de ce que l'on est capable de faire (...) _nous sommes une équipe compétitive à condition d'y mettre tous les ingrédients. Le battage médiatique autour de ces matchs n’amène pas beaucoup de sérénité et de tranquillité _"

" Nous sommes tous concentrés sur l'Euro 2016. Notre énergie est focalisée là-dessus. (...) Ce n'est pas parce que l'on va gagner tous nos matchs et écraser nos adversaires durant les deux années qui précèdent le championnat d'Europe, que l'on va avoir de bons résultats (...) On a eu des périodes difficiles, on en aura encore, mais c'est à travers ces moments-là que l'on apprend le plus aussi (...) On est dans la dernière ligne droite de cette préparation, on n' a pas beaucoup de rendez-vous (...) la préparation à l'Euro va être plus courte que pour la Coupe du Monde 2014 (...) La vérité se jouera à partir du 10 juin 2016, date du début de la compétition. "

Je n'aime pas parler de pression, c'est plutôt de l'adrénaline

À la question de Jacques Vendroux sur la difficulté d'être sélectionneur de l'équipe du pays organisateur de la compétition, Didier Deschamps répond : " Cela doit être quelque chose de positif. Le fait d'être pays hôte ne doit pas amener du stress ou de la pression supplémentaire. C'est un soutien populaire que l'on aura et ce sera à nous de développer cet engouement. Il y a une attente qui est forte évidemment et l'excitation va être là mais je n'aime pas parler de pression, c'est plutôt de l'adrénaline. "

" Être chez nous est certes un avantage, mais Il y a des équipes qui nous sont encore supérieures, de par leur vécu et leur expérience au niveau international..."

Sur son poste de sélectionneur

"J'ai eu la chance d'avoir un passé de joueur et d'entraîneur à travers lesquels j'ai été confronté à toutes les situations (...) D'y être confronté plusieurs fois évite de reproduire certaines erreurs".

Au sujet des joueurs de l'équipe de France "Le fait d'avoir été joueur me donne plus de crédibilité auprès d'eux Je fais en sorte d'établir une relation de confiance avec eux (...) je sais que je fais des heureux et des malheureux... Je fais en sorte d'être le plus honnête, le plus juste possible. Certains joueurs (non-sélectionnés ndlr) peuvent ressentir de l'injustice mais c'est mon rôle de prendre des décisions ".

Celui qui ne se trompe pas c'est celui qui ne décide jamais...

"Dans un poste comme le mien où il y a des décisions à prendre...Celui qui ne se trompe pas, c'est celui qui ne décide jamais. À partir du moment où je dois faire des choix, je peux me tromper évidemment, après ce sont les joueurs qui me donnent tort ou raison. Je dois trancher, prendre des décisions et je l'assume."

Est-ce que Didier Deschamps a donc un onze de départ, une équipe-type ? À cela l'intéressé répond : " C'est réducteur de parler que de onze joueurs mais si demain nous devions avoir notre match d'ouverture... Oui j'ai un onze en tête... à condition que ces joueurs là soient en pleine santé et au meilleur de leur forme aussi."

L'ex champion du monde se sent bien en tous cas, au poste de sélectionneur national : " Ce que je peux vous confirmer, c'est que je vis très bien ma fonction de sélectionneur, c'est très agréable. J'ai connu le club, mais avec ses obligations et ses contraintes... après le manque c'est de ne pas avoir plus de temps pour travailler avec les joueurs et être avec eux..."

Sur la candidature de Michel Platini au poste de président de la FIFA

"Michel est quelqu'un qui connaît le foot et qui a une légitimité au dessus de tout. S'il y a un candidat qui est crédible, c'est bien lui. Après, étant français, il est évident que l'on peut perdre un peu de son objectivité mais sincérement, par rapport à ce qu'il a fait dans le football et à la tête de l'UEFA, aujourd'hui, c'est une évidence. "

BONUS : Didier Deschamps répond aux internautes de France Bleu