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Violences sexuelles dans le sport en Côte-d'Or : "Il faut avant tout être hyper vigilant" pour Didier Foulon

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Par , France Bleu Bourgogne

Le président du club de rugby féminin "Les gazelles" de Dijon, Didier Foulon était l'invité de France Bleu Bourgogne ce jeudi matin. Il est aussi membre du comité départemental Olympique et sportif de Côte-d'Or. Il organise une journée égalité hommes femmes dans le sport au collège Camille Claudel.

Didier Foulon, le président du clu de rugby "les Gazelles" de Dijon
Didier Foulon, le président du clu de rugby "les Gazelles" de Dijon © Radio France - Christophe Tourné

Alors qu'on va de révélation en révélation et que les langues se délient à propos des violences sexuelles dans le monde du sport, Didier Foulon s'engage sur le sujet. Il organise ce jeudi 6 février une journée égalité hommes femmes dans le sport au collège Camille Claudel de Chevigny.

Comment parlez-vous de respect et d'égalité avec des élèves de 4e ?

"J'en parle tout simplement comme j'ai l'habitude de le faire depuis de nombreuses années puisque je suis engagé dans la lutte contre toutes les discriminations, avec des mots que les collégiens peuvent comprendre aussi bien que des adultes." 

Le monde du sport est-il dangereux pour les filles ou pour les femmes ? 

"Je ne dirais pas cela. On a effectivement quelques cas qui remontent à la surface. J'espère qu'un jour, on en entendra plus parler et que surtout, ça n'existera plus. Tous les clubs ne sont pas tous concernés. Je crois qu'il faut avant tout être hyper vigilant !" 

En tant que président de club, avez-vous déjà été confronté à ce genre de fait ? Et si oui, comment les gérer ? 

"J'y ai été confronté, mais pas à ce niveau là. Je ne suis pas président d'une fédération mais d'un club, donc je suis plus proche forcément des sportives. Il faut être à l'écoute et surveiller de très près les comportements. C'est exactement comme un chef d'entreprise qui est responsable de ses salariés. C'est la même chose pour un président de club. Il faut devancer et énormément écouter. C'est là même chose également pour les parents qui doivent poser les bonnes questions en temps utile, et ne pas laisser simplement leur enfant aller faire du sport, sans plus s'en inquiéter." 

Un entraîneur peut-il être amené à toucher le corps d'un(e) athlète pour lui montrer une bonne position, il faut désormais l'interdire ? 

"Non, il ne faut pas tomber dans cet excès là. Mais il y a des endroits pour toucher!" 

Les clubs sont très souvent dirigés par des hommes, y compris pour les équipes féminines. Faut-il revoir ça ? 

"On y travaille. Au club des gazelles, c'est une ancienne joueuse qui va me succéder. Mais les femmes et les filles doivent aussi s'engager à vouloir être présidentes, entraîneurs ou arbitres. On est encore loin de ce constat." 

Que pensez-vous de la position de Didier Gailhaguet, le président de la Fédération française de sports de glace qui se pose en victime ?  

"Il est responsable de tout ce qui se passe dans sa fédération, comme un président est responsable de tout ce qui se passe dans son club, même si c'est surement beaucoup plus difficile d'être à l'écoute de tout ce qui se passe dans une fédération. Pour moi, il doit démissionner". 

L'actualité du rugby c'est aussi le début du Tournoi des Six nations avec la première apparition chez les bleus d'Arthur Retiere, formé à Nuits-Saint-Georges. A-t-on les moyens en Côte-d'Or de faire émerger des sportifs de très haut niveau, chez les filles comme chez les garçons ?  

"On a vraiment de plus en plus les moyens et c'est une excellente nouvelle pour les Nuitons, pour le département et pour la ligue Bourgogne-Franche-Comté. Nous avons une gazelle qui est en équipe de France des moins de 20 ans, sept développements et trois joueuses qui sont dans le Top 100 national !"

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