Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Football

XV de France - coupe du monde | Rémi Lamerat : "Celui qui veut jouer la carte perso se trompe"

vendredi 14 août 2015 à 7:00 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Le Girondin du Castres Olympique fait partie des 25 joueurs retenus pour le crunch de samedi à Twickenham, premier des trois tests de préparation des Bleus. Malgré six sélections seulement au compteur, il espère y retourner en septembre mais assure que c'est par le collectif qu'il pourra composter son billet pour l'Angleterre.

Rémi Lamerat, équipe de France de rugby
Rémi Lamerat, équipe de France de rugby © Radio France - Cyrille Manière

France Bleu : On entre dans la dernière ligne droite de la préparation, ça représentre quoi d’être dans le groupe pour Twickenham ?

Rémi Lamerat  : C’est une grande chance de faire partie de ce groupe pour pouvoir enfin essayer de mettre à exécution tout le travail fait depuis un mois et demi. Certains disent ici et là que ce n’est pas un cadeau d’aller à Twickenham. On s’entraîne dur pour jouer ce genre de match donc moi je le prends comme une chance. Ca peut nous permettre de bien rentrer dans le réel car les entraînements, c’est bien beau mais le match, c’est vraiment la réalité.

C'est long six semaines sans jouer ?

Un peu plus de six semaines même. Il y a eu quelques oppositions avec contact mais c’est difficile de s’y remettre. Rien ne remplace le match. Ces deux grosses oppositions (ndlr : la France recevra l'Angleterre le 22 août ) vont nous permettre de nous jauger et d’essayer de repartir avec des certitudes pour rentrer vraiment du bon pied dans cette coupe du monde.

On sait tous très bien que sans les autres on n’est rien. Dans une équipe de quinze, il y a deux centres alors qu’on est aujourd’hui cinq à postuler pour ces deux places. Celui qui veut jouer la carte perso se trompe.

C’est mieux de s’attaquer directement à du lourd ?

Les Anglais ne sont pas loin d’être les favoris de cette compétition. En plus c’est le pays hôte. On sait que depuis quatre ans, ils travaillent vraiment très bien pour faire quelque chose chez eux. Donc on va se jauger avec ce qui, pour moi, se fait de mieux avec les All Blacks bien sûr. Si on joue des nations inférieures, on ne rentre pas vraiment dans le vif du sujet. Là, en deux matches, on aura vraiment le tempo pour la suite de la compétition.

Rémi Lamerat au domaine de Falgos avec l'équipe de France de rugby - Radio France
Rémi Lamerat au domaine de Falgos avec l'équipe de France de rugby © Radio France

Comment gérer l’aspect collectif et l’envie de gagner sa place pour la coupe du monde ?

On le gère facilement car ça marche déjà comme ça en club. Il n’y pas de carte perso à jouer, il faut bien sûr essayer de donner le meilleur de soi-même dans le but d’apporter au collectif, pas pour gagner sa place. Après, évidemment, les performances individuelles seront scrutées mais je pense qu’il faut vraiment partir avec l’idée de faire un gros match pour amener au collectif. Si collectivement, on sort un bon match là-bas, il y aura de grande chances de faire partie du groupe.

Vous êtes trois centres sur les 25 joueurs retenus, des coéquipiers mais aussi un peu des adversaires directs ?

Oui, ce sont des concurrents mais si on part comme ça, il vaut mieux aller jouer au tennis ou faire de la natation en individuel. On sait tous très bien que sans les autres on n’est rien. Dans une équipe de quinze, il y a deux centres alors qu’on est aujourd’hui cinq à postuler pour ces deux places. Celui qui veut jouer la carte perso se trompe. Je crois vraiment que si collectivement on s’en sort bien, après, individuellement, c’est plus facile.