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Edgar Grospiron après le titre mondial de Perrine Laffont : "elle le mérite, elle a fait des choix très tôt"

Il est le nom du ski de bosses en France : Edgar Grospiron, champion olympique 1992, réagit au dernier titre glané par l'Ariégeoise Perrine Laffont ce lundi. La jeune femme vient d'être sacrée en individuel, la seule catégorie dans laquelle elle n'avait pas encore remporté l'or mondial.

Trente ans séparent Edgar Grospiron et Perrine Laffont, les deux plus gros palmarès du ski de bosses français.
Trente ans séparent Edgar Grospiron et Perrine Laffont, les deux plus gros palmarès du ski de bosses français. © Maxppp - Philippe Juste / George Frey

Edgar Grospiron aura 52 ans dans quelques jours. Il est encore dans les esprits français celui qui a popularisé le ski de bosses. C'était à Albertville en 1992. Près de trente ans plus tard, le Haut-Savoyard, triple champion du monde, est fier de voir Perrine Laffont reprendre le flambeau. L'Ariégeoise de 22 ans a décroché ce lundi au Kazakhstan son quatrième globe de cristal et son premier titre en individuel.

Quel regard avez-vous sur le parcours de Perrine Laffont ?

Elle mérite ce qu'elle obtient. Elle n'en est pas à son premier titre, elle a déjà marqué l'histoire du sport avec un sacre olympique. L'an dernier, elle a tout gagné en coupe du monde, ça ne s'est jamais vu. Et avec ce titre là aujourd'hui, elle marque un point magnifique dans sa carrière.

Cela vous surprend qu'elle enchaîne autant les succès ?

Le plus difficile ce n'est pas de monter sur le podium, c'est d'y rester. Elle est tout en haut depuis plusieurs années, oui c'est surprenant. C'est une marque de son caractère en effet. C'est une fille simple, hyper sympa, accessible, elle aime ce qu'elle fait, elle a cette passion pour le ski, cet enthousiasme au quotidien. Ça lui donne cette confiance qui n'exclut pas le doute. Elle a cette force de caractère qui la rend depuis un moment imbattable.

Perrine Laffont n'a que 22 ans en plus... 

Oui elle a une maturité exceptionnelle pour son âge. Elle a vécu beaucoup de choses, elle a fait des choix très tôt, elle a choisi le ski de bosses très tôt. Elle a aussi un entourage très solide, des parents qui ont partagé cette passion avec elle qu'elle a reprise à son compte. Elle ne se prend pas la tête mais elle a une vraie détermination. Elle sait d'où elle vient et ce qu'elle veut. Elle se fixe des objectifs et ne subit pas le monde dans lequel elle vit. 

C'est vous qui avez popularisé le ski de bosses en France en 1992 avec votre titre aux JO d'Albertville. Pas trop déçu que Perrine vous vole la vedette ?

Oh non moi je suis un "has-been" de ce sport. Au contraire, c'est très valorisant de savoir que des jeunes ont pris le relais. Je souligne aussi la super performance aujourd'hui de Ben Cavet qui a obtenu une médaille d'argent derrière le plus gros palmarès du ski de bosses mondial, le canadien Mikaël Kingsbury. Je suis très heureux qu'une Française fasse mieux qu'un Canadien.

C'est vrai qu'on a une belle vitrine du sport français aujourd'hui. Ca joue en terme d'image à l'étranger ?

La France est une magnifique destination de sports d'hiver. On voit la vitalité d'un pays à travers les performances de ses athlètes. Et que ce soit en ski alpin, en biathlon, en snowboard, on a des résultats dans toutes les disciplines donc bravo. Et puis tous les massifs français sont représentés, on a des vosgiens, des jurassiens, des alpins et des pyrénéens comme Perrine.

Perrine était très émue tout à l'heure à la remise des médailles. Vous comprenez son émotion ?

Il faut se rendre compte de tout le travail qu'il y a derrière. Les larmes sont proportionnelles à ce travail et à la pression qu'on doit surmonter. Quand cette pression retombe, ce sont souvent les larmes qui arrivent. C'est de la décompression. Ca a été difficile pour elle, il y a une grosse adversité, c'est le plus gros évènement de la saison et ce titre lui manquait. Cela vient donner de la valeur à ses titres. Plus rien ne lui manque.

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