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"Mon rêve maintenant, c'est d'entendre la Marseillaise" confie le skieur niçois Matthieu Bailet

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Par , France Bleu Azur

Matthieu Bailet n'est pas encore totalement redescendu de son petit nuage après le premier podium de sa jeune carrière en Coupe du Monde. Le skieur niçois se confie à France Bleu Azur à l'issue de cette saison très riche en émotions et en résultats pour lui et le ski azuréen.

Le skieur niçois Matthieu Bailet décroche cet hiver le premier podium de sa carrière en Coupe du Monde.
Le skieur niçois Matthieu Bailet décroche cet hiver le premier podium de sa carrière en Coupe du Monde. - Maxppp

Sa fraîcheur en interview n'a d'égale que sa fougue sur les skis. Le Niçois Matthieu Bailet a fait découvrir au monde cet hiver son sourire et son "grain de folie" sur les pistes. Cinq fois dans le Top 10, septième sur le Super-G aux mondiaux de Cortina d'Ampezzo, le pensionnaire de l'Inter Club Nice décroche surtout le premier podium de sa carrière en Coupe du Monde. Une deuxième place arrachée sur la neige autrichienne. "Un rêve de gosse" qui se réalise pour lui, le "pur Niçois", qui nous assure qu'il n'a qu'une envie maintenant, revenir se promener sur la Promenade des Anglais avec son papa et déguster une boule de glace chez Néron dans le Vieux-Nice. 

Cap sur les Jeux Olympiques d'hiver de Pékin 

En attendant, alors que la saison de ski s'est clôturée ce week-end en Suisse avec un nouveau podium pour l'Azuréen Mathieu Faivre (Isola 2000) et un premier Top 10 en Coupe du Monde pour Nastasia Noens (Inter Club Nice), Matthieu Bailet se confie à France Bleu Azur. Le bilan de sa saison, sa marge de progression, les JO de Pékin et sa fierté de voir les Azuréens briller sur l'or blanc.

France Bleu Azur : quel bilan faîtes-vous de cette saison ? A-t-elle dépassée vos espérances ?

Matthieu Bailet : Je suis encore un peu ému et joyeux parce que c’est vraiment une très belle saison. Je m’étais fixé des objectifs très audacieux et préparé à ne pas tous les réaliser. C’était plus pour me booster. Et finalement j’en réalise une bonne partie avec mon premier podium en coupe du monde, cette 11e place au général en descente. Je me suis beaucoup servi des saisons précédentes pour performer et j’espère me servir de toute la positivité de cette saison pour le futur.

"Je m'étais fixé des objectifs très audacieux" Matthieu Bailet

Il y a donc ce premier podium en Coupe du Monde en Autriche. Vous avez parlé de rêve de gosse qui se réalise. C’est la plus belle émotion de votre vie d’homme ?

Oui c’est une des plus belles émotions vécues. J’ai ressenti une joie immense, un soulagement de réaliser ce rêve. Cela vient récompenser tout le travail mis en place depuis des années. Donc c’est vraiment la cerise sur le gâteau de cette belle saison. 

J'ai même ouvert une bouteille de champagne pour fêter ça !

Quand on réalise un rêve de gosse, comment ça se passe derrière émotionnellement ? Il faut digérer cette émotion ? 

J’ai eu la chance d’avoir une semaine de libre juste après cette course donc j’ai eu le temps d’en profiter pendant 2 jours et j’ai même ouvert une belle bouteille de champagne pour fêter ça, ce que je fais très rarement pendant l’hiver. Mais là c’était vraiment important de m’enrichir de ces émotions. Je continue à en rêver la nuit. Mais par contre le surlendemain je me suis remis au boulot parce que la saison n’était pas terminée et je me suis vite reconcentré sur les courses suivantes.

Cinq Top 10 en Coupe du Monde, une 7e place aux Mondiaux en Italie. C’est la récompense d’un ski très offensif, intrépide même diraient certains ?

C’est ce qui me plait, c’est le style de ski que j’aime produire. C’est ce qui me fait vivre mes plus belles émotions et c’est aussi ce qui me porte préjudice parfois. Mais bon c’est le jeu, il faut prendre des risques. Maintenant j’arrive à atteindre de la régularité grâce à mon expérience. Aujourd’hui j’arrive à lier la lucidité et l’expérience des saisons précédentes avec la folie et l’engagement que j’aime mettre dans mon ski.

Où se situe aujourd’hui votre marge de progression pour aller encore plus haut ?

Surtout au niveau tactique et de la gestion psychologique tout au long de la saison. Faire attention aux petits détails. Je fais partie maintenant des meilleurs skieurs mondiaux et le plus dur commence parce que chaque place au classement va être de plus en plus difficile à aller chercher. Plus on joue avec l’élite, plus les détails comptent et plus l’erreur est interdite. Mais c’est ce qui est motivant.

Mon prochain rêve c'est d'entendre la Marseillaise

Vous n’avez que 24 ans. Quand vous voyez les succès de Mathieu Faivre (29 ans) et Alexis Pinturault (30 ans), vous vous dîtes que vous avez le temps pour atteindre le sommet ou vous êtes impatient d’aller les chercher ?

C’est vrai que je cours dans une discipline de vitesse où l’expérience est encore plus importante que dans les disciplines de technique. Mais je pense que l’impatience permet d’être encore plus déterminé, plus concentré, plus focus sur mes objectifs. Il faut la prendre du bon côté, celui de la motivation et pas celui de la frustration.

Quel est le prochain rêve de Matthieu Bailet ?

Dès que je suis descendu du podium en Autriche j’ai tout de suite su ce qu’allait être mon prochain rêve. Parce que ce jour-là j’ai entendu l’hymne suisse retentir. Et je me suis dit que j’avais très envie moi aussi un jour d’entendre la Marseillaise sur la plus haute marche du podium. 

"Quand on est petit on entend souvent qu'on n'est bon qu'au ski nautique" Matthieu Bailet

Vous avez aussi forcément déjà en tête les prochains JO d’hiver à Pékin ? 

On est à peine sorti de cette saison qu’il faut déjà basculer sur la prochaine et il y a forcément cette échéance des JO qui sera un rendez-vous hyper important. Et j’espère vraiment pouvoir aller chercher la meilleure course possible pour faire briller mon pays et ma ville de cœur, Nice.

A quoi va ressembler votre quotidien d’ici à la saison prochaine ?

Quand le circuit Coupe du Monde se termine, la saison n’est pas totalement finie. Il y a les championnats de France à disputer où on peut faire briller son club, contrairement à la Coupe du Monde où on défend son pays. Là il va y avoir une fierté plus locale. Et puis il y a toute la partie matérielle. On va profiter de la neige d’hiver pour tester le matériel et tenter de l’améliorer en vue de la saison prochaine.

Une énorme fierté de voir Mathieu et Nastasia briller 

Votre club c’est l’Inter Club Nice, le même que Nastasia Noens, qui a terminé sa saison sur un Top 10. Il y a aussi le skieur d’Isola 2000 Mathieu Faivre qui a brillé cet hiver. C’est une fierté de voir la Côte d’Azur rayonner sur le circuit mondial ?

Bien sûr c’est une énorme fierté ! De voir Mathieu ou Nastasia faire briller notre ville et notre département, je ne peux en être que fier. Mathieu a produit un ski de très haut niveau cet hiver et Nastasia a retrouvé de belles sensations après sa blessure, ça fait vraiment plaisir à voir !

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Gérer mes choix

C’est plus difficile de se faire une place dans ce circuit quand on vient de Nice et de la mer ? Est-ce que vous avez dû combattre quelques clichés ou quelques réticences ? 

Oui surtout que je suis un pur Niçois ! Et je le revendique ! Les clichés et les vannes on les entend quand on est petit. On nous dit qu’on doit skier sur les toits ou qu’on n’est bon qu’au ski nautique. Après ça reste bon enfant et je ne dirai pas que c’est plus dur pour nous. On ne doit pas en faire plus que les autres. Mais on a peut-être moins le droit à l’erreur. On n’a pas les mêmes infrastructures même si la ville soutient énormément notre sport. On a des barrières à passer quand on ne vient pas des grandes stations de France. Intégrer le Pôle France puis l’équipe de France à un certain âge. Il ne faut pas laisser passer le train. Mais c’est ce qui fait qu’on a plus faim que les autres !

Et alors quel sera votre 1er réflexe en retrouvant votre ville de cœur ?

Je vais tout de suite aller faire un tour sur la Promenade des Anglais avec mon papa que j’ai très peu vu cet hiver avec cette crise sanitaire. Et après je vais aller déguster une bonne socca et une boule de glace chez Néron dans le vieux Nice. Que du bonheur !

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