Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Pyrénées : les remontées mécaniques autorisées pour les ski-club et les professionnels

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu Béarn Bigorre

Alors que la neige se fait de plus en plus présente dans les stations pyrénéennes, un décret paru ce samedi matin dans le Journal Officiel étend les autorisations d'accès aux remontées mécaniques. Il entre en vigueur dès aujourd'hui.

Les premières neiges sont tombées en Midi-Pyrénées
Les premières neiges sont tombées en Midi-Pyrénées © Radio France - Marion Aquilina

Un décret publié ce samedi 5 décembre au Journal Officiel autorise l'accès aux remontées mécaniques pour "les mineurs licenciés au sein d'une association sportive affiliée à la Fédération française de ski" et les "professionnels dans l'exercice de leur activité". Un décret qui entre en vigueur immédiatement ce samedi. 

L'annonce du président Emmanuel Macron, concernant la fermeture des remontées mécaniques pour les vacance de Noël avait fait l'effet d'une douche froide chez les acteurs des stations de ski des Pyrénées. Environ 800 personnes ont d'ailleurs manifesté vendredi 4 décembre à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) pour réclamer l'ouverture des stations de ski pour les vacances de Noël. Désormais, les mineurs et les professionnels, soit les moniteurs, les sportifs de haut niveau et le personnel d'exploitation, seront donc autorisés à prendre les remontées : pas de quoi rassurer les gérants des stations.

"Certains pourraient skier et pas d'autres ? Quelle image cela renvoie aux touristes? - Laurent Garcia,  directeur de la station de ski de Peyragudes

C'est un casse tête supplémentaire selon le directeur de la station de ski de Peyragudes, entre la Haute-Garonne et les Hautes-Pyrénées : "Cela rajoute beaucoup de confusion. On a l'impression que le décret ne concerne que les télésièges. Les téléskis sont exclus. On se demande comment les autres enfants vacanciers vont percevoir les choses : certains pourraient skier et pas d'autres ? Quelle image cela renvoie aux touristes?" s'interroge Laurent Garcia. 

Les enfants licenciés et les professionnels bénéficient de tarifs très avantageux : " Si nous n'avons pas une aide économique, ça va être très compliqué à mettre en place. C'est un public peu voire pas du tout rémunérateur".

C'est une annonce qui n'en est pas une - Daniel Gaillard, secrétaire général du comité de ski Pyrénées Est. 

Le secrétaire général du comité de ski Pyrénées Est, Daniel Gaillard, parle lui d'une fausse bonne nouvelle : "C'est une bonne nouvelle pour ces enfants, certes. Mais c'est une infime minorité. Pour faire plaisir à ces quelques enfants, les stations vont ouvrir et donc devoir mobiliser tout un tas de personnels : pisteurs secouristes, moniteurs, sans compter les engins de damages... C'est une annonce qui n'en est pas une. Cela ne lèvera pas les colères". 

La colère ne faiblit pas

Juste avant la parution de ce décret, un courrier était en cours d'écriture de la part de la station de ski de Peyragudes à destination de la président de région Occitanie Carole Delga, pour mettre en place des pistes dédiées à l'entrainement des jeunes.

Un collectif de 58 sénateurs essentiellement de droite et du centre a également demandé dans un courrier adressé vendredi au président de la République "une audience afin d'échanger sur leurs craintes de stigmatisation des stations de montagne [...] dans les meilleurs délais afin d'échanger sur cette situation source de beaucoup d'incompréhension". Un courrier signé notamment par le sénateur socialiste de l'Ariège Jean-Jacques Michau

Choix de la station

À venir dansDanssecondess