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A jamais les premiers, ils racontent le Brennus de l'ASM en 2010 - Alexandre Audebert

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Le samedi 29 mai au stade de France, l'ASM remportait pour la première fois le Bouclier de Brennus. Après dix finales perdues, le club auvergnat touchait enfin le Graal. Une victoire historique contre les Catalans de Perpignan. Et la consécration. Le troisième ligne Alexandre Audebert se souvient.

Alexandre Audebert et Aurélien Rougerie avec le Brennus Alexandre Audebert et Aurélien Rougerie avec le Brennus
Alexandre Audebert et Aurélien Rougerie avec le Brennus © Maxppp - Thierry Lindauer

Comme Aurélien Rougerie, il a joué ce samedi 29 mai 2010 sa cinquième finale en jaune et bleu. "Armand Vaquerin en a gagné dix, et moi j'ai failli en perdre cinq, je crois qu'en cas de défaite on rejoignait Pierre Albaladéjo et les tristement rares joueurs dans ce cas là". Alexandre Audebert n'en fait donc pas partie. 

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Le troisième ligne avoue "un certain sentiment de fierté d'avoir participé au premier Bouclier". Il raconte une épopée particulière, "avec un groupe en fin de vie, et des vieux briscards qui ne voulaient pas terminer comme des cons, comme des bons Poulidor quoi".

Alexandre Audebert a joué sa première finale en 2001, il avait inscrit un essai au stade de France, mais l'ASM avait une nouvelle fois été battue par Toulouse. En 2007 contre le Stade Français, puis à nouveau face à Toulouse en 2008, et Perpignan en 2009, il est encore titulaire. Mais pas en 2010. "C'est vrai que c'était ma première finale en tant que remplaçant, et quand je suis rentré pour les vingt dernières minutes, le match était plié à 90%" se souvient le plus parisien des Clermontois. "On sentait que c'était là, dans la main, on s'était dit bon y a va, on sait ce qui va se passer, et puis au pire, on perd, on a déjà perdu, on sait comment ça se passe aussi, on sait ce que ça fait". Mais cette fois la victoire est au bout. 

On a commencé à réaliser en voyant des gens aux bords de la voie ferrée... Alexandre Audebert, troisième ligne de l'ASM entre 1999 et 2012

L'ancien espoir du Racing se remémore également le retour en Auvergne. "Dans le train, on va dire que c'était très rugby comme ambiance, et puis on nous a annoncé qu'on ne pouvait plus s'arrêter à Clermont, ni à Riom, faute de sécurité suffisante, mais à Gerzat, et quand on a commencé à voir des gens sur les bords de la voie ferrée, on a réaliser l'impact de cette victoire".

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Mais tout est passé très vite, l'attente sur la pelouse avant de monter à la tribune, "c'est assez fugace comme moment, on croise des têtes connues, et je me souviens avoir vu Patrick Wolff, il m'avait promis de me prêter son coupé Mercedes en cas de victoire". L'ancien dirigeant du club, et vice-président de la Ligue Nationale de Rugby a tenu sa parole. "J'ai roulé une semaine en cabriolet, mais j'en ai pris le plus grand soin" se marre Alex Audebert. "Bébert", pour ses partenaires, garde en mémoire ce moment du retour au Michelin, avec "un tapis humain à perte de vue", puis l'arrivée en bus à impérial place de Jaude. "Un truc inimaginable".

Alexandre Audebert a mis un terme à sa carrière en 2012 à l'ASM. Il aura porté le maillot jaune et bleu 344 fois en match officiel. Il a ensuite été une nouvelle fois champion de France en tant que coentraîneur des espoirs du club en 2014. 

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