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Faits divers – Justice

Affaire Altrad-Laporte : la ministre des Sports s'en remet à la justice

mardi 5 décembre 2017 à 10:11 Par Thibaut Lehut, France Bleu

La ministre des Sports a annoncé ce lundi avoir saisi la justice pour savoir si Bernard Laporte, président de la Fédération française de rugby, a fait pression sur le président de la commission d'appel de la FFR, le 30 juin dernier, pour alléger les sanctions contre le club de Montpellier.

Bernard Laporte et Mohed Altrad, en février 2017.
Bernard Laporte et Mohed Altrad, en février 2017. © AFP - Franck Pennant

Le ministère des Sports a annoncé lundi qu'il va transmettre à la justice ses éléments sur des soupçons de favoritisme qui pèse sur Bernard Laporte, président de la fédération française de rugby (FFR). Le procureur pourrait décider d'ouvrir une enquête avec des moyens d'investigation plus poussés que ceux des inspecteurs du ministère, qui viennent de rendre leur rapport.

La justice tentera d'éclaircir la teneur de l'appel de Laporte

Les deux inspecteurs mettent en évidence des dysfonctionnements au sein de la FFR, "un certain nombre d'irrégularités de fond et de procédure", précise le communiqué, mais, ils n'ont pas pu apporter la preuve d'une éventuelle pression de la part de Bernard Laporte sur les membres de la commission d'appel.

L'ancien sélectionneur du XV de France est soupçonné d'avoir exercé des pressions au sein de sa fédération pour réduire des sanctions contre Montpellier, le club de Mohed Altrad. Or ce dernier, patron d'un groupe qui est sponsor maillot du XV de France depuis mars, avait signé un contrat d'image début 2017 avec une société de Bernard Laporte, BL Communication. Le président de la FFR avait reconnu lui-même, avoir passé un coup de téléphone au président de cette commission, mais impossible de connaître "la teneur exacte de cet appel téléphonique", explique le ministère, d'où ce transfert du dossier à la justice.

Des sanctions bien revues à la baisse à l'époque

D'après les conclusions de l'enquête du ministère, les trois membres de la commission d'appel fédérale sont bien tombés d'accord le 29 juin pour sanctionner le déploiement par les supporteurs héraultais de banderoles hostiles à la Ligue nationale et son président Paul Goze. La sanction, non notifiée par écrit dans l'immédiat, prévoyait une amende de 70.000 euros et un match de suspension pour le stade de Montpellier, conséquence d'une révocation de sursis.

Mais, toujours d'après les conclusions du rapport, cette sanction a bien été revue à la baisse le lendemain (20.000 euros d'amende, pas de suspension de stade), après un coup de fil de Bernard Laporte au président de la commission d'appel Jean-Daniel Simonet, explique le ministère.

Depuis la révélation de supposées pressions de la part de Bernard Laporte, les démissions s'enchaînent à la Commission d'appel de la FFR.