Rugby

Australie - Nouvelle-Zélande : le duel a commencé à l'UBB

Par Jérémy Marillier, France Bleu Gironde vendredi 30 octobre 2015 à 8:00

Luke Braid et Blair Connor
Luke Braid et Blair Connor © Radio France

L'un est néo-zélandais, l'autre est australien. Tous les deux jouent à l'Union Bordeaux-Bègles. Luke Braid (NZL) et Blair Connor (AUS) se livrent sur la finale de Coupe du monde entre leurs deux pays.

France Bleu Gironde : à quelques heures de cette finale de rêve entre l'Australie et la Nouvelle-Zélande, dans quel état d'esprit êtes-vous ?

Blair Connor : Pour moi, c'est du 50/50. Je pense malgré tout que la Nouvelle-Zélande a plus de talent que l'Australie, mais de toute façon, lorsque l'on joue une finale, l'envie de gagner devient plus importante que le talent. J'espère que l'Australie en voudra plus que les Blacks et qu'ils décrocheront cette Coupe du monde. On doit jouer comme des morts de faim pour gagner. Il faut vraiment avoir davantage envie de gagner que la Nouvelle-Zélande. Avec des joueurs comme David Pocock et Michael Hooper, rien n'est impossible.

Luke Braid : Bien sûr que j'espère que la Nouvelle-Zélande va conserver son titre, mais il faut d'abord penser à jouer cette finale. Je vais être à fond derrière les gars, les encourager derrière ma télévision. Ce sera un match particulièrement compliqué. Les Australiens ont toujours été des adversaires coriaces lors des dernières décennies, mais les Blacks ont engrangé beaucoup de confiance.

Avoir Ashley-Cooper et Kepu avec nous s'ils sont champions du monde, cela va vraiment nous aider.

—Blair Connor

Si l'Australie s'impose, l'UBB aura dans ses rangs deux champions du monde, Adam Ashley-Cooper et Sekope Kepu.

Blair Connor :  Ce serait génial, on aura peut-être dans nos rangs deux champions du monde. Ce serait incroyable, ils pourraient nous transmettre toute l'expérience acquise pendant cette Coupe du monde. Aucun de nous, à l'UBB, n'a disputé de finale de Coupe du monde. Cela va vraiment nous aider quand ils partageront avec nous cette expérience. Adam, je ne le connais pas personnellement. Je vais le rencontrer pour la première fois quand il arrivera ici, à Bordeaux. Il est énorme ! Avoir plus de 100 sélections avec l'équipe d'Australie, cela veut forcément dire qu'il est bon, qu'il est constant, qu'il n'est pas un bon joueur que depuis une ou deux saisons. C'est vraiment incroyable d'être aussi constant et régulier.

On pouvait avoir quelques doutes sur la Nouvelle-Zélande lors de la phase de poules. Aviez-vous également quelques craintes ?

Luke Braid : Vous savez, parfois certains joueurs s'adaptent à la qualité de leur opposition, parfois on s'adapte au niveau de l'adversaire et je pense que c'est ce qu'il s'est passé au début pour les Blacks. Ils ont été malgré tout très professionnels, en gardant l'objectif en vue, celui d'être champion du monde. Les Blacks savent toujours relever ce type de challenge. Les matchs contre la France et l'Afrique du Sud l'ont bien montré.

Si on gagne, je vais leur en parler tous les jours pendant les quatre prochaines années.

— Blair Connor

Cette finale, en avez-vous parlé entre vous ?

Blair Connor : Cette finale, je n'en ai pas encore parlé avec les Néo-Zélandais de l'UBB. Je ne le ferai que si l'Australie gagne. Si on gagne, je vais leur en parler tous les jours pendant les quatre prochaines années.

Luke Braid: Les choses se passent bien avec Blair. Je pense que si les Wallabies gagnent, on lui mettra une bonne tape dans le dos lundi pour le féliciter.