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INTERVIEW - Aviron Bayonnais: "C'est un moment difficile mais ce n'est pas la fin du monde" pour Yannick Bru

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Par , France Bleu Pays Basque

L’Aviron a été dévoré par le LOU (62-10) ce dimanche. Surclassés par une équipe supérieure, dans tous les secteurs de jeu, les Basques ont enregistré leur deuxième défaite de rang et doivent désormais se tourner vers le match d’Agen, samedi. Entrevue avec le manager bayonnais, Yannick Bru.

Yannick Bru, le manager de l'Aviron Bayonnais, en conférence de presse
Yannick Bru, le manager de l'Aviron Bayonnais, en conférence de presse © Radio France - Thibault Vincent

C'est un déplacement cauchemardesque qu'a vécu Bayonne ce dimanche après-midi à Lyon. L'Aviron s'est incliné 62 à 10 en encaissant 10 essais, un record cette saison. Dans un match à sens unique Bayonne n'a jamais réussi à mettre la main sur le ballon sa défense - trop laxiste - dynamitée par les accélérations lyonnaises. Bayonne ne va pas trop devoir gamberger car samedi prochain, c'est un nouveau déplacement qui l'attend. Cette fois à Agen, concurrent direct pour le maintien. Entrevue avec le manager bayonnais, Yannick Bru.

Dans quel état est-ce qu’on ressort d’un match comme ça ? 

Yannick Bru: On ressort meurtris forcément, maintenant il ne faut pas oublier qu’on était venu avec beaucoup de jeunes joueurs donc on ressort meurtris mais on ressort tournés vers l’avenir aussi. Je suis déçu parce que je ne m'attendais pas à un score d’une telle ampleur. Je ne m’attendais surtout pas à donner autant d’essais faciles. On a dû prendre 4, 5 peut être 6 essais à une passe ou à deux passes. C’est inadmissible. Je suis déçu pour les joueurs, certains débutaient leur saison en Top 14. Je m’attendais vraiment à mieux. Notre première mi-temps à ce titre est bien plus décevante que la deuxième même si l’écart en valeur absolue entre les deux mi-temps est le même. La première m’a mis très en colère. On ressort déçus, frustrés, énervés mais dans l’obligation de se tourner vers l’avenir parce que beaucoup de joueurs qui feront l’avenir à court terme n’étaient pas sur le terrain aujourd’hui. 

Comment expliquer ce début de match catastrophique ? 

Y. B. : Ça s’explique de manière assez simple, on a une sortie de balle à cinq mètres de notre ligne où on fait un truc  complètement incongru. On se fait contrer alors que le joueur qui tape ne doit jamais prendre le jeu au pied. Là, on a failli prendre un premier essai. La deuxième sortie de camp, sur la première passe on fait un en-avant, on prend un essai derrière. Donc il y a eu un ensemble de lacunes. Quand les lyonnais avaient le ballon, on a manqué de présence sur la zone de placage, manqué de qualité pour ralentir leurs ballons. On savait qu’ils avaient des gros porteurs de balle, on a fait tout ce qu’on s’était promis de ne pas faire pendant les 20 premières minutes. On a même joué une pénalité à la main 22m en face alors qu’on était mené 12 à 0 et on a pris un essai sur cette initiative-là. 

J’étais particulièrement furieux à la mi-temps

Maintenant il faut vite oublier ce match, admettre qu’on ne boxe pas dans la même catégorie que Lyon, récupérer toutes nos forces et se projeter sur le week-end qui arrive parce que notre chemin n’est pas le même que celui du LOU. On doit se projeter vers l’avenir avec un état d’esprit positif.  C’est un moment difficile mais ce n’est pas la fin du monde pour Bayonne. On a deux rendez-vous importants à venir, on doit se mobiliser en conséquence. 

Quelle est la raison de cet Aviron trop tendre ?  

Y. B. : C’est un ensemble des choses. Il y a des cas très différents. Je ne veux pas leur manquer de respect mais on a vu des joueurs qui ont joué très en dessous de leur niveau. Je ne suis pas du tout content de leur match. A contrario on a vu des jeunes faire de très bonnes rentrées et porter fièrement les couleurs du club.  On va devoir débriefer ça. Je préfère retenir ceux qui ont eu beaucoup de mérite. Je pense à Hugo Zabalza, à Mathis Perchaud, tout juste 18 ans, qui a joué une demi-heure à son meilleur niveau, il a montré qu’on avait raison de croire en son potentiel. D’autres ont été beaucoup plus décevants. J’en veux plus à ceux-là qui ont été défaillants et qui avaient un autre statut, du moins au début du match. 

Est-ce que les douze changements opérés, l’énorme revue d’effectif expliquent ces défaillances? 

Y. B. : Probablement, mais aujourd’hui on a un enchaînement de matches tellement importants, on est tellement frappés par les blessures que toute l’énergie du groupe doit participer à la compétition.  D’une part pour garder une atmosphère d’émulation et d’autre part pour permettre à certains qui ont beaucoup donné de se régénérer. On ne va pas rajouter des blessés aux blessés. Même avec notre équipe entre guillemets type (je n’aime pas utiliser cette expression), on va dire plus expérimentée, il aurait été très compliqué d’ambitionner quelque chose ici. Donc si on veut se remettre de cette claque, la mettre à  profit pour l’avenir, ceux qui ont participé doivent se souvenir de cela et ça doit leur servir dans leur progression. 

Est-ce que ce chemin ne va pas être perturbé justement par une confiance entamée après un tel résultat ? 

Y. B. : [Réfléchi] Oui si on ne l’analyse pas. Oui si dans l’intimité du vestiaire on n’étudie pas pourquoi, on n’essaie pas de comprendre pourquoi on a pris  autant d’essais à très peu de passes. C’est ça qui active ma colère aujourd’hui et ma déception pour les joueurs. Donc on va l’analyser, de manière à admettre qu’on n’aurait pas dû prendre 3 ou 4 essais trop  faciles, ce qui aurait réduit l’ampleur du score. C’est un coup dur.  On savait qu’on avait une équipe rajeunie, qu’on relançait certains joueurs qui le méritaient. Evidemment  que Lyon monte en puissance, évidemment que Lyon est au-dessus de nous  c’est incontestable mais je pensais qu’on opposerait une autre résistance, que nos prises de décisions seraient bien meilleures notamment pendant la première mi-temps. 

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