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Rugby

Castres Olympique : les raisons d'un échec

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Par , France Bleu Occitanie

Battu pour la troisième fois d'affilée à domicile samedi, le Castres Olympique a laissé filé son ticket pour les barrages lors de l'ultime journée du Top 14. La fin d'un cycle dans le Tarn avec le départ de Christophe Urios, et d'une saison où le CO a joué aux montagnes russes.

Rodrigo Capo Ortega (à droite) réconforte Yann David après la défaite contre Toulon.
Rodrigo Capo Ortega (à droite) réconforte Yann David après la défaite contre Toulon. © Maxppp - PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

Castres, France

Ils ont compté sur Clermont jusqu'au dernier moment les Castrais. Les yeux rivés sur le téléphone après avoir perdu contre Toulon (16-25). Mais Montpellier a fait le job, La Rochelle aussi. Castres, champion de France en titre, termine septième et "ne mérite pas d'être dans les six" assénait Yannick Caballero au coup de sifflet final. Pourquoi ça n'a pas marché ? Retour sur les moments clés d'une saison en dents de scie. 

Six défaites à la maison

L'an dernier, Castres avait perdu trois fois à domicile. Cette saison, six équipes sont venues faire la loi à Pierre-Fabre. Seuls les quatre derniers du classement font pire (Perpignan, Grenoble, Agen et Pau). Paradoxalement, Castres a gagné huit fois à l'extérieur (deuxième équipe à l'extérieur derrière Toulouse). Record pour le club. Mais ça ne suffira pas. Castres a pourtant passé 16 journées sur 26 dans le Top 6. 

La décla de Yannick Caballero : "On l'a mérité. Cela faisait quelque temps qu'on passait à côté. On n'avait peut-être pas assez d'énergie pour aller plus loin."

Deux virages mal négociés

Après une victoire à Perpignan (10e journée), Castres est sixième. Derrière, deux réceptions attendent le CO. L'occasion de s'installer confortablement dans le Top 6. Mais Agen et l'UBB viendront gagner dans le Tarn en décembre. 

En 2019, Castres revient fort (huit victoires en neuf journées pour attaquer l'année), puis s'écroule dans la dernière ligne droite : trois défaites sur les trois derniers matches à domicile (Toulouse, Montpellier et Toulon). 

La décla de Loïc Jacquet : "On n'a pas eu cette petite flamme qui nous a permis de nous transcender. A la maison, on est fébrile et pas très agressif." 

Quel bilan pour les recrues estivales ?

L'été dernier, Castres a vu débarquer neuf nouveaux visages. Tous n'ont pas trouvé leur rythme de croisière cette saison.  

Martin Laveau (12 titularisations en Top 14, 4 en Champions Cup. 5 essais sur la saison). Auteur d'une superbe moitié de saison, il se blesse au quadriceps en février et ne reviendra pas. 

Wilfrid Hounkpatin (7 titularisations en Top 14, 4 apparitions en Champions Cup). Il est arrivé de Rouen sur la pointe des pieds. Au fil du temps, le surpuissant pilier s'est fait sa place sur le terrain et en dehors. Bonne pioche.

Yann David (7 titularisations en Top 14, 1 essai). Il a été malheureux et a rongé son frein une grande partie de la saison à cause de blessures. Mais revenu en forme, il a été un des meilleurs Castrais sur ces deux derniers mois.

Scott Spedding (11 titularisations en Top 14, 3 en Champions Cup). Il n'a jamais réussi à complètement s'imposer à l'arrière. Blessé, il met un terme à sa carrière plus tôt que prévu. 

Camille Gérondeau (8 titularisations en Top 14, 2 en Champions Cup). Christophe Urios n'a fait appel à lui qu'une seule fois (contre l'UBB) lors de la phase retour du championnat. 

Marc Clerc (4 titularisations en Top 14, 2 en Champions Cup). L'ancien de l'UBB a souvent démarré les matches en tant que remplaçant. Barré par Daniel Kotze puis par la montée en puissance de Wilfrid Hounkpatin. 

Paea Fa'anunu (1 titularisation en Top 14). Arrivé comme joker médical en fin de saison dernière, il a eu très peu de temps de jeu.

Kevin Gimeno (2 titularisations en Top 14) et Tapu Falatea (aucune titularisation en Top 14), arrivés d'un niveau inférieur comme Laveau et Hounkpatin, ont eu beaucoup de concurrence au poste de flanker et de pilier.  

La fin de l'ère Urios

Le 19 novembre, l'annonce : Christophe Urios rejoindra l'UBB dès le 1er juillet 2019 où il a signé un contrat de quatre ans. Un impact ou non sur le trou d'air en décembre ? Joueurs et membres du staff avouaient volontiers au cœur de l'hiver qu'il avait fallu digérer la nouvelle. Castres a su revenir fort après ça mais y a laissé des plumes pour retrouver le Top 6 (troisième au soir de la 19e journée). "On était peut-être un peu usé", explique Loïc Jacquet.

La décla de Christophe Urios : "J'ai envie de passer à autre chose, de basculer. J'ai besoin de me reposer et je suis impatient de partir sur autre chose."