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Rugby

Challenge Cup - UBB : "C'est comme si j'avais vingt ans" avoue Julien Rey

vendredi 7 décembre 2018 à 4:01 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde

Mis au placard depuis l'hiver dernier avec seulement cinq feuilles de match à son actif sous le management de Rory Teague, le centre de l'Union Bordeaux-Bègles sera titulaire samedi (19) face à Sale. Et c'est presque comme s'il démarrait une deuxième carrière. Interview.

Julien Rey n'a plus joué depuis le 5 mai à Brive dans un match sans enjeu.
Julien Rey n'a plus joué depuis le 5 mai à Brive dans un match sans enjeu. © Radio France - Justine Hamon

Bordeaux, France

France Bleu : Est-ce que ça a été long et dur à vivre ?

Julien Rey : Forcément. Quand on fait du rugby, on a envie de jouer tous les weekends. C’est dur à vivre, il faut être patient. Je suis très content de retrouver le terrain et assez excité de voir ce que ça va donner. J’ai pu jouer cinq matches avec les espoirs. Je tenais quand même à essayer de garder le rythme afin, si j’avais l’occasion de jouer un jour ou l’autre, de ne pas être trop à la rue. J’ai eu de la chance parce qu’ils ont un super groupe. Ça s’est très bien passé donc ça a été une expérience positive.

Vous aviez l’espoir de revenir avec les pros ?

J’étais obligé d’avoir l’espoir. Sinon, autant tout arrêter. Je n’ai rien lâché, je suis un compétiteur donc j’attendais mon tour. On verra ce weekend mais je donnerai tout.

Il avait une idée du jeu qu’il voulait faire, des centres qu’il voulait avoir. Je n’entrais pas dans ce schéma-là.

A titre personnel, vous n’avez pas dû être mécontent des changements dans le staff ?

Le fait de ne pas jouer, c’est difficile. Rory (ndlr : Teague, l'ancien manageur) n’est plus là. Je préfère ne plus y penser, c’est de l’histoire ancienne. Je préfère miser sur le présent. J’oublie tout ce qui s’est passé. C’est ma façon de fonctionner.

Julien Rey est arrivé en Gironde en 2010. - Radio France
Julien Rey est arrivé en Gironde en 2010. © Radio France - Justine Hamon

Qu’est-ce qu’il vous reprochait ?

Je pense que je n’entrais pas dans ses plans, je n’étais pas le genre de joueur qu’il voulait. C’était un peu compliqué pour moi de vivre ça parce que j’essayais de tout donner et ça ne marchait pas. C’est le sport de haut niveau. Il avait une idée du jeu qu’il voulait faire, des centres qu’il voulait avoir. Je n’entrais pas dans ce schéma-là.

Je venais ici, je m’entraînais et dès que je rentrais chez moi, je pensais à autre chose.

Est-ce que ça vous a dégoûté ?

Franchement, à des moments…Il n’y a pas eu de dégoût parce que je continuais à venir aux matches, à regarder du rugby. Mais j’ai préféré ne pas y penser. Je venais ici, je m’entraînais et dès que je rentrais chez moi, je pensais à autre chose. C’est ma façon de réagir quand c’est négatif. Toutes les épreuves comme celle-là, il faut s’en servir pour, plus tard, savoir mieux réagir. J’ai essayé de  trouver du positif là-dedans.

On a parlé d’un intérêt de Colomiers cet été, pourquoi avoir décidé de rester ?

Je n’ai pas reçu de proposition, on était en pourparlers. Personnellement je ne pouvais pas partir de Bordeaux parce qu’il fallait que je m’occupe de ma maison dont le toit s’est effondré cet été…Ce n’était pas le bon moment. Ce n’était pas du tout une question de partir en Pro D2 ou pas. Et puis j’avais encore l’opportunité de jouer en Top 14 . Je n’ai pas eu envie de lâcher. Je suis têtu, j’ai un contrat, je vais aller jusqu’à la fin et on verra ce qui arrive plus tard. C’est une décision que j’ai prise, je ne regrette pas du tout et je compte me donner à 200% dans cette direction dans un premier temps. 

Physiquement, vous vous sentez comment ?

Vieux (rires). J’ai surtout peur du rythme. Les repères, je les aurai encore et je suis très content de pouvoir rejouer ce weekend. Le piège ce serait de se poser cette question. Physiquement, ça va être compliqué donc si je n’ai pas l’envie pour compenser le manque de foncier, ça ne sert à rien que je vienne. J’ai envie, c’est cool, c’est comme si j’avais vingt ans. Feu !