Société

Chappes : la caserne des pompiers va fermer à la fin de l'année

Par Jean-Pierre Morel, France Bleu Pays d'Auvergne lundi 3 octobre 2016 à 5:00

Les portes de la caserne resteront définitivement closes à la fin de l'année
Les portes de la caserne resteront définitivement closes à la fin de l'année © Radio France - Jean-Pierre Morel

Le centre de secours de Chappes va fermer définitivement ses portes à la fin de l'année. Le chef de la caserne va partir à la retraite et les pompiers volontaires ne sont plus assez nombreux pour assurer le service. Une situation qui est loin d'être unique dans le Puy-de-Dôme.

Le lieutenant Alain Blanc est déjà nostalgique devant le bâtiment où sont garés les deux véhicules d'intervention d'urgence. La caserne, SA caserne, va définitivement fermer ses portes à la fin de l'année. Après 38 ans de bons et loyaux services ce chappadaire, qui travaille de nuit dans la distribution de journaux, va partir à la retraite. Comme lui, sur les 14 pompiers volontaires, près de la moitié ne sera pas là au 1er janvier. "C'est la fin d'une histoire, et puis être le dernier chef de centre, celui qui ferme la caserne, c'est dur, mais si c'est une vocation, c'est aussi presque un deuxième métier, et les effectifs manquent" regrette celui qui va désormais se consacrer à l'entrainement du club de foot local.

"Il y a de la frustration et de la tristesse..." Alain Blanc, le chef du centre et pompiers volontaire depuis 38 ans

le chef de centre, le lieutenant Alain Blanc va partir à la retraite - Radio France
le chef de centre, le lieutenant Alain Blanc va partir à la retraite © Radio France - Jean-Pierre Morel

Dans cette commune de presque 1600 habitants, "c'est un sujet sensible" reconnaît le maire Claude Boilon, qui est également le premier vice-président du Service Départemental d'Incendie et de Secours, "On ne ferme pas un centre comme ça, c'est du lien social, mais je n'avais pas d'autre choix, et je le regrette".

Aucun impact pour la population

"La fermeture de la caserne n'aura pourtant aucun impact pour la sécurité de la population" assure Claude Boilon, les pompiers de Chappes ne disposaient pas de véhicule médicalisé et intervenaient le plus souvent en appui de leurs collègues d'Ennezat, qui se trouvent seulement à 3 kilomètres de là, et qui prendront donc le relais et assureront la continuité du service. Dans les situations plus sensibles, comme c'était déjà le cas, ce sont les professionnels de Riom qui seront mobilisés.

les deux véhicules d'intervention  - Radio France
les deux véhicules d'intervention © Radio France - Jean-Pierre Morel

Dans le Puy-de-Dôme, on compte près de 400 pompiers professionnels, et 4000 volontaires. Un chiffre en baisse inexorablement ces dernières années.