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Rugby

Commotions cérébrales en Top 14, Montpellier dans le collimateur des instances du rugby

jeudi 11 avril 2019 à 22:57 Par Fabrice Hawkins, France Bleu Hérault et France Bleu

Ce jeudi le MHR était entendu par la ligue nationale de rugby. Le club est soupçonné de ne pas avoir respecté le protocole de suivi des commotions cérébrales. C'était lors de la rencontre Montpellier-Clermont (11e journée de Top 14) en décembre dernier. La ligue a mis la décision en délibéré.

Le Montpelliérain Timoci Nagusa plaqué par le Toulousain Maxime Médard
Le Montpelliérain Timoci Nagusa plaqué par le Toulousain Maxime Médard © Maxppp -

Montpellier, France

Le MHR était entendu par la ligue nationale de rugby jeudi 11 avril. Comme cinq autres clubs, dont Toulon en Top 14, Montpellier est soupçonné de ne pas avoir respecté le protocole de suivi des commotions cérébrales. Faute de suffisamment d'éléments, la commission de discipline de la ligue nationale de rugby a mis ses décisions en délibéré pour tous les clubs et a renvoyé les dossiers devant la commission commotions de la fédération française de rugby. Montpellier risque jusqu'à 50.000 euros d'amende, mais aussi des sanctions sportives. On ne sait pas précisément ce qui est reproché, mais l’enquête porte sur un match entre le MHR et Clermont le 1er décembre dernier.

Le protocole HIA1

Au cours de cette rencontre comptant pour la 11ème journée de championnat, Timoci Nagusa a subi un choc violent mais l'ailier est resté sur le terrain jusqu'à la dernière minute. Le protocole appelé HIA1 permet aux médecins d'évaluer si un joueur venant de subir un choc n'a pas de traumatisme.  Pendant 10 minutes des questions sont posées au joueur blessé. Par exemple "dans quel stade sommes-nous aujourd'hui ?" ou encore "avez-vous la sensation d'être au ralenti". L'objectif c'est de savoir s'il est apte a continuer. Le problème c'est qu'avec l'enjeu des rencontres, le protocole n'est pas toujours respecté à la lettre. Certains joueurs restent sur le terrain alors qu'ils vont mal, des clubs ne déclarent pas les traumatismes ou ne respectent pas les étapes de retour progressif au jeu.  On constate de plus en plus de commotions cérébrales en Top 14. Elles ont doublé entre 2012 et 2017. Les conséquences sont dramatiques : trois jeunes joueurs sont morts en 2018 dont Louis Fajfrowski de Fabrègues, décédé le 10 août dernier.