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Dossier : Coronavirus

Coronavirus et rugby : un Top 16 avec Colomiers et Perpignan ?

La LNR planche sur l'après coronavirus. Comment reprendre le Top 14 et la Pro D2 ? Quels championnats la saison prochaine ? L'un des scénarios envisagés annulerait les descentes en maintenant la montée de clubs dans l'élite. Colomiers et l'Usap sont potentiellement concernés.

Confinement oblige, les réunions des groupes de travail de la Ligue nationale de rugby se font par visio conférence
Confinement oblige, les réunions des groupes de travail de la Ligue nationale de rugby se font par visio conférence © Maxppp - Arnaud Journois

Passée la mise en confinement et les mesures de chômage partiel, les clubs de rugby professionnels réfléchissent à la suite du Top 14 et de la Pro D2. La période de confinement, qui va sûrement être prolongée, pose la question de la fin des championnats et des conséquences économiques. Une situation qui concerne sept clubs en Occitanie : Toulouse, Montpellier et Castres en Top 14, mais aussi Colomiers, Perpignan, Béziers, Carcassonne  et Montauban en Pro D2.

L'Occitanie compte huit clubs en Top 14 et Pro D2

La Ligue Nationale de Rugby (l'instance qui fédère les clubs pros) a donc mis en place trois commissions de travail. Celle qui planche sur la fin du calendrier de cette saison étudie plusieurs hypothèses. L'une des possibilités serait une fin de phase régulière amputée de quelques matches et une finale du Top 14, le 18 juillet. L'autre idée avancée serait de ne pas léser les clubs de bas de tableau qui pourraient être relégués sans avoir pu jouer toutes les rencontres. Par équité sportive, aucun club du Top 14 ou de Pro D2 ne descendrait à la fin de la saison mais la LNR autoriserait quand même des montées. 

Si aucun de nos clubs de l'élite n'est concerné à priori, Colomiers et Perpignan - respectivement leader et dauphin de Pro D2 - pourraient être intéressés au premier chef. Toutefois cette piste, si fair play soit-elle, a des limites : le calendrier de la saison suivante deviendrait "cauchemardesque". Le retour au Top 16 (l'ancienne formule du championnat abandonnée au tournant de 2004) signifierait des matches en plus à caser au milieu des doublons avec le XV de France et les compétitions de rugby à 7, sans compter les congés... 

Des journées de phase régulière à faire rentrer au chausse-pied

La réflexion ne fait que commencer parmi les 30 clubs professionnels. D'autant que la fin de saison s'annonce incertaine. Les championnats ne pourront reprendre qu'un mois après la fin de l'épidémie. Il faudra respecter les trois semaines d'entrainement pour ré-athlétiser les joueurs, plus une semaine de préparation de match. Dans ces conditions, difficile de caser les neuf journées de phase régulière de Top 14 et les sept de Pro D2 avant mi-juillet. La date du 18 juillet pour une finale du Top 14 étant reconnue semble-t-il comme une date limite.

1,5 millions d'euros de perte pour l'Usap

Mais devant cette équation à tant d'inconnues certaines voix s'élèvent pour défendre des raisons sportives et économiques. C'est le cas du président du club catalan, François Rivière : "Il faut absolument que pour des raisons de crédibilité commerciale et d'empathie sportive on puisse rejouer des matches avant la fin de la saison. Déjà on est - tous les clubs - dans une situation financière qui est excessivement tendue et difficile. Et puis qu'on puisse rejouer des matches après la crise sanitaire ça redonnerait le moral à tout le monde".

On est - tous les clubs et l'Usap la première - dans une situation financière qui est excessivement tendue et difficile. Il faut absolument rejouer. François Rivière

La crise du coronavirus engendre un manque à gagner entre 1,5 et 2 millions d'€ pour l'Usap selon son président.  

François Rivière pousse la réflexion plus loin : s'il peut accepter que quelques journées de la phase régulière soient rabotées, il souhaite le maintien de phases finales pour l'esprit rugby et la trésorerie des clubs. "Encore faut-il que le calendrier soit compatible!" Rétorquent certaines voix qui comptent à la LNR. Un décalage dans le temps des demi-finales et de la finale de Top 14 par exemple pourrait se heurter à l'indisponibilité du stade Nice ou de celui du Stade France.

Pour mémoire 

  • Les demi-finales du Top 14 devaient se jouer les 19 et 20 juin à Nice. La finale le 26 juin à Saint-Denis. 
  • Les demi finales de pro D2 devaient se jouer le dernier week-end de mai. La finale, le 6 juin 2020.
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