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Dossier : Coronavirus

Coronavirus - Aviron Bayonnais : "Hors de question de mettre la santé de mes joueurs en danger"

Le rugby professionnel repartira la saison prochaine avec les 30 mêmes clubs. Il n'y aura ni montée, ni descente entre Pro D2 et Fédérale 1. Première grande décisions des présidents, à l'unanimité, mercredi 1er avril. La reprise des championnats, elle, n'est pas tranchée mais apparaît nécessaire.

Philippe Tayeb, président de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro, dans 100% Club sur France Bleu Pays Basque
Philippe Tayeb, président de l'Aviron Bayonnais Rugby Pro, dans 100% Club sur France Bleu Pays Basque © Radio France - Thibault Vincent

Les présidents des 30 clubs de rugby professionnels se sont réunis mercredi 1er avril au soir, en visioconférence, pour faire le point sur la situation sanitaire et le travail effectué depuis 2 semaines par les 3 groupes mis en places sous l'égide de la Ligue Nationale de Rugby (LNR). La première grande décision est de geler l'élite en repartant avec les 30 mêmes clubs la saison prochaine. Il n'y aura donc pas de descente de Pro D2 en Fédérale 1, ni de montée dans le sens inverse.

De nouveaux éléments

La question de la reprise des championnats reste elle en suspend. "C'est la situation sanitaire qui en décidera", martèle le président de l'Aviron Bayonnais Rugby. Mais Philippe Tayeb reconnait aussi avoir évolué sur le sujet. Totalement opposé à une reprise au-delà de la fin avril et très pessimiste sur les chances d'y parvenir, il reconnait que, comme d'autres, son point de vue a changé depuis cette réunion.

"Paul Goze (le président de la LNR, ndlr) nous a donné des éléments qu'on avait pas encore il y a quelques jours." Notamment, les informations, chiffres et scénarios sur lesquels ont travaillé les 3 groupes mixtes mis en place le 19 mars dernier. Et ceux-ci plaident financièrement et "affectivement" pour une reprise des compétitions.

Graves conséquences financières en cas d'arrêt

Si la saison devait s'arrêter dès à présent, cela pourrait en effet avoir des conséquences très problématiques à court et moyens termes sur la plupart des clubs. 

Financièrement, ils enregistreront un trou de plusieurs centaines de milliers d'euros dans la colonne billeterie. Les clubs ont en effet, selon les cas, entre 3 et 6 matchs à jouer à domicile (4 pour Bayonne, Biarritz, Mont-de-Marsan et Pau). 

Ils pourraient également voire les droits télévisuels, part de plus en plus importante des budgets, baisser. Certes, pour le moment les diffuseurs (Canal+, Eurosport, France TV) n'ont pas émis de menaces de suspendre leurs versements en cas d'arrêt des championnats, comme c'est le cas pour le football professionnel.

Les budgets amputés la saison prochaine ?

Ils s'inquiètent surtout pour leurs partenariats. Les entreprises ont payé des prestations qui ne seraient pas totalement fournies en cas d'arrêt prématuré du Top 14 et de la Pro D2. Beaucoup d'entre elles se trouvent par ailleurs confronté à une forte baisse de leur chiffre d'affaire avec le confinement, quand elles ne sont pas tout simplement en péril. 

Les clubs craignent donc de perdre une partie non négligeable des partenariats, ce qui entraînera une baisse conséquente des budgets pour la saison prochaine et donc de la masse salariale, avec toutes les conséquences que cela peut avoir pour honorer les contrats déjà signés.

Le "besoin" de rugby

Il y a également une dimension affective qui plaide en faveur d'une reprise des championnats. Le besoin d'une partie, non quantifiable, des supporters de voir du rugby, de vibrer pour leur club et donc de se divertir dans cette période nerveusement, quand ce n'est pas physiquement, éprouvante. 

Reste à savoir quand et dans quelle conditions prendra fin le confinement. L'idée d'une reprise des matchs à huis clos n'est d'ailleurs pas écartée et fait même du chemin, d'autant que personne ne sait qu'elle sera la réaction du public après la fin de la crise et si beaucoup seront prêts à retourner au stade au milieu de centaines d'autres personnes, prévient Philippe Tayeb.

Quid des montées et descentes ?

Dans tous les cas, "il est hors de question que je mette la santé de mes joueurs en danger", tranche le président de l'Aviron Bayonnais qui veut avoir des garanties sanitaires avant de reprendre. Si la saison venait à redémarrer, les clubs et la Ligue seraient prêts à organiser les phases finales en juillet et à s'entendre avec les syndicats pour prolonger en conséquences les contrats qui se terminent au 30 juin 2020. Dans ce cas, la saison 2020-2021 pourrait démarrer mi-septembre, avec une semaine de retard.

Mais pour l'heure rien n'est tranché. Pas plus que la question des montées et descentes entre Pro D2 et Top 14, ni même l'éventualité d'un Top 15 ou 16. De nouvelles décisions pourraient être prises lors du comité directeur de la Ligue Nationale de Rugby qui se tiendra mardi 7 avril.

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