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Dossier : Coronavirus

Coronavirus - Top 14 : le président de l'UBB craint "des répercussions financières absolument dramatiques"

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Par , France Bleu Gironde

Suite aux annonces faites ce lundi par la ministre des sports qui font planer la menace de matches à huis clos, Laurent Marti, le président de l'Union Bordeaux-Bègles, annonce à France Bleu Gironde qu'il s'y pliera mais que l'économie des clubs va en souffrir. Interview.

Des sièges vides à Chaban-Delmas, une image à laquelle il va peut-être falloir s'habituer.
Des sièges vides à Chaban-Delmas, une image à laquelle il va peut-être falloir s'habituer. © Radio France - Justine Hamon

France Bleu Gironde : Que pensez-vous des annonces de la ministre des sports ?

Laurent Marti : Moi je vais faire une proposition à la Ligue. C’est qu’on doit se comporter en gens raisonnables et le mieux c’est d’arrêter le championnat maintenant et que le premier soit sacré champion de France (ndlr : l'UBB est leader après 17 journées) mais je ne suis pas sûr que ce soit accepté… Plus sérieusement, ça dépasse le cadre sportif. Aujourd’hui mon sentiment c’est que si j’écoute tous les médecins, ce n’est pas un virus particulièrement dangereux qui fera certainement moins de morts quand on fera les comptes à la fin de l’année que la grippe classique. Et que donc pour 99% de la population ces mesures sont exagérées. En revanche, on est au XXIème siècle et on se doit de protéger les 1% qui sont en danger, les personnes âgées ou les personnes affaiblies. Alors, est-ce que c’est la bonne mesure de priver tout le monde et de protéger les 99% ou est-ce qu’il ne faudrait pas réfléchir à comment isoler les personnes les plus fragiles et comment on les met sous protection ? Ça c’est du ressort du gouvernement.

On sort d’un déficit important la saison dernière et si on joue à huis clos, ce déficit atteindra une somme qu’on n’a jamais connue et ça va poser de gros problèmes.

Sportivement, quelles sont les conséquences de ces mesures ?

A la Ligue, on a déjà eu des réunions et la décision prise a été de suivre les mesures qui nous seront imposées bien évidemment mais que dans tous les cas de figure, il faut finir les compétitions. Donc il y a deux conséquences. La première est émotionnelle. Le sport, c’est le partage des émotions et s’il n’y a plus de public, ce ne sont plus les mêmes matches. Ça, à la limite, on peut vivre avec dans un temps court. Et puis il va y avoir des répercussions financières absolument dramatiques qui font qu’il y a des pertes abyssales qui vont se creuser dans l’économie des clubs.

Entre 700 et 900 000 euros de manque à gagner a minima

Concrètement, quelles répercussions pour votre club ?

Pour l’UBB, nous savons que quel que soit le résultat que nous aurons en fin de saison sur le plan sportif, on aura encore un déficit. On sort d’un déficit important la saison dernière et si on joue à huis clos, ce déficit atteindra une somme qu’on n’a jamais connue et ça va poser de gros problèmes.

Le président de l'Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti. - Radio France
Le président de l'Union Bordeaux-Bègles, Laurent Marti. © Radio France - Justine Hamon

Jusqu’au 15 avril, deux matches de l’UBB à Chaban-Delmas seraient concernés…

Celui du dimanche soir (ndlr : le 29 mars) à 21h contre Montpellier ne générera pas un manque à gagner hyper important, on peut le chiffrer à 2 ou 300 000 euros quand même. Pour le quart de finale de coupe d’Europe (ndlr : contre Edimbourg le 4 avril), là on avait planifié autour de 500 000 peut-être 600 000 euros si on remplit le stade puisque ce match n’est pas dans les offres vendues à l’année. Donc tout le monde repaie sa place et chaque partenaire repaie son panneau ou sa loge. Ça allait nous aider à réduire le déficit. Vous faites le calcul et vous voyez, rien qu’en deux matches, ce qu’on pourrait perdre.

Vous avez une réunion téléphonique ce mardi. Qu’allez-vous vous dire entre présidents de clubs ?

Je pense qu’on va nous annoncer demain qu’il faut jouer à huis clos. Je ne vois pas ce qu’on peut faire d’autre. Il y a quand même un message de la ministre qui a l’air relativement clair. On n’aura pas le choix.

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