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Élections à la FFR - Fabien Pelous : "la santé d'une Fédération ne se mesure pas à l'argent qui dégouline"

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Par , France Bleu Occitanie

Placé en quatorzième position sur la liste du candidat à la présidence de la Fédération Française de Rugby Florian Grill, l'ancien capitaine du Stade Toulousain et du XV de France nous explique pourquoi il croit au projet d'Ovale Ensemble qui s'oppose à Bernard Laporte.

Fabien Pelous.
Fabien Pelous. © Maxppp - PHILIPPE JUSTE

Fabien Pelous, présent au comité directeur de la FFR depuis 2008 et opposé à Bernard Laporte depuis de nombreuses années est logiquement sur la liste Ovale Ensemble emmenée par la tête de liste Florian Grill. Ce dernier est candidat depuis plus d'un an. Le président sortant a lui lancé sa campagne il y a quelques jours dans le Var. 

Ovale ensemble est né au départ autour d'une douzaine de personnes (Serge Blanco, Jean-Claude Skrela, Jean-Marc Lhermet et des personnes du monde amateur notamment) qui se sont réunies pour imaginer le rugby et les clubs de demain. 

FBO : comment Florian Grill s'est détaché pour devenir l'opposant de Bernard Laporte ?

Fabien Pelous : "C'était naturel de le désigner parce qu'il s'est imposé par sa connaissance de tous les rugby. Il a été président de club, président de comité... Il a les épaules pour devenir président de la FFR mais aussi les idées et il sait les défendre. Quand il a quelque chose à dire il le dit." 

Quel regard portez-vous sur le mandat de Bernard Laporte ?

"J'ai une vision assez terne de ce mandat. Tout n'a pas été mauvais mais il y a quand même quelque chose qu'il faut constater : on a perdu plus de 50.000 licenciés. La bonne santé d'une Fédération ne se mesure pas à l'argent qui dégouline mais plutôt au nombre de licenciés que l'on peut recruter au fil des années. On ne peut que constater que le compte n'y est pas. Le rugby, pour différentes raisons, perd des licenciés comme il n'en a jamais perdu. C'est une situation plus que préoccupante." 

Dans les deux camps, on veut remettre du rugby à l'école.

"Bernard Laporte en période électorale s'y met aussi mais pendant quatre ans, on ne peut pas dire qu'il ait fait grand chose pour ça alors qu'on était dans une fuite des licenciés. C'était la priorité des priorités et qu'il n'en ait pas pris conscience très tôt, ça prouve qu'il n'est pas tourné vers ça, à développer le nombre de licenciés." 

Comment vous comptez faire pour ramener des licenciés ? 

"C'est un travail à tous les étages de la formation des élèves, dès le primaire. La difficulté pour les clubs est de rentrer dans les écoles. Nous on a pris le problème à l'envers. Dans notre programme on a essayé d'identifier 1.000 ambassadeurs scolaires qui sont déjà dans les écoles, de les aider à développer le rugby, à convaincre leurs collègues de faire des cycles de rugby dans les écoles. Au niveau du collège, il faut soutenir les classes à horaires aménagés et les sections sportives.

À l'université il faut redonner de l'attrait. Il y a des filières STAPS où le rugby n'est plus enseigné. Comment voulez-vous donner la fibre rugby ? Il y a du boulot à tous les étages. On est décidés à mettre l'accent sur ça en développant les relations et en mettant de l'argent."

"On ne gère pas une fédération comme on gère un club professionnel"

Florian Grill fustige la gestion financière de la FFR...

"On ne gère pas une fédération comme on gère un club professionnel. On a l'impression que c'est le cas. On dépense sans compter en terme de masse salariale ou encore de cadeaux faits aux clubs. On met en péril l'avenir du rugby. Quand on est à la tête d'une fédération on n'a pas le même temps que lorsqu'on est dans un club professionnel. Le temps d'une fédération doit être plus long. On doit réfléchir sur les trois, cinq ou dix ans à venir et là on est dans l'immédiateté." 

Bernard Laporte lui assure qu'il a tenu 90% de ses engagements...

"Si on tient 90% de ses engagements pour avoir 50.000 licenciés en moins, franchement ce n'était peut-être pas les bons engagements. Ce sont des faits. Si on se regroupe à cinq ou six clubs pour faire une équipe juniors... Ce n'est pas la solution. Il faut donner les bonnes réponses aux bonnes questions." 

Le XV de France en revanche a relevé la tête ces derniers mois...

"Il y a une belle génération qui arrive. On peut compter sur Fabien Galthié pour que cette génération marque le rugby un petit peu. Je n'ai aucun souci par rapport à l'équipe de France. Ce sont souvent des petites histoires les saisons du XV de France. On est bien partis, je souhaite que ça continue parce que c'est important dans le recrutement des licenciés. C'est la vitrine la plus importante de notre sport. On est sur la bonne voie avec de beaux joueurs qui je l'espère seront capables de ramener la Coupe du Monde en 2023."

Bernard Laporte refuse de reporter l'élection comme le souhaiterait Florian Grill. Vous comprenez ?

"Je le comprends sur des raisons politiques qui lui sont propres mais je ne le comprends pas sur l’équité d'une campagne. Elle a été arrêtée pendant deux mois, cela semblerait logique de reporter l'élection, comme l'ont fait toutes les autres fédérations. Il y a eu des avis du comité d'éthique de la FFR, du CNOSF... et Bernard Laporte donne un coup de menton et dit non. L'écoute et le respect des institutions ce n'est pas la priorité chez cette gouvernance." 

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