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Entretien avec Kevin Gourdon : à 31 ans, le troisième ligne joue sa neuvième saison au Stade Rochelais

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Par , France Bleu La Rochelle

Kevin Gourdon joue actuellement sa neuvième saison au Stade Rochelais. Acteur de la montée en Top 14, il a depuis joué deux 1/2 finales de championnat, et une finale de Challenge européen. A 31 ans, il espère pouvoir reporter un jour le maillot de l'équipe de France. Il compte déjà 19 sélections.

Kevin Gourdon, troisième ligne à la Rochelle depuis 9 saisons. Photo du 16 mars 2021
Kevin Gourdon, troisième ligne à la Rochelle depuis 9 saisons. Photo du 16 mars 2021 © Radio France - Gérald Paris

Avant la reprise du Top 14 et un déplacement à Bordeaux le samedi 27 mars, le Stade Rochelais a organisé un nouveau "media day" ce jeudi. Une rencontre en individuel entre la presse, et un des joueurs, ou un des membres du staff. Covid oblige, des tables espacées d'une dizaine de mètres sont installées en plein air, sur la pelouse synthétique de l'Apivia Parc au centre de performance. Un rendez-vous à 9 heures du matin. Kevin Gourdon termine son café avant de s'installer en face du micro France Bleu La Rochelle. Entretien avec un joueur qui termine sa neuvième saison au Stade Rochelais.  

France Bleu La Rochelle : Il est encore tôt, une petite question pour se chauffer un peu Kevin, au petit déjeuner, vous êtes plutôt croissant, pain grillé ou biscottes ?

Tu es fou ( rires ), tu crois vraiment que je prends vraiment des croissants le matin ? Non, plutôt, des œufs brouillés, du pain avec du jambon ... et un café.

Revenons sur le dernier match de La Rochelle perdu à Castres 22 à 15. Vous étiez malade, mais vous l'avez vu après en vidéo. Cela a été compliqué avec beaucoup de passes tombées au sol, une rencontre sans relief pour le Stade Rochelais.

Oui compliqué. Avec surtout une première mi-temps qui a été de pauvre qualité, cela ne nous ressemble pas c'est vrai. La semaine avant le match, il y avait des petits signaux d'alerte qui montraient qu'on ne faisaient pas forcément de bons entraînements. D'habitude, on est capable de gérer cela et d'être performant le week-end, là ce n'est pas passé. 

Le match face à Toulouse la semaine d'avant a sûrement laissé des traces parce que physiquement, cela a été très engagé.

Après, c'est compliqué de me prononcer, sachant que je n'ai pas joué Toulouse ... Je n'ai pas non plus joué à Castres, mais je pense que oui, le groupe a une énorme déception par rapport au match de Toulouse parce qu'on a énormément donné. On s'est beaucoup investi et on passe ... à rien du tout. Donc je ne sais pas. On avait la chance d'aller jouer à Castres et d'essayer de mettre un peu les pendules à l'heure. Mais on n'a pas réussi. 

Les joueurs disaient avant ce match face à Castres,  que les vacances feraient du bien après ... Les vacances sont passées maintenant. Cela a vraiment fait du bien ?

Oui, oui, parce qu'on a une saison particulière, même si on a eu des matchs reportés à cause du Covid, à chaque fois, on a fait deux semaines complètes d'entraînement. On n'a pas vraiment eu de coupure psychologique. Non. Là, je pense qu'il y a beaucoup, beaucoup de mecs qui avaient beaucoup joué et qui avaient besoin de break. 

Si on regarde le prochain match, c'est l'Union Bordeaux Bègles à Bordeaux, on peut dire sur les dernières années que ça ne vous a jamais vraiment réussi ...

Oui, c'est comme Castres, la dernière victoire dans le Tarn remontait à longtemps. Il y a des équipes comme ça, qu'on a du mal à négocier. A Bordeaux, il y a deux ans, je crois, on était plutôt dans les clous. Et finalement, on n'arrive pas à remporter la victoire. Mais ça va être une rencontre très importante parce que je pense qu'ils nous attendent de pied ferme au vu du dernier match qui s'était passé chez nous. ( NDLR victoire 20 à 6 pour La Rochelle )

Avec Christophe Urios à la baguette, cela a changé un petit peu cette équipe bordelaise. L'année dernière, ils étaient bien partis pour se qualifier pour la première fois de leur histoire pour les phases finales. C'est un adversaire qui va rester dangereux pour la qualification cette année. C'est une évidence? 

Oui. Au vu de leurs performances de toute façon, que ce soit chez eux ou à l'extérieur, c'est un candidat. 

Cette équipe bordelaise, elle s'est étoffée récemment avec un transfert de Louis Picamoles en troisième ligne, ou encore Thomas Jolmes l'ancien rochelais en deuxième ligne. On a de plus en plus de changements en pleine saison. C'est une bonne chose ?

Oui, c'est une bonne chose, puisque si le joueur est en recherche de temps de jeu et que ça ne se passe pas forcément bien. C'est une opportunité de pouvoir aller jouer tout simplement dans un autre club assez rapidement. Donc, je pense que oui, c'est une chance pour le joueur. 

Comment voyez-vous cette fin de saison pour La Rochelle? Si l'on regarde froidement : première demi finale du club en 2017, la deuxième en 2019, la troisième en 2021 ? 

( rires ) J'espère, j'espère ... En tout cas, oui. On fait une bonne saison pour l'instant. Il reste quand même quelques matchs pour essayer de se qualifier, de rester là où on est. Après, il ne faut pas qu'on jette tous les efforts qu'on a fait jusqu'à maintenant et de ne pas se rater sur ce qui arrive. 

Vous avez vécu deux demi finales de Top 14 avec La Rochelle, en 2017 face à Toulon et 2019 face à Toulouse ? Quels souvenirs en gardez-vous ? 

En 2017, on a fait une saison incroyable. On a vraiment joué un très, très haut niveau et c'est vrai que, on est arrivé sur la fin, et on a perdu un peu notre magie. On n'a pas été comme on aurait pu et on aurait dû être. On n'a pas joué notre rugby et notre niveau, mais sur la fin, on paye complètement cash. Pour la deuxième, on tombe sur peut être plus fort que nous sur ce match là et on n'a pas spécialement de regrets. Je pense qu'on a pas de regrets par rapport à ça. 

Parlons de La Rochelle sur cette fin de saison. Il y en a un qui a déjà acheté et qui l'a dit depuis très longtemps. C'est Yannick Bestaven qui a acheté ces places pour la finale du Top 14. Il est convaincu que La Rochelle y sera cette année. Vous avez dans votre entourage des gens qui vous parlent de plus en plus d'une potentielle finale ?

Non, mais sinon, quand les supporteurs nous abordent, c'est plus sur la saison en elle même que les matchs de phase finale. Précisément, et c'est vraiment les gens sont contents que le Stade Rochelais fasse une bonne saison au delà des phases finales et de remporter peut être un Bouclier de Brennus, c'est plus sur le fait de bien jouer et de bien figurer au classement qui leur font plaisir. 

On a la sensation de l'extérieur que c'est un peu l'année ou cela peut passer pour le Stade Rochelais ?L'équipe a un petit peu plus de profondeur, un peu plus d'expérience, de vécu. 

C'était le cas aussi à la première demi finale ... l'année ou jamais, dans le sens où on finit premier du Top 14. On n'a jamais aussi bien joué. Et pourtant, finalement, à la fin, on ne ramène rien du tout. Cette saison là, on essaie de construire le mieux possible pour essayer d'arriver au bout ... pour la première fois. 

En Coupe d'Europe, vous jouerez à Gloucester le 2 avril. Ce n'est pas forcément le tirage au sort le plus compliqué ?

Je ne sais pas s'il y a vraiment des bons et des mauvais tirage. Quand on est qualifié en Coupe d'Europe parce que il n'y a que les meilleurs. Là on va retrouver nos amis de Gloucester qui nous avaient déjà battu chez nous en Challenge Cup ... On verra, on est surtout très contents de disputer cette compétition. 

Pour le Tournoi des Six Nations, la France reçoit le Pays de Galles samedi. Des gallois qui ont gagné leur quatre premiers matchs. La France peut encore remporter le Tournoi. Gros match en vu ?

C'est très, très compliqué dans le sens où les Gallois vont vouloir remporter le tournoi. Avec ce match là, ça va être primordial pour eux. Je pense que ça va être difficile, mais la France est assez solide pour se relever après sa défaite face aux anglais. 

Même derrière la télévision, vous vibrez en regardant les Bleus ?

( grand sourire derrière le masque ) Peu importe le match de rugby, je m'emballe beaucoup, je suis assez stressé quand le jeu s'installe dans les zones de marques. Cela me raidit un peu.

On se lève du canapé ?

Non, mais j'ai la sensation de faire de l'apnée sous pression, et c'est pour çà que cela me fait vibrer.

Vous l'avez porté ce maillot de l'équipe de France, une dernière fois en 2018 face à la Nouvelle-Zélande, avez-vous une certaine nostalgie ? 

Plutôt une fierté, parce que c'était l'aboutissement de tout mon travail et que c'est la consécration de jouer pour son pays et de jouer au plus haut niveau. C'est beaucoup, beaucoup de fierté par rapport à ça. Après la coupe du monde de rugby 2023, c'est encore loin. J'essaie de bien travailler encore avec le Stade Rochelais pour, pourquoi pas, casser la ligne. On ne sait jamais sur un malentendu. 

Avez-vous gardé des maillots de l'équipe de France ? ou vous les avez distribués aux proches ?

J'en ai encore quelques uns. J'en ai beaucoup donné. J'en ai fait gagner aussi beaucoup à plein de gens, via des associations aussi, comme pour l'association Aladin par exemple, qui réalise les rêves des enfants gravement malades. 

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