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EXCLUSIF - Stade Toulousain : reprise, tests, coupe d'Europe... les confidences de Didier Lacroix

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le président du Stade Toulousain se confie à France Bleu Occitanie alors que le flou règne toujours dans le monde du rugby. La coupe d'Europe, le soutien des supporters, les mesures de reprise... Didier Lacroix a balayé les différents sujets dans notre émission Club XV ce lundi.

Didier Lacroix.
Didier Lacroix. © Maxppp - PHOTOPQR/LA DEPECHE DU MIDI/MAXPPP

Didier Lacroix, président du Stade Toulousain était l'invité exceptionnel de ce nouveau numéro de "Club XV" en mode confiné. L'occasion de faire le tour de l'actualité en longueur. 

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Les supporters 

France Bleu Occitanie : Didier, le mur de soutien lancé il y a quelques jours est un franc succès.

Didier Lacroix : Cela marche très très bien. En 48 heures, on a passé le cap des 5.000 briques vendues. Avec des mots de soutien qui font chaud au coeur. L'idée c'est de structurer le financement de l'association et du centre de formation. Bien sûr, c'est une aide à l'économie du club mais il faut juste trouver le bon ton en étant capable de ne pas pleurnicher sur notre sort. Il y a bien d'autres personnes touchées par la maladie."

Où sera situé ce mur dans l'enceinte du stade ?

Le premier mur partira de l'entrée de la brasserie pour glisser jusqu'à la Bodega. On espère le remplir intégralement. Il y a aussi une réflexion sur d'autres situations dans le stade, toujours dans la cour intérieure, sur la symbolique d'un ruban qu'on pourrait dérouler sur d'autres endroits d' Ernest-Wallon.

Comment récompenser les supporters qui ont clairement fait savoir pour la plupart qu'ils ne souhaitaient pas être remboursés de leur abonnement ?

On n'a pas déterminé complètement le mode opératoire. On cherche la formule la plus efficace. On le saura quand on connaitra le début du championnat, sous quelle forme il va se faire. On va essayer de voir comment on peut étaler une somme qu'on aurait dû leur rembourser. On prend le temps puisqu'officiellement les matches ne sont que suspendus. Le match de Coupe d'Europe est reprogrammé en septembre pour le moment. Pour l'instant, on compte bien jouer l'ensemble de ces phases finales de Coupe d'Europe.

L'impact économique

Mesurez-vous désormais un peu mieux l'impact économique de cette crise ? 

Cela se mesure tous les jours un peu plus mais c'est bien trop prématuré de connaitre toutes les conséquences. Parce que le terrain est mouvant. On a murmuré une horreur qui s'appelle le huis clos. Si on doit demain jouer à huis clos, notre club a une espérance de vie de 40 jours. Il faut à tout prix que l'Etat et l'ensemble de nos élus prennent conscience de la spécificité du rugby et de son financement. Même si on a une saison normale l'an prochain, on ne connait pas l'impact du Covid-19. Aujourd'hui, on attend le contenu de la saison prochaine. On prépare des budgets en imaginant une saison normale et on dégrève un peu ce que l'on pense voir bouger dans l'été. Mais savoir vers quoi on tend réellement, c'est compliqué. On n'a pas de cap clairement identifié.

Si on doit demain jouer à huis clos, notre club a une espérance de vie de 40 jours - Didier Lacroix

Qu'en est-il des salaires des joueurs ? 

C'est relativement simple. On a l'avantage de jouir ici d'une relation particulière avec beaucoup de transparence. Le problème c'est qu'on ne peut travailler que sur des hypothèses. Le jour où on aura entamé ces négociations, c'est qu'on aura déjà fait un maximum d'efforts sur tout le reste des charges. On l'a déjà commencé parce qu'il faut que l'on revoit l'ensemble de notre organisation. Les négociations doivent être faites de façon individuelle mais bien sûr qu'on va mettre des règles du jeu pour tout le monde avec une explication de la situation économique. Il faut être le plus juste possible pour avoir un discours avec les joueurs.

Didier Lacroix : "Je ne peux pas m'éviter de passer par la pelouse chaque matin"

Confinement et déconfinement

A quoi ressemble la vie au club pour Didier Lacroix ? 

On en est l'exemple, nous sommes derrière un écran au lieu d'être dans vos studios. C'est une période où j'aiguise en tant que président un maximum de lucidité. En ce moment, il faut avoir une capacité à encaisser un certain nombre d'informations et essayer d'en tirer un jus concentré et prendre les décisions. Personnellement, je ne peux pas m'éviter d'arriver au stade sans passer par la pelouse. Je vous en fais la confidence. Il n'y a pas un matin où je ne monte pas dans la tribune en faisant un signe aux jardiniers. On ne sait pas quand on reverra ces tribunes remplies mais on sait que ça va arriver. C'est ça qui génère de l'enthousiasme chez moi pour travailler encore plus fort tous les jours.

L'avenir... Et la Coupe d'Europe

Quelle reprise pour l'effectif professionnel ? 

Les joueurs ont des fourmis dans les jambes. Pour l'instant, on ne peut pas tester nos joueurs tant que la Ministre des Sports ne nous a pas donné l'autorisation. On peut comprendre qu'on ne soit pas dans la priorité sanitaire du pays. Moi j'ai un peu peur de cette mise en danger. En ne les testant pas, on ne sait pas dans quel cas sont les joueurs. On ne peut pas les attacher à leur fauteuil. On leur dit qu'ils n'ont pas le droit de s'entraîner au club, qu'ils ne peuvent pas se mettre à haute intensité. Dès lors qu'on aura un "go", tout est prévu, tout est balisé pour que les joueurs puissent revenir en toute sécurité. Avec un énorme suivi. Une batterie de tests, un questionnaire, test cardiaque, pulmonaire. On va faire un suivi quotidien avec des tests hebdomadaires derrière. Qu'est-ce qui va se passer si on a de nouveau un cas ? Est-ce qu'on met un club à l'arrêt ? Cela va être compliqué dans le monde du sport. Elles sont là les inquiétudes.

Les joueurs partis à l'étranger, comme Cheslin Kolbe, vont devoir rentrer ? 

Cheslin a toujours un coup d'avance. Quand on a été confiné il était déjà en Afrique du Sud. Ces joueurs seront mis en quarantaine quand ils vont revenir. Seulement trois joueurs étrangers du Stade Toulousain ont quitté le territoire.

Nos confrères de Midi Olympique parlent d'un possible boycott des clubs français s'ils n'obtiennent pas les huit places qualificatives en Champions Cup, qu'en pensez-vous ?

On était dans les premiers à militer pour ça. Pas forcément parce qu'aujourd'hui on n'est pas qualifiable. Si je pousse le raisonnement jusqu'au bout, le Stade Toulousain, c'est pas pleurnicher dans les instances. Il faut qu'on gagner la Coupe d'Europe ou alors qu'il y ait annulation de la saison. On a le droit d'être complètement subjectif. Je porte le polo du Stade Toulousain. Mes joueurs, mes partenaires, mes abonnés ne comprendraient pas que je n'aille pas jusqu'au bout pour défendre les intérêts de mon club. Il faut le faire de façon nuancer. Oui, nous avons milité pour une Coupe d'Europe qui qualifierait huit clubs. Pourquoi ? Parce que la victoire en Challenge Cup ou en Champions Cup qualifie pour l'année prochaine. Vous pouvez donc avoir une victoire de Castres et de Toulouse et là vous allez voir que Clermont et La Rochelle vont monter dans les tours et se dire effectivement ce serait bien qu'on en ait huit.

Il faudrait convaincre les Anglais et les Celtes...

A priori on partirait sur des poules de trois l'année prochaine pour récupérer deux dates dans le calendrier. La discussion dans laquelle on doit embarquer les Celtes et les Anglais,  c'est d'avoir huit poules de trois et non pas six. C'est une des formules pour essayer de s'adapter à ce qui reste insoluble. Ne pas finir un championnat, quoiqu'il arrive, c'est une somme de frustrations pour ceux qui étaient en tête comme l'UBB ou Lyon. Quelles que soient les décisions, on essaie d'être le moins frustré possible. Prendre un peu de hauteur d'esprit de temps en temps ça fait pas de mal.

Y a-t-il une chance de jouer le quart contre l'Ulster en septembre ? 

A l'heure où l'on parle oui. Tout est prévu dans l'organisation de la Coupe d'Europe, c'est d'attendre le top départ pour rejouer et de jouer prioritairement ces phases finales. Certains diront on l'a pas fait pour le championnat, pourquoi on ne le ferait pour la Coupe d'Europe. Déjà, on a joué toute la phase de poule. Deuxièmement, les Celtes ont à tout prix besoin de jouer ces phases finales. J'ose espérer que ce sera le plus tard possible, quand on aura déjà joué un certain nombre de matches. Que ce match se fasse au moment où sportivement on s'est remis en condition. Il ne faut pas être utopiste mais se donner encore le droit de rêver.

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