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Fin de carrière pour Armand Batlle, ce Catalan devenu grand ailleurs

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Par , France Bleu Roussillon

Armand Batlle et Catalan, les deux sont indissociables. À 34 ans, le joueur d'origine rivesaltaise raccroche les crampons. Sa carrière pro a commencé à l'USAP, elle se termine à Castres. Un Brennus et un drapeau sang-et-or, tels sont les deux plus beaux symboles de la carrière de ce joueur classe.

Armand Batlle en bleu et blanc et en sang-et-or
Armand Batlle en bleu et blanc et en sang-et-or - CO

Clap de fin pour Armand Batlle. Le rugbyman catalan a su faire carrière ailleurs que chez lui, lui qui a pourtant voué tout au long de sa carrière un amour indéfectible à son territoire. Il a porté du bleu et blanc (Colomiers), du rouge et bleu (Grenoble) et du bleu et blanc encore (Castres) mais à ces couleurs de club, se sont toujours mêlées les couleurs sang-et-or.

Les images restent en mémoire lors de ce titre de champion 2018 avec le CO. Armand Batlle après la demi et la finale s'est empressé d'arborer le drapeau catalan sur les épaules pour le tour d'honneur. "Le fait d'être catalan, j'en suis fier et je le revendique même si je ne pratique pas régulièrement la langue. Mais, ne serait-ce que par nom je suis obligé de me justifier à chaque fois. J'ai, du coup, toujours été obligé de parler de cette catalanité. C'est normal de ne pas oublier d'où je viens. Pour moi, ça a toujours été logique de représenter les Catalans expatriés."

À 34 ans, Armand Batlle met un terme à sa carrière. Une carrière basée sur la fidélité, le dévouement et l'envie. S'il n'est pas l'ailier le plus physique ni le plus rapide, il a toujours su compenser avec l'envie pour s'imposer finalement à l'aile dans chacun des clubs où il a joué. Avec près de 200 matchs en professionnels, il a su rebondir. S'il n'avait plus été désiré à l'USAP en 2013, il a su s'imposer ailleurs pour finalement toujours jouer au dessus du niveau de l'USAP ou au pire au même niveau. 

"Mon attachement à l'USAP est sincère."

Pourtant, le seul petit regret qu'il garde, c'est de ne pas avoir pu reporter le maillot usapiste : "J'aurais bien aimé. Maintenant, une carrière est aussi faite d'opportunités et de choix. Je n'ai pas eu cette opportunité de revenir. Mais s'il faut parler de mon attachement à l'USAP, il est sincère. Je suis très heureux que l'USAP remonte en Top 14 et j'espère vraiment qu'elle va pouvoir se stabiliser à ce niveau parce que la ville et la région le méritent."

Pour le reste, l'ailier rivesaltais est, et peut, être fier de ce qu'il a accompli : "Je n'ai aucun regret ! Ça a toujours été mon leitmotiv. Si je prends du recul pour regarder ma carrière, j'ai quand même intégré le centre de formation de l'USAP assez tard, à 20 ans. Même mon premier match en pro, je l'ai fait tard, j'avais 22 ans. J'ai découvert tard ce poste d'ailier et j'avais pris du retard à l'allumage. 

_Je me rappelle même qu'en 2010, j'étais en fin de contrat à l'USAP et j'avais eu une discussion avec Jacques Brunel, il m'avait fait confiance en me disant que j'allais faire carrière. Je n'ai donc aucun regret, j'ai connu beaucoup de choses en Top 14 et en PRO D2, j'ai connu des luttes pour le maintien, des phases finales, l'équipe de France à 7, les Barbarians. Alors oui, bien sûr s'il restait un petit regret ce serait celui de ne pas avoir pu rejouer à Aimé-Giral, même avec un autre maillot que celui de l'USAP. En 2014, j'aurais pu avec Colomiers pour le premier match de l'USAP en PRO D2 mais Bernard Goutta (entraîneur de Colomiers) n'avait pas voulu aligner de Catalans sur la pelouse car il voulait nous protéger du contexte. Je l'avais mal pris et je lui avais dit que je n'aurais peut-être plus l'occasion de ma vie de jouer à Aimé-Giral et ça a été le ca_s."

Le souvenir d'un premier essai lors de son premier match en pro

La tête bien sur les épaules, la fin de carrière d'Armand Batlle était programmée. Le Castres Olympique aura été sa dernière aventure : "Je suis rentré à l'école de kiné en 2018 et j'ai fait un plan de reconversion. Je savais que le deal était que j'arrête ma carrière à 34 ans pour pouvoir faire mes deux dernières années d'études."

Il aura désormais l'armoire à souvenirs bien remplie : des photos, des beaux moments en mémoire : "Il y aura bien sûr ce Brennus avec Castres, c'était le Graal. Beaucoup de grands joueurs n'arrivent pas à le gagner tellement c'est dur et quand ça t'arrive, tu ne réalises pas. Et puis, l'autre grand moment que je garderai en mémoire c'est aussi ce premier match avec l'USAP. Le club venait d'être champion de France et recevait Bayonne en prime time sur Canal plus, un samedi d’août et pour mon premier match, je marque un essai."

Maintenant, une nouvelle vie s'offre à Armand Batlle. En attendant de devenir kinésithérapeute, il ne s'éloignera pas non plus totalement des terrains. Par amitié et par passion, il ira régulièrement du côté de Pierre-Fabre à Castres ou d'Aimé-Giral à Perpignan "tout en jetant aussi un œil sur Colomiers et Grenoble". Fidélité, reconnaissance, c'est ainsi qu'Armand Batlle a construit sa carrière. Reste à savoir où il se stabilisera plus tard et s'il devra encore et toujours dire : "Armand Baille, pas bateule, je suis catalan !"

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