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Rugby

Finale de Pro D2 : La surprenante décontraction des Bayonnais

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Par , France Bleu Pays Basque

Bayonne et Brive s'affrontent ce dimanche 26 mai en finale de Pro D2 à Pau. Les deux équipes ont découvert la pelouse du stade du Hameau à 24 heures du coup d'envoi avec deux états d'esprits assez différents. Très rapidement pour les Brivistes, dans une étonnante décontraction pour l'Aviron.

Les joueurs bayonnais se sont regroupés avant le dernier entrainement sur la pelouse du Hameau à 24h de la finale de Pro D2
Les joueurs bayonnais se sont regroupés avant le dernier entrainement sur la pelouse du Hameau à 24h de la finale de Pro D2 © Radio France - Thibault Vincent

Bayonne, France

Comme de coutume dans le rugby français, les deux protagonistes de la finale de Pro D2 ce dimanche 26 mai à Pau se sont prêtés à la conférence de presse d'avant-match et ont découvert la pelouse du stade du Hameau, théâtre de l'évènement.

Deux équipes, deux approches

Les Brivistes, arrivés avec 30 minutes de retard sur le planning, sourires rentrés, ont effectué une mini mise en place, extrêmement rapide qui a duré une vingtaine de minutes. 

A l'opposé, juste avant eux, les Bayonnais ont foulé le terrain en total décontraction, débutant même leur séance d'un peu moins d'une heure par des jeux et des rires. 

Les Bayonnais décontractés à l'entrainement à Pau à 24H de la finale de Pro D2 - Radio France
Les Bayonnais décontractés à l'entrainement à Pau à 24H de la finale de Pro D2 © Radio France - Thibault Vincent

"On se laisse porter par l'insouciance juvénile"

"C’est tout bonus pour nous, on a pas trop de pression, on ne se rend même pas trop compte que c’est une finale. C’est ce qui fait peut-être notre force" analyse l'arrière Julien Tisseron. 

Son capitaine Antoine Battut, papa du groupe, d'expliquer qu'"il y a une bonne partie de l'effectif qui est jeune, qui nous amène de l'insouciance, beaucoup d'enthousiasme et du coup là en ce moment... (sourire) _parfois on en devient même presque méfiant parce qu'on se dit tout va très bien, j'ai du rater quelque chose_... mais non, donc on se laisse porter par cette insouciance juvénile."

"Je les force à rester comme ils sont"

"Si on est trop concentrés, _trop focalisés sur cette finale, on passe à côté_, acquiesce Guillaume Rouet, donc c'est bien de garder la décontraction, c'est ce qui fait notre force cette année. On essaie de pas prendre l'évènement trop au sérieux, et se concentrer par contre l'heure du match."

"Je ne les force pas à rester concentrés, je les force à rester comme ils sont, c'est le plus important, parce que nous on tourne à cela", confirme Antoine Battut. 

"Forcément de l'appréhension"

En face, le pilier briviste Vivien Devisme affiche un tout autre état d'esprit : _"il y a forcément de l’appréhension parce qu’_il y a le stress de la finale, et de l’excitation parce que c’est un moment unique. Etre champion de France de Pro D2 ça arrivera peut-être une fois dans une vie."

Les Brivistes avaient le sourire discret en conférence de presse la veille de la finale de Pro D2 - Radio France
Les Brivistes avaient le sourire discret en conférence de presse la veille de la finale de Pro D2 © Radio France - Thibault Vincent

De ce côté là les deux camps sont sur la même longueur d'onde. _"_C'est vraiment ce titre de champion de France qui nous motive, affirme Julien Tisseron, et qui j'espère nous marquera. Ce serait magnifique."

"On joue pour le titre"

Rien à voir donc pour les Bayonnais avec l'épopée de 2016 qui les avait vus gagner la finale d'accession au Top 14 contre Aurillac à Toulouse, mais sans bouclier au bout. "On joue pour un titre, il y a 3 ans ce n’était pas le cas, confirme le demi-de-mêlée Guillaume Rouet. C’est le titre de champion de France donc c’est quelque chose de beau qui se joue."   

Pas question donc de parler de Top 14 côté bayonnais. « Nous si cela n’arrive pas ce n’est vraiment pas un problème, martèle Yannick Bru, car dans notre plan de marche ce n’était pas prévu, donc sincèrement c’est une pression qui nous glisse dessus, ce n’est pas un enjeu pour nous."

"La pression est sur les deux équipes"

Et le manager bayonnais, sans en avoir l'air, de jeter cette pression sur les Brivistes "programmés pour monter". Mais dans le camp corrézien pas question d'assumer cette charge. Le capitaine Saïd Hirèche se fait on ne peut plus clair : "sur une finale la pression est sur les deux équipes, c’est là même, sauf que eux auront un soutien populaire plus important puisque c’est à côté." Retour à l'envoyeur.

L'approche de la rencontre est également différente entre les deux belligérants. Pour Saïd Hirèche, "c'est juste la victoire qui va compter, même si on aimerait voir une belle finale." Sans parler d'esthétique les Bayonnais eux veulent avant tout : "avoir aucun regret, jeter toutes nos forces dans la bataille, combattre avec conviction, _prendre du plaisir"_, annonce Yannick Bru.

"Ne pas chercher à se travestir"

Le manager bayonnais n'a pas l'intention, pour une finale de changer de discours et d'approche : "Dans la préparation, il ne faut pas s’inventer un autre visage, un autre personnage. Il faut être ce que l’on a été toute l’année, le faire avec conviction, avec force, redoubler de simplicité. En tout cas ne surtout pas chercher à se travestir."

L'Aviron veut rester lui-même, enthousiaste, insouciant, imprévisible, surprenant. Ces qualités qui, alliées à un état d'esprit de groupe et un mental de fer, lui ont permis de renverser la montagne Oyonnax en une mi-temps en demi-finale. Mais Brive est prévenue et se méfie.

Le CAB qui a remporté hier une première victoire. Lors du tirage au sort, effectué par l'ancien internationale et joueur de la Section Paloise Julien Pierre, les Corréziens se sont vus attribué le vestiaire du club local. Une anecdote qui pèse toujours un peu à la veille d'une finale, surtout chez les plus superstitieux, à voir les réactions déçues de quelques bayonnais.

Brive / Aviron Bayonnais, finale de Pro D2 c'est à vivre dès 10h sur France Bleu Pays Basque. Emissions spéciales jusqu'à 17h

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