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Rugby

Finale du Top 14 - Didier Lacroix : "On a remis le Stade Toulousain au centre des débats"

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Par , France Bleu Occitanie

A cinq jours de la finale du Top 14 face à Clermont, le président du Stade Toulousain Didier Lacroix nous livre son sentiment sur ce dernier match de la saison. Toulouse est en quête d'un 20e bouclier de Brennus.

Didier Lacroix vit sa deuxième saison à la tête du Stade Toulousain.
Didier Lacroix vit sa deuxième saison à la tête du Stade Toulousain. © Maxppp - PHOTOPQR/SUD OUEST/MAXPPP

Toulouse, France

Le Stade Toulousain est à 80 minutes du bonheur suprême : décrocher le 20e titre de champion de France de son histoire. La dernière marche s'appelle ASM. La finale du Top 14 aura lieu samedi soir (20h45) au Stade de France. 

France Bleu Occitanie : Que vous inspire cette finale que tout le monde attendait ?

Didier Lacroix : C'est le dernier match. Le premier contre le second. Pour une fois, la logique, si on peut appeler ça une logique, a été respectée. Clermont, c'est la très, très grosse équipe de ces 20 dernières années. Pour moi c'est le club qui a eu le plus de régularité. Comme Toulouse il y a trois saisons, ils ont trébuché la saison dernière. Ils sont revenus au plus haut niveau. Ils ont un effectif très complet. Leur équipe n'est pas imbattable mais on sait qu'il y aura tout ce dont on peut rêver sur une finale. Un gros adversaire, et nous, on va se concentrer sur nous-mêmes, sur notre jeu. Et essayer d'être au rendez-vous.

Vous vous imaginiez être à 80 minutes d'un Brennus en début de saison ? 

On dit toujours que le Stade Toulousain a pour objectif d'être compétitif. C'est l'objectif qu'on s'est fixé évidemment mais ça ne veut pas forcément dire qu'on vise le titre. Le titre c'est plein d'autres aléas, d'autres paramètres. On a prouvé qu'on est compétitif puisque quoiqu'il arrive il y a aura eu une finale de championnat et une demie de Coupe d'Europe. Aller chercher un titre dès cette année, c'est devenu un objectif dans l'année mais loin de là l'idée de se sentir favori. Les joueurs ont gagné cette première place de façon importante, ont montré qu'ils étaient en capacité de battre n'importe quelle équipe. En début de saison, se mettre en position de finaliste ? Peut-être pas à ce moment-là.

Qu'est-ce qui a fait la force de ce groupe pour atteindre une finale ? 

Je suis très fier de voir les sourires de cette génération sur le terrain. Cette ambition qu'ils ont. On a oublié que le capitaine de cette saison s'appelle Julien Marchand. Il a moins de 25 ans. C'est un joueur emblématique qui est blessé. Cette équipe a même réussi à construire deux autres joueurs encore plus jeunes à son poste : son frère Guillaume et Peato Mauvaka. Jamais on se dit qu'on ne peut pas jouer la finale car notre capitaine est absent. On aurait été encore plus fort avec Julien, ça ne lui enlève absolument rien mais c'est ça aussi la force du Stade Toulousain.

A Toulouse, le Stade est sur toutes les lèvres... 

On dit que le club n'appartient à personne, ce n'est pas vrai. Le Stade Toulousain appartient à tout le monde, à la vie quotidienne des Toulousains. On a réussi, on peut s'en vanter avec tous les membres du club, à remettre le Stade Toulousain au centre des débats le lundi matin au café. Grâce à une génération particulière qui sait créer de l'empathie autour d'elle. On trouve les joueurs au marché Victor Hugo, aux Carmes, à Saint-Cyprien... On les trouve aux terrasses des cafés. De façon mesurée j'espère mais ils vivent leur expérience toulousaine à part entière. Qu'ils s'appellent Cheslin Kolbe ou Yoann Huget.

Vous avez battu l'ASM en finale en 1994, 1999 et 2001. Comment on aborde un tel match ?

Il faut régler le plus rapidement tous les problèmes logistiques. Vous ne pouvez pas savoir comme vous retrouvez des cousins éloignés, des amis de longue date... Ils se rappellent à votre bon souvenir. Ils ont besoin de vous dans ces moments pour être invités à la soirée. Il faut se dégager de tout ça. On a essayé de faire ça, notamment avec l'efficacité de Jérôme Cazalbou, pour mettre les joueurs dans les meilleures conditions. Il faut qu'ils pensent seulement à leur jeu et leur récupération.

5.000 places sont allouées pour chaque club, il y aura des frustrés...

Il y a aura des frustrés oui mais il y a une mobilisation générale pour supporter cette équipe à Paris. Ce qui est important c'est l'adhésion globale. Ceux qui seront dans le stade seront des privilégiés mais ce qui est important c'est d'être présent autour du Stade Toulousain. Quand cette équipe rentrera et surtout la saison prochaine. Il ne faut pas se déplacer que pour les finales, le public l'a prouvé cette saison avec six guichets fermés, un public qui a retrouvé toute sa voix.