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Rugby

Finale Top 14 - Ugo Mola : "Clermont, c'est hyper bien cadré. Nous, c'est la bohème"

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Par , France Bleu Occitanie

Avant la finale du Top 14 contre Clermont, l'entraîneur principal du Stade Toulousain a planté le décor ce mardi après-midi, en conférence de presse. Il a balayé les forces et faiblesses des Auvergnats, mais aussi les différences entre les deux clubs.

Ugo Mola, l'entraîneur principal du Stade Toulousain
Ugo Mola, l'entraîneur principal du Stade Toulousain © Maxppp - MICHEL VIALA

Toulouse, France

Toulouse en finale, la logique est-elle respectée selon vous ?

Ugo Mola : Reste à savoir gagner une finale. Clermont a bien évidemment un petit temps d'avance sur nous, en étant champion il y a deux saisons et en gagnant cette année le Challenge européen. Cette habitude-là (des finales), ils l'ont. Nous, nous la découvrons avec une équipe jeune. Le dernier Toulousain champion, c'est Maxime Médard et il avait 25 ans. Ça remonte un petit peu. (...)

Clermont a une palette tellement large qu'à chaque rencontre, c'est un Clermont différent. Le sens tactique et stratégique du staff et notamment de Franck Azéma (entraîneur) n'est plus à démontrer. C'est un fin tacticien, et très souvent il trouve les failles dans les équipes adverses. On a payé le prix lors de nos deux rencontres de championnat, puisqu'on a été pris à défaut sur quelques situations précises, qu'ils avaient programmées et qu'ils maîtrisent sur le bout des doigts.

Quelles pourraient être les failles de l’ASM Clermont-Auvergne ?

C'est une des équipes les plus compactes sur toutes ses lignes, notamment sur la conquête directe, avec une mêlée redoutable, un jeu au pied performant. (...) Des failles, il y en a toujours, mais il faudra les trouver au fil du jeu. A nous d'être dans l'adaptation et de trouver les moyens de mettre à mal cette équipe. Le prévoir, ça serait déjà manquer de respect à Clermont, tant ils maîtrisent le rugby. (...)

"Dès qu’il y a un ballon qui traîne, quand il y a un peu de désordre et que c’est un peu le bordel sur le terrain, cela nous va bien"

On a vraiment envie de jouer ce match contre une super équipe qui joue un rugby enthousiasmant aussi, avec des fulgurances et des premiers temps de jeu autour de la programmation vraiment redoutable. Nous, on n’en est pas là. On n'est pas encore au niveau de Clermont sur ça. Après on sait que nous, dès qu’il y a un ballon qui traîne, quand il y a un peu de désordre et que c’est un peu le bordel sur le terrain, cela nous va bien. Sur le jeu ordonné, comme le Leinster, je pense que Clermont a un petit temps d’avance.

On a l’impression que les gens s’identifient à l’insouciance, au "bordel" dont vous parlez

C'est sûr qu'aujourd'hui, et ce n'est en aucun cas un jugement de valeur, à Clermont, les choses sont hyper bien cadrées, avec le poids d'une entreprise colossale, un club structuré. Nous, parfois, c'est la bohème. J'aimerais que nous soyons un peu plus cadrés. Nous avons ce côté "bordélique" avec au fond un besoin de s'identifier sur ce qui compte le plus : on est un club de rugby, on parle de rugby, et on a une belle équipe de rugby ! Le reste, c'est accessoire.

À titre personnel, comment vivez-vous cette première en tant qu’entraîneur ?

J’ai eu la chance de vivre dans des générations qui gagnaient tellement souvent que j’ai encore ça en mémoire mais en tant qu’entraîneur je vais me focaliser quand même sur le match de rugby. Tout ce qu’il y a autour est important, mais l'activité reste la même. La pression évidemment, mais on a tous envie de gagner, ça va se jouer dans les tribunes, dans les fan zones, auprès des médias mais... c’est un match de rugby. Et jusqu’à preuve du contraire s’il y a bien une chose que l’on sait appréhender, c’est un match de rugby. (...)

"Des bruits, des sons, des atmosphères qui me rappellent plein de choses"

Vous avez été champion avec le Stade Toulousain en tant que joueur en 1994, 1995 et 1996. Ca reste marquant pour vous ?

On a un parcours de vie qui fait qu'on a été marqué par ça. Humainement, amicalement. Ca marque une vie. C'est quelque chose qui ne se retrouve nulle part ailleurs. Moi j'ai des flashes, par exemple quand on est rentrés ce week-end de la demi-finale. Des bruits, des sons, des atmosphères qui me rappellent plein de choses. Et puis bien évidemment tout ce qui en découle : l'amitié tissée, les liens gardés. J'ai eu la chance de rencontrer des grands joueurs, je suis tombé sur une génération exceptionnelle. Et aujourd'hui, j'ai la chance d'entraîner une génération exceptionnelle. Il faut qu'ils le vivent pleinement.