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Rugby

France / Nouvelle-Zélande : "Plus d'envie de bien faire que de peur" pour Rémi Lamerat

samedi 26 novembre 2016 à 7:00 Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Titulaire au centre pour la quatrième fois d'affilée sous l'ère Novès, le Girondin de l'ASM est impatient de ce mesurer ce samedi (21h) à la valeur étalon du rugby mondial. Même s'il est bien conscient de ce qui attend les Bleus face aux Blacks. Entretien.

Rémi Lamerat lors du dernier test face à l'Australie
Rémi Lamerat lors du dernier test face à l'Australie © Maxppp - MaxPPP

France Bleu : De l'impatience et de l'excitation à l'idée d'affronter les All Blacks ?

Rémi Lamerat : Oui, forcément. C'est un match particulier parce que c'est ce qui se fait de mieux au monde et quand on est compétiteur on a envie de se frotter aux meilleurs même si on a déjà été bien servi avec le vice-champion du monde la semaine dernière. Donc beaucoup d'excitation, beaucoup d'appréhension aussi parce qu'on sait que ça va être très compliqué et pas mal de confiance avec ce qu'on a travaillé dans la semaine.

Vous parlez de stress, est-ce que ça peut aller jusqu'à la peur ?

La peur, c'est toujours bien d'en avoir un peu, c'est le signe déjà qu'on respecte l'adversaire. Après, il y en a dans la préparation mais le jour J, quand on enfile maillot et qu'on entre sur le terrain, si on a peur, ce n'est même pas la peine de sortir du couloir. La bonne peur, c'est important pour nous faire avancer et nous faire prendre conscience de la hauteur du challenge mais j'espère que samedi on aura plus d'excitation et d'envie de bien faire que de peur.

On a quand même envie de jouer. On est animé par cette envie et par l'efficacité aussi. On sait que face à ces nations là ça passera par le jeu. Le haut niveau aujourd'hui, ce n'est pas se contenter de faire des petits tas et de bien défendre.

La défaite des All Blacks en Irlande a-t-elle modifié le regard que vous portez sur cette équipe ?

Non. On connaît l'équipe d'Irlande, très solide sur le jeu au pied de récupération, à l'aise sur les plaquages à deux et je pense que c'est ça qui a beaucoup embêté les Blacks sur leur premier test. Forcément on a été un peu surpris du résultat mais chaque équipe a ses armes différentes et ça ne nous a pas rassuré sur la rencontre de samedi. Mais ça inspire un petit peu car on se dit qu'ils ne sont pas imbattables. On va essayer d'avoir le même résultat que les Irlandais en sachant que ce sera très compliqué.

Face à cette ligne de trois-quarts, est-ce que la défense est la priorité ?

C'est un des objectifs mais pas l'objectif primordial. On a quand même envie de jouer. On est animé par cette envie et par l'efficacité aussi. On sait que face à ces nations là ça passera par le jeu. Le haut niveau aujourd'hui, ce n'est pas se contenter de faire des petits tas et de bien défendre.

Je pense que ceux qui l'ont connue l'ont encore dans la tête et l'auront toujours. Mais, à part votre question, je n'ai pas encore entendu parler de ce match là.

Est-ce que la lourde défaite de la coupe du monde est encore dans les têtes ?

Je pense que ceux qui l'ont connue l'ont encore dans la tête et l'auront toujours. Mais, à part votre question, je n'ai pas encore entendu parler de ce match là. Il n'y a pas d'esprit de revanche à avoir puisque chaque match est une revanche avec nous mêmes comme le dit le sélectionneur. C'était déjà il y a très longtemps, dans un contexte différent avec un staff qui a changé, pas mal de joueurs aussi même si cette date restera gravée.

Remi Lamerat, une nouvelle fois associé au centre à son partenaire de club Wesley Fofana - Maxppp
Remi Lamerat, une nouvelle fois associé au centre à son partenaire de club Wesley Fofana © Maxppp - MaxPPP

Il y a-t-il moins de pression quand on affronte un adversaire qui bat presque tout le monde ?

Non, au contraire. On aimerait se dire à la fin du match qu'on fait partie de ceux qui les ont le plus embêtés voire battus. C'est un challenge encore plus excitant à relever, ces semaines là, on élève chacun notre niveau d'exigence. De très bons matches pour voir où on en est et pour faire progresser un peu tout le monde.

Le résultat de samedi donnera-t-il la couleur des tests de novembre ?

Même si on avait battu l'Australie, il y aurait quand même eu énormément de choses à redire et dans la tête des coaches, ça n'aurait pas été que du positif. C'est un petit peu le piège pour les gens de l'extérieur. Nous on va plus s'attacher à analyser le contenu même si forcément c'est plus facile à analyser avec une victoire qu'avec une défaite.

En 1999, j'ai neuf ans, je regarde le match à la maison avec mes parents et quand je vois ça, c'est l'explosion de joie même si je ne comprend pas encore bien l'enjeu d'une coupe du monde. Mais ça restera pour moi le plus bel exploit français face aux Blacks

Quels sont vos souvenirs d'exploits français face aux All Blacks ?

1999. J'ai neuf ans, je regarde le match à la maison avec mes parents et quand je vois ça, c'est l'explosion de joie même si je ne comprend pas encore bien l'enjeu d'une coupe du monde. mais ça restera pour moi le plus bel exploit français face aux Blacks.

Pour la troisième fois de suite, vous serez aux côtés de votre partenaire de club Wesley Fofana. Ça vous aide ?

C'est important pour les repères, c'est un plus. On se connaît bien, je commence à savoir les courses qu'il aime avoir, la façon de lui préparer le terrain. Au niveau de la complicité, c'est sympa. Après, il y a un joueur comme Gaël Fickou qui est pétri de talent et qui correspond aussi parfaitement au projet de jeu. Peu importe les deux qui jouent, ce sera le même rendu. C'est pareil avec Camille (ndlr : Lopez), c'est la mafia clermontoise... C'est toujours sympa de pouvoir jouer avec des mecs avec qui tu t'entraînes au quotidien. On va essayer de s'appuyer sur notre complicité, toujours au service de l'équipe, sans penser à Clermont samedi.