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Rugby

INTERVIEW - Guy Novès : "Ce Stade Toulousain me fait plaisir"

dimanche 4 novembre 2018 à 18:07 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie et France Bleu

Venu introduire une formation sur les préparateurs physiques à Toulouse, l'ancien entraîneur et manager du Stade Toulousain, Guy Novès, a accepté de donner son point de vue sur la saison de son club de toujours et de revenir sur son conflit avec la Fédération Française de Rugby.

Avec le Stade Toulousain, Guy Novès a remporté 10 titres de champion de France et 4 titres européens.
Avec le Stade Toulousain, Guy Novès a remporté 10 titres de champion de France et 4 titres européens. © Radio France - Théo Caubel

Toulouse, France

"Ne plus être sélectionneur, c'est évidemment regarder mon club avec un œil intéressé." Il y a quatre ans Guy Novès quittait son poste d’entraîneur au Stade Toulousain pour rejoindre le XV de France. Mais force est de constater qu'il suit toujours les résultats des Rouge et Noir. Il regarde d'ailleurs la plupart de leurs matchs. Et il semble plutôt convaincu. "Ça me fait plaisir de les voir retrouver un petit peu ce qui a fait la force de ce club il y a certaines années. Il y a du rugby que j'observe et qui correspond à ce que moi-même j'ai appris, ce que j'ai essayé de transmettre." 

"C'est un relais permanent"

Et pour l’entraîneur le plus titré de l'histoire du rugby la relève est bien assurée.  "William Servat, Régis Sonnes, Ugo Mola sont des garçons que nous avons eus comme joueurs. Quand je vois Didier Lacroix, président du club, il a été mon joueur lui aussi. C'est un relais permanent. Et ces gens-là ont compris que le résultat est dépendant du rugby que nous pratiquions à l'époque. Mais ils essayent à leur tour avec leur propre personnalité, leurs idées, l'évolution du rugby, les préparateurs physiques, de produire ce qu'ils arrivent à produire et ça me fait plaisir."

Cependant malgré sa longue carrière au Stade Toulousain, il est redevenu en quelques sortes un simple spectateur. "Je ne vais pas les voir parce qu'aujourd'hui c'est leur tour. Et il est logique de les laisser évoluer dans les meilleurs conditions. Je n'aurais pas aimé avoir autour de moi quelqu'un qui a vécu. Et moi je pense que j'ai vécu. J'ai vécu des choses fantastiques et maintenant c'est à leur tour de les vivre."

Guy Novès salue la bonne forme du Stade Toulousain

"Aujourd'hui, je me prépare, j'attends l'heure H pour atteindre ma cible"

En dehors du Stade, Guy Novès continue son "combat" contre la Fédération française de Rugby qu'il attaque en justice. Il conteste la légalité de sa procédure de licenciement pour faute grave. Il avait été évincé en 2017 de son poste de sélectionneur du XV de France suite à de mauvais résultats. "Je suis quelqu'un qui a été compétiteur pendant de nombreuses années. Aujourd'hui, je me prépare, j'attends l'heure H pour atteindre la cible qui est la mienne : démontrer que ce qui m'arrive est quelque chose de compliqué, difficile à admettre, à comprendre et peut-être pas tout à fait ce que l'on entend."

D'ailleurs, il constate que "les joueurs qui évoluent actuellement dans l'équipe de France sont des joueurs que nous avions pris à l'époque. Il n'y a pas de réel changement."

Guy Novès : "J'attends l'heure H pour atteindre ma cible."

"Mon combat est quelque chose de capital"

L'audience est fixée au 19 février prochain. En attendant, "ça me bloque un petit peu car je ne peux pas me concentrer et donner le meilleur de moi-même. D'ailleurs, j'ai refusé quelques sollicitations parce que mon combat est quelque chose de capital aujourd'hui. Un des grands clubs français m'a contacté mais pour faire ce métier il faut être complètement libéré. Ce n'est pas mon cas aujourd'hui."

Guy Novès n'exclut pas de revenir un jour sur les bancs de touche "si la passion est toujours la même, si la santé est toujours la même et si des projets intéressants se présentent, on verra." En attendant, Guy Novès "regarde beaucoup de matches et s'occupe de ses petits enfants."