Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Rugby

INTERVIEW - Guy Novès : "Le Stade Toulousain se prépare un bel avenir"

-
Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Guy Novès, ancien entraîneur du Stade Toulousain et sélectionneur du XV de France, était sur le banc des Rouge et Noir lors de la dernière demi-finale du club en 2015. Son regard sur la saison toulousaine, Xavier Garbajosa, le nouveau staff du XV de France... Entretien.

Guy Novès.
Guy Novès. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Toulouse, France

Il a soulevé dix boucliers de Brennus, quatre Coupe d'Europe. Guy Novès connait mieux que personne le parfum de ces phases finales. Il a accepté de répondre aux questions de France Bleu Occitanie. 

France Bleu Occitanie : Guy Novès, le Stade Toulousain retrouve les demi-finales du Top 14 quatre ans après... 

Guy Novès : Cela fait vraiment plaisir. Je n'ai vécu que des demi-finales et une seule fois un quart de finale pour ma part quand j'étais au club. De revoir le Stade Toulousain à ce niveau, ça me fait plaisir. Surtout qu'il y a eu aussi une demie de Coupe d'Europe. C'est vraiment un parcours fantastique.

Le plus dur commence maintenant ? 

C'est une compétition différente qui débute. La phase finale, ce sont des matches qu'on ne peut pas aborder avec le même enthousiasme que celui qu'on peut avoir tout au long de l'année. A l'époque, le Stade était comme un caméléon qui changeait de peau au moment des phases finales. J'espère que ces jeunes joueurs, pour la plupart, sauront se mettre à ce niveau-là."

Il faut tempérer cette folie ? 

Non, c'est ce qui a fait gagner le Stade Toulousain toute cette saison. Ce qui a fait qu'ils ont atteint une demi-finale de Coupe d'Europe. Ce comportement il faut le garder. Le Stade Toulousain doit garder cet envie de jouer mais par exemple, l'échec en Coupe d'Europe doit servir de référence."

Guy Novès : "Le Stade a de grandes chances d'aller au bout"

Toulouse est favori au Brennus selon vous ? 

Quand on est coach ou joueur, on n'aime pas être qualifié de favori. On essaie de se cacher mais les performances de cette équipe sont fantastiques. En Top 14, j'ose dire que le Stade a de grandes chances d'aller au bout mais attention parce que la phase finale c'est vraiment particulier.

Qu'est-ce que vous avez le plus apprécié cette saison ?

J'ai lu Régis Sonnes qui disait "on a ça dans l'ADN, c'est ce qu'on nous a appris." Ce qui m'a fait le plus plaisir c'est que j'ai l'impression qu'en plus d'avoir appris, ils ont encore plus amélioré le système. Quand on voit ces passes à l'aveugle, cette volonté de jouer debout, cette disponibilité permanente tout en ayant une défense de fer. J'ai vu des joueurs revenir en très grande forme. Le travail qui a été fait est un travail de fond qui va servir pour l'avenir, c'est séduisant. Quel que soit le résultat, titre ou pas titre, l'avenir est là. On ne peut pas effacer cette saison. On peut penser que le Stade, avec cette nouvelle génération de talent, est en train de préparer un bel avenir.

La jeunesse, ce n'est pas un défaut pour un match couperet ?

Moi je jouais avec des gosses de 18 ans. Ntamack, Garbajosa, Michalak, Clerc... Tous ont joué à 18 ans. Avoir des jeunes gens sur lesquels on va pouvoir s'appuyer, je crois que l'avenir du rugby français passe par cette formation. Elle est reconnue, elle fait du bien aujourd'hui. Ces jeunes, pour certains, ont porté le maillot du XV de France. Etre jeune, avoir de l’enthousiasme c'est capital. Etre entouré d'un Kaino, c'est vraiment l'équilibre qu'il faut avoir.

En face, Xavier Garbajosa est installé sur le banc de La Rochelle. Vous vous attendiez à le voir dans la peau d'un coach ?

Quand il a eu 18 ans, je ne pensais pas que Xavier serait un jour entraîneur. C'est un garçon qui a été tellement attentif à ce qu'on lui demandait, je ne me rendais pas compte qu'il était en train d'intégrer un certain nombre de données. Le fait qu'il sache se remettre en question, qu'il soit à l'écoute des autres, je ne suis plus du tout étonné. Retrouver Xavier Garbajosa en face d'Ugo Mola, je suis très fier. Très très fier pour ce club. On a l'impression d'avoir semé des pépites un peu partout.

Maintenant que le conflit avec la FFR est passé, vous êtes tenté de retrouver le monde du rugby ? 

Je suis pas mal sollicité pour faire quelques interventions, j'observe de très près. Par exemple les résultats fabuleux de Yannick Bru avec Bayonne. Je vois qu'il n'était pas si incompétent que ça. Je ne suis pas démangé par l'envie de revenir dans le rugby. J'ai plaisir à échanger, j'occupe mon temps de cette manière.

Les bouleversements au sein du staff du XV de France pour le Japon, vous en pensez quoi ? 

Honnêtement, ce que la gouvernance actuelle fait je m'en moque un peu. Il faut demander à Laurent Labit s'il est content d'y aller. Apparemment oui. Quand on est nombreux comme ça, cela doit être compliqué autour d'une table pour savoir qui va diriger tout ça et sur quelle compétence on va s'appuyer. Ce sont beaucoup de personnes, qui ont toutes des compétences. Maintenant, il faut les faire travailler ensemble. C'est du management. Si ça marche, additionner des compétences c'est intéressant. Moi au départ, j'étais allé en équipe de France pour préparer cette Coupe du Monde. Le destin en a décidé autrement. Que le XV de France arrive le plus loin possible. Il faut le souhaiter pour les joueurs et pour l'avenir du rugby français.

Cela vous fait mal de voir ce Mondial nippon approcher ? 

Honnêtement non. Je suis quand même ravi de voir que la plupart des joueurs que nous avions sélectionnés sont là. On ne s'était pas tellement trompé. Je regrette de ne pas avoir eu la possibilité d'aller au bout mais je n'ai pas du tout mal.