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Rugby

INTERVIEW - Maxime Lucu : "Une semaine comme beaucoup rêvent d'en vivre"

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Par , France Bleu Pays Basque

Le joueur qui vient de fêter ses 27 ans, vient de se qualifier en phases finale de Challenge Cup avec son club de Bordeaux-Bègles, qui caracole en tête du Top 14. Mais surtout, il est l'une des surprises de la liste des 42 du XV de France annoncée mercredi dernier.

Maxime Lucu avec Bordeaux-Bègles contre le Stade Francais Paris à Chaban-Delmas le 14 septembre 2019
Maxime Lucu avec Bordeaux-Bègles contre le Stade Francais Paris à Chaban-Delmas le 14 septembre 2019 © Radio France - NICOLAS TUCAT / AFP

Biarritz, France

Quelle semaine pour le Senpertar Maxime Lucu. Samedi dernier, l'ancien demi de mêlée aux 143 matches avec le BO était titulaire avec l'UBB (Bordeaux-Bègles). Victoire contre Édimbourg (32–17) et qualification pour les phases finales de la Challenge Cup. Mais surtout, il a surpris son monde, sélectionné dans le groupe des 42 joueurs qui vont prendre part au stage pour préparer le Tournoi des Six Nations. Il était l'invité de France Bleu Pays Basque ce lundi dans l'émission 100 % Club.

France Bleu Pays Basque : Comment-avez vous vécu cette semaine ?

Maxime Lucu : C’est une semaine comme beaucoup rêvent de vivre quand on est rugbyman. L’annonce a chamboulé la semaine. J’ai eu du mal à réaliser sur le début et à rebasculer sur le match de samedi dernier contre Edimbourg. Mais avec un groupe, une équipe et des entraineurs comme ça, surtout avec l’importance du match, on redescend rapidement. Et la qualification au bout fait que ça a été une super semaine et c’est magnifique de vivre des moments comme ça dans le rugby. Porter le maillot Bleus, c’est un rêve.

Grâce à mes parents si j’en suis là aujourd’hui.

Vous aviez rencontré le staff des Bleus il y a quelques semaines, c'est ça ?

C’était un premier contact. Depuis, j’ai rencontré Laurent Labit, pour évoquer le système de jeu et ce que les entraîneurs veulent mettre en place. Notamment sur la notion de groupe. Faire le maximum pour que cette équipe de France soit la plus performante possible dans les Six Nations. Parce que souvent, les résultats découlent de ce que tu sors humainement. Après ils m’ont expliqué pourquoi ils (Fabien Galthié et les entraîneurs) m’ont pris : mes qualités dans la gestion du jeu, le pied, l’occupation. Mais aussi dans le côté « éjecteur » et jouer pour le collectif notamment avec le numéro 10, c’est pour ça que je crois y être avec Matthieu Jalibert. Jouer ensemble en club favorise ma position dans la liste des 42. Je veux juste reproduire ce que je fais à Bordeaux en Équipe de France.

"C'est une grande fierté, et comme c'est un accrocheur, il va se donner à fond pour les Bleus..." - Jean-Paul, le papa de Maxime

Mon père est quelqu’un qui a toujours compté depuis que je joue au rugby. Il m’a beaucoup suivi. D’abord dans les études et quand j’ai eu ce qu’il fallait, ils nous ont toujours soutenu, mon frère et moi, dans ce choix de jouer au rugby. Ce n’est pas quelqu’un qui va dire forcément les choses, alors entendre ça, ça fait du bien de les entendre. C’est grâce à mes parents si j’en suis là aujourd’hui.

Recroiser la route de Charles Ollivon avec le XV de France, pour le Senpertar que vous êtes, c’est un joli clin d’œil.

C’est quelque chose de magnifique, une très grande fierté. Si on nous avait dit ça il y a 15 ans, lorsqu’on était mini-poussins ou poussins qu’on allait se retrouver en Équipe de France… c’est incroyable. En plus il revient de loin et on lui donne le capitanat, c’est une belle histoire. Maintenant on va essayer de profiter de tous ces moments, dès dimanche prochain. 

Le moins que l'on puisse dire c'est que vous n’avez pas perdu de temps : il y a six mois vous étiez au BO, et là, à l'UBB vous faites votre place  (13 matchs, 7 titularisations en Top 14), le club est leader du Top 14 et se qualifie pour les phases finales de Challenge Cup... ça va vite ! 

Ça va super vite même, mais travailler tous les jours, avec ces joueurs, avec ce staff là et dans ce club, c’est un juste retour des choses, une récompense. On travaille dur et on n’a que les résultats qu’on mérite […] Je me régale en tout cas, et j’espère que ça va aller le plus loin possible. Ce club là et ce groupe mérite de faire quelque chose cette année, d’obtenir une récompense à la fin de la saison. On sait que le chemin est long, difficile, mais il faut tenir et croiser les doigts pour qu’à la fin, il y ait quelque chose de magnifique.

Comment se passe votre relation avec Christophe Urios ? 

C’est une énorme surprise, parce qu’on reste sur ce qu’on voit, on entend de lui à la télé, mais sans trop connaitre les semaines de charge d’entrainement, de travail. C’est quelqu’un qui a trouvé les mots, avec un groupe, qui a connu peu d’arrivées, mais qui était meurtri après la saison dernière et particulièrement après la non-qualification. Il a su redonner à ce groupe une âme, de l'allant. Une solidarité qu’il y avait peut-être moins avant. Et ça se voit sur le terrain, notamment défensivement, où certaines équipes peuvent multiplier les temps de jeu contre nous, sans pour autant avancer. C’est quelqu’un qui mise tout sur le travail et l’état d’esprit et la relation qu’il entretient avec son staff, complet, est la pierre angulaire de tout le projet. Ce sont des entraîneurs pour qui tu as envie de donner beaucoup.

Biarritz reste mon club de cœur.

Il y a Bordeaux en ce moment, mais il n’y a pas si longtemps vous étiez encore au BO... vous suivez toujours ce que fait le club ? 

Bien sûr, ça reste mon club de cœur même si j’ai grandi et commencé à Saint-Pée-sur-Nivelle. Depuis tout petit je suis supporteur de Biarritz, j’y ai joué, vécu de super moments, gagné des derbies, joué des phases finales… Je n’oublie pas d’où je viens et c’est grâce forcément à eux, que j’en suis là aujourd’hui. Et pour tout vous dire, l’essai du bonus contre Carcassonne vendredi dernier, je l’ai fêté comme un gosse, j’ai sauté, même si je ne suis plus dans l’équipe. 

Quel regard portez-vous sur la saison du Biarritz Olympique avec une cinquième place cette saison. 

C’est une équipe solide à domicile, on a toujours eu cette difficulté à l’extérieur et cette année ça se confirme encore. Notamment devant, je les trouve très impressionnants, très costauds. La position au classement est méritée et je pense même qu’ils auraient pu faire mieux en allant chercher quelques points de plus à l’extérieur (je pense notamment à Montauban, Perpignan aussi où ils méritaient de ramener plus) mais avec la qualité de l’effectif et ce qu’on voit sur le terrain, je pense qu’ils peuvent espérer plus. 

Maxime Lucu, avec le BOPB contre Massy, le 6 avril 2018 - Maxppp
Maxime Lucu, avec le BOPB contre Massy, le 6 avril 2018 © Maxppp - Maxppp

Espérer, quoi ?

J’aimerais qu’ils se qualifient, avoir des phases finales. Il n’y a qu’à voir la proportion que ça prend dans la ville de Biarritz, lorsque le BO joue des phases finales… On a envie que cette équipe vive ce genre de moments. Après, les trois écuries devant sont très solides. Colomiers fait une super saison. Mais un barrage à domicile serait une belle chose pour le club et ses supporteurs.

► Réécouter l'interview entière avec Maxime Lucu, son père Jean-Paul et Roger Aguerre, son éducateur chez les Reichel au BO

Maxime Lucu dans 100% Club France Bleu Pays Basque

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