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INTERVIEW - Yannick Bru, manager de l'Aviron Bayonnais : "On est en alerte rouge"

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Par , France Bleu Pays Basque

L'Aviron a sombré ce vendredi soir à La Rochelle (40-3) en ouverture de la 19e journée de Top 14. Son 4e revers consécutif en championnat. Yannick Bru, le manager bayonnais appelle à la mobilisation générale avant la réception d'Agen samedi prochain. Interview.

Yannick Bru le manager bayonnais a vécu une soirée douloureuse à La Rochelle
Yannick Bru le manager bayonnais a vécu une soirée douloureuse à La Rochelle © AFP - Xavier Leoty

C'est peut être la claque, l'humiliation de trop. Après s'être lourdement incliné à Lyon, à Bordeaux et au Racing 92, l'Aviron s'est de nouveau effondré ce vendredi soir en déplacement. Cette-fois, sur la pelouse de La Rochelle. Les Maritimes sans pitié avec les Bayonnais leur ont infligé un sévère 40 à 3, en inscrivant 6 essais. L'Aviron, privé de ballons, trop maladroit, trop indiscipliné (avec 16 pénalités concédées et 2 cartons jaunes) a été corrigé par une équipe taillée pour jouer le titre. C'est la 4ème défaite consécutive pour l'Aviron, embourbé dans une spirale négative. Pour couronner le tout, Bayonne a perdu des pièces maîtresses de son effectif dans la bataille. Retour sur cette soirée cauchemardesque avec le manager de l'Aviron, Yannick Bru. 

L’Aviron a eu du mal à exister face à La Rochelle… 

Yannick Bru : Oui… C’est quand même un gros constant d’impuissance. On n'était pas invité. On a joué à l’énergie tout le match, on a colmaté les fuites pendant 20 minutes et puis on a sombré doucement mais sûrement. Il n’y a pas grand-chose à rajouter. 

Vous avez eu aussi de gros pépins physiques dans votre effectif, dès le début du match. 

YB : C’est un scenario catastrophe. On a été outrageusement dominé dans la puissance physique et dans l’engagement. On y a laissé des plumes, on a blessé des joueurs. C’est une dure soirée de retour à la compétition.   

Il faut qu'on fasse le constat que l'on est en alerte rouge

Qu’est ce qui est le plus douloureux ? Le plus difficile à digérer ? L’ampleur du score ? Cette infirmerie qui se remplit ? Le contenu ?

YB : Non mais le contenu… on ne peut pas parler de contenu quand on est fracassé comme ça sur la ligne d’avantage, qu’on est fracassé dans la puissance. Il n’y a rien à faire. On s’est accroché quand même, pendant 20 minutes. On ne peut pas enlever à notre équipe qu’elle a mis du cœur à l’ouvrage pour contenir les assauts rochelais, mais c’était trop faible. Ce qui est douloureux c’est le constat de voir que face à ce genre d’équipe on n’est pas invité à ce niveau. Il faut faire le constat que l'on est en alerte rouge.il faut oublier le Covid-19, il faut oublier le mois passé dans le canapé, on doit mettre toute notre énergie pour redresser la barre de l’Aviron Bayonnais parce que ce n’est pas admissible.

Ce réveil passera par un discours fort ? Un électrochoc ? 

YB : Là je pense qu’ils l’ont eu l’électrochoc. Je pense qu’il a eu lieu sur le match. Ça passe par remobiliser les joueurs valides. C'est avec ces joueurs là que l’on va s’en sortir, qu’on va sauver notre saison évidemment… de toute façon il n’y en a pas d’autres. Ces mêmes joueurs ont fait de très belles choses dans un passé pas si lointain que ça. Ça va aussi passer par de l’humilité, du travail, de la patience pour être prêts samedi à faire un grand match.  

Avant de parler de belle image il s'agit réellement de sauver notre saison

Comment muer des joueurs en manque de confiance à l’issue de cette défaite en guerriers prêts à se battre face à Agen ? 

YB : Il n’y a pas de recette miracle. Cette énergie elle viendra d’eux, d’abord, parce que je pense que je ne vais pas avoir besoin de dire beaucoup de choses. Certains ont rivalisé, d’autres beaucoup moins c’est le constant impitoyable du sport de haut niveau donc on fera les autocritiques et on va remobiliser ceux qui ont envie de montrer une belle image de l’Aviron Bayonnais et en l’occurrence avant de parler de belle image il s’agit réellement de sauver notre saison. Mais je ne pense pas que ce sera difficile de remobiliser les énergies. On peut se trouver plein de circonstances atténuantes mais le constat est qu'aujourd’hui face à La Rochelle - deuxième du championnat - on n’est pas invité à ce niveau d’engagement, on y laisse des plumes, on casse des joueurs, on a plus le temps de s’apitoyer sur notre sort, il faut de suite montrer à nouveau un visage conquérant. 

Pensez-vous que le championnat va se jouer sur les trois prochaines rencontres ? (réceptions d'Agen et Brive, déplacement à Castres)

YB : Incontestablement oui. En tout cas moralement les trois prochains matchs vont avoir un impact crucial, déterminant sur notre saison. Bon après on n’est qu’à la moitié du Top 14 ce vendredi soir, il reste 13 matches mais pour notre dynamique il est impératif de redresser la barre dès samedi.

Pouvez-vous nous faire un point sur l’infirmerie ?

YB : On a deux protocoles commotions, Joe Ravouvou et Jean Monribot. Asier Usarraga est sorti avec une grosse inquiétude au niveau de ses ischios-jambiers. Hugo Boniface a un souci au niveau du péron et Kote Mikautadze au mollet. 

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