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Jean-Baptiste Elissalde (MHR) : "On n'a pas voulu changer notre fusil d'épaule"

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Par , France Bleu Hérault

Alors que le MHR vient de décrocher son premier succès de la saison en Top 14 de rugby contre Agen, à domicile (42-13), l'entraîneur adjoint Jean-Baptiste Elissalde était l'invité de Bertrand Queneutte dans 100% MHR, sur France Bleu Hérault, ce mardi.

L'adjoint Jean-Baptiste Elissalde et le manager Xavier Garbajosa, avec Pierre-Philippe Lafond, ont remporté leur premier succès
L'adjoint Jean-Baptiste Elissalde et le manager Xavier Garbajosa, avec Pierre-Philippe Lafond, ont remporté leur premier succès © AFP - Pascal Guyot

Peut-on dire que vos efforts sont efforts enfin récompensés ? 

JBE : Bien évidemment qu'on est satisfait du résultat au niveau comptable. Mais il y a encore beaucoup de choses à régler. Le premier match a été compliqué. Les trente dernières minutes, partir avec une défaite, ça a été un gros coup de massue sur la tête du staff et surtout des joueurs. On aurait pu travailler avec de la confiance, et malheureusement on s'est mis la tête sous l'eau.

Ensuite, on s'est déplacés chez le vice champion d'Europe (Racing). Une semaine avant leur finale, ce n'était pas le meilleur endroit pour se refaire. Et on a eu un match annulé. Tout a été assez compliqué pour nous. Mais depuis trois semaines, le report de Castres et le déplacement à Toulon, on voit que l'équipe change un peu sa façon de faire au quotidien, et de suite ça va mieux. Mais il y a encore du boulot. 

Pas question de pavoiser, donc ? 

Non, non. On a reçu une équipe en souffrance, qui avait fait tourner en prévision d'un match couperet ce weekend contre Bayonne. Il était donc important de gagner, qui plus est avec le bonus, ça nous a fait du bien. Même si, je le répète, il y a beaucoup de choses à revoir dans le contenu. 

Ces dernières semaines, vous avez su garder le cap, malgré les difficultés : c'était compliqué ? 

La première qualité d'un manager, c'est de résister aux pressions. Celles des médias, des agents, du président, des spectateurs, etc. Il a fallu qu'on fasse front tous ensemble, dans notre petite équipe au niveau du staff. On n'a pas voulu changer notre fusil d'épaule, on a travaillé encore plus dur, en étant plus consciencieux. On a été un peu plus intransigeant, plus sérieux dans nos séances. Et on a failli faire un coup à Toulon, les joueurs ont alors cru en ce qu'on faisait dans la semaine. C'était ça le plus important. 

Vous avez été moins pénalisés, c'est l'une des satisfactions contre Agen ?

On est passé à sept fautes, on a donc divisé par trois. Mais sur les deux premiers matchs, vous savez, on avait été énormément pénalisés sur phase statique : neuf pénalités sur mêlée contre Pau, et un essai de pénalité. Cela fait forcément gonfler les stats. 

Cette fois, vous étiez beaucoup moins sur le reculoir que contre vos adversaires précédents : ça aide, forcément ? 

Je crois qu'il y a aussi une prise de conscience. On a fait intervenir un arbitre la semaine du match qui était prévu contre Castres. Un autre est intervenu ce mercredi, pour travailler avec nous et les joueurs. De toute façon, si nous ne sommes pas disciplinés, nous n'arriverons pas à remonter au classement. 

En agissant ainsi, vous renvoyez aussi une bonne image aux arbitres, celle d'une équipe qui veut progresser : ça peut jouer, les rendre plus cléments ? 

Oui, on peut l'imaginer, même si on ne le fait pas pour ça. On le fait pour nos joueurs, pour être beaucoup moins sanctionnés. Mais évidemment, si avec le bouche à oreille, les arbitres se font passer le message qu'on essaie de progresser, bien évidemment qu'inconsciemment, ça doit jouer dans leur tête. Mais la première chose, ce n'est pas de s'acheter le corps arbitral, c'est d'avoir une bonne discipline sur le terrain, et ne pas mettre en danger nos matchs sur des fautes grossières et inutiles

Prochain match : la réception de Brive. La veille, cinq de vos joueurs auront affronté le Pays de Galles, avec les Bleus. Est-ce une bonne nouvelle qu'une solution ait été trouvée dans le bras de fer entre la FFR et la LNR sur mise à disposition des internationaux ?

C'est un peu compliqué de répondre à ça. J'ai fait partie des deux camps, entraîneur en Top 14 et en équipe de France. Il est évident que quand on est là-haut, on a envie d'avoir un maximum de joueurs pour pouvoir faire des entraînements, des oppositions à quinze contre quinze, pour faire du vrai rugby. J'ai passé deux tournois à 26 ou 27 joueurs, avec un préparateur qu'on mettait sur une aile pour faire le nombre, et c'est vrai que ce n'est pas de l'entraînement de haut niveau. 

D'un autre côté, il y a les clubs, et quand on nous ampute de six, sept ou huit joueurs, avec les autres nations, et qu'on doit disputer cinq ou six matchs de Top 14, soit presque un tiers du championnat, sans nos meilleurs joueurs, c'est trop compliqué. L'entre deux était la moins mauvaise solution pour l'instant, mais quoi qu'il arrive, ça fait tellement d'années qu'on cherche à régler ce problème de doublons, j'ose espérer que ça va arriver bientôt, mais je n'en suis pas certain. 

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