Rugby

Jean-Marc Doussain : "Ma prolongation devrait se régler d'ici peu et j'en serai le plus heureux"

Par Jérémy Marillier, France Bleu Toulouse lundi 18 janvier 2016 à 22:26

Jean-Marc Doussain
Jean-Marc Doussain © Maxppp

Le demi de mêlée ou ouvreur du Stade Toulousain était l'invité des "Jeux du Stade", ce lundi soir, sur France Bleu Toulouse. La Coupe d'Europe, sa prolongation de contrat, Jean-Marc Doussain ce confie.

France Bleu Toulouse : Le Stade Toulousain vient d'encaisser à Oyonnax sa quatrième défaite en cinq matchs de Coupe d'Europe (14-32). Cette rencontre vous laisse-t-elle des regrets ?

Jean-Marc Doussain : C'est sûr, il y avait une revue d'effectif sur ce match. On a manqué un peu d'automatismes et on s'est mis un peu dedans en première mi-temps. Pareil en milieu de seconde mi-temps où l'on arrive à revenir et on prend une interception. C'est dommage car on donne au moins deux essais à Oyonnax, alors qu'en début de deuxième mi-temps, nous revenions dans le match.

Le manque d'automatisme dans cette équipe remodelée, c'est la principale explication à cette défaite ?

On pourrait trouver mille excuses. Cette défaite, c'est notre faute. On avait envie de faire un bon match et nous sommes un peu passé à côté, comme depuis le début dans cette Coupe d'Europe. C'est rageant, car nous avons un bon effectif et on pourrait jouer sur les deux tableaux. On est passé à côté aux Saracens et en Ulster. Nous savions de toute façon que ce match contre Oyonnax n'amènerait rien à part pouvoir reprendre pour certains et se relancer pour d'autres. Ce n'était pas difficile de se motiver pour cette rencontre, nous jouons quand même pour le Stade Toulousain. On a toute une histoire à porter sur nous et l'honneur de ce maillot. Maintenant, on a à coeur de bien finir cette compétition en battant les Saracens, la meilleure équipe européenne.

Dernier de la poule, c'est vrai que cela fait tache.

Pour l'instant, le Stade Toulousain occupe la dernière place de sa poule. Vous qui êtes un enfant du club, qu'est-ce que cela vous fait ?

On s'attarde sur des détails, mais c'est vrai que cela fait tache, un peu. Nous ne sommes pas rentrés dans cette compétition comme il le fallait. On ne peut s'en prendre qu'à nous. Nous sommes quand même plutôt bien en championnat où l'on enchaine les bonnes performances. C'est vrai, la Coupe d'Europe a été dure pour nous cette année. Nous n'avons pas été bons, il faut se le dire et se servir de ça pour la saison prochaine, même s'il nous reste encore un match à jouer, et ce sera un bon test pour ceux qui joueront face aux Saracens.

Vous arrivez en fin de contrat. Comment se dessine votre avenir? Il existe un accord de principe entre vous et le président Bouscatel. Où en est-on aujourd'hui ?

Tout devrait se finaliser d'ici peu, peut-être avant la fin de semaine. Normalement, je devrai continuer l'aventure toulousaine. Il y a un accord entre le club et moi, il ne manque plus que la signature.

 Ma prolongation devrait être réglée d'ici peu et j'en serai le plus heureux.

Avoir un peu plus de temps de jeu, ces dernières semaines, a été décisif dans cette décision ?

Cela y a contribué. Après, le club voulait me garder. Moi, j'avais une petite idée derrière la tête. Aujourd'hui, j'ai 24 ans, je me suis posé. J'ai vu les côtés positifs et aussi les négatifs, même s'il n'y en a pas beaucoup. J'ai la chance de pouvoir jouer dans un grand club. On voulait vraiment me garder, Ugo Mola a été clair avec moi là-dessus en début de saison. Tout ça a mis un peu de temps à se dessiner. Tout devrait être réglé d'ici peu et j'en serai le plus heureux.

Rester avec toujours cette double-casquette 9-10 ?

Que je garde cette polyvalence, c'est le souhait du staff. Je pense aussi que c'est un atout. En revanche, c'est certain que je vais devoir me fixer à un poste. Cela serait mieux pour moi, en tout cas si je souhaite franchir un palier, que ce soit avec mon club ou ailleurs. 

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