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Rugby

Julien Farnoux, l'Auvergnat de l'USAP, va enfin jouer au stade Michelin

L'arrière de l'USAP est de retour dans l'effectif catalan. Auvergnat d'origine, formé à l'ASM, Julien Farnoux a toujours rêvé de jouer au stade Michelin et il va le faire, enfin, ce samedi sous les couleurs catalanes devant sa famille et ses amis.

Julien Farnoux avec le maillot de Clermont contre l'USAP et celui de l'USAP contre Clermont
Julien Farnoux avec le maillot de Clermont contre l'USAP et celui de l'USAP contre Clermont © Maxppp - Zebulon Nog et Michel Clementz

Perpignan, France

Sportivement, bien sûr, ça ne va pas fort pour l'USAP. Déjà relégués mathématiquement, les Catalans terminent leur court retour en Top 14 pas trois matchs périlleux à Clermont, contre le Racing et à Toulouse. Quand on est dernier et que l'enfer vous est promis, il faut trouver des motivations. Pour ce voyage en Auvergne (ce samedi à 18 heures), Julien Farnoux n'aura guère de mal à faire de cette rencontre un événement spécial. Si l'ASM a son contingent de Catalans, l'USAP a donc aussi son Auvergnat.

L'arrière usapiste a débuté à Cournon. Très rapidement, à l'âge de 8 ans, il porte le maillot jaune et bleu qu'il ne quittera plus jusqu'à ses 21 ans. L'ASM est le club de ses débuts, son club de cœur. Tout en portant le maillot, les idoles en jaune-et-bleu se sont succédé  : "Petit, j'étais fan d'Olivier Magne et après j'ai admiré David Bory, Jimmy Marlu, Sébastien Viars puis Aurélien Rougerie et Anthony Floch m'ont marqué ensuite."

Julien Farnoux a joué avec quasiment toutes les équipes de l'ASM.  Il a gagné deux finales en espoirs, dont celle de 2012 contre l'USAP à Cahors. Ses souvenirs rugbystiques, avant les années catalanes, sont aux couleurs arvernes : "Il y a beaucoup de choses qui se sont passées pour moi dans ce club. Avant d'être joueur, j'étais le petit fan. Mes parents et mes oncles ont toujours été de fervents supporters de l'ASM. Dès mon plus jeune âge, j'allais tous les week-ends au Michelin, on jouait avec les copains derrière les poteaux puis j'ai aussi été ramasseur de balles. On a toujours regardé les joueurs de la première avec plein d'admiration."

"J'ai fait un nombre incalculable de rêves par rapport à ce terrain quand j'étais petit."

"Je me suis fait plein d'amis, j'ai vécu de super moments, j'ai fait plein de tournois comme le Du Manoir, le Marcel-Michelin, des tournois qui marquent. Mon premier titre en espoirs, les phases finales et cette culture de la gagne m'ont marqué là-bas. Tout est fait pour qu'à tous les âges les joueurs réussissent, ce sont de beaux souvenirs."

Avec l'effectif pro, Julien Farnoux a participé à trois préparations d'avant saison mais il a juste porté le maillot en matchs amicaux dont le tout premier contre le LOU de Sébastien Chabal à l'époque. Jamais en match officiel, il n'a joué avec l'équipe une ni même joué au Marcel-Michelin :  "J'ai fait un nombre incalculable de rêves quand j'étais petit par rapport à ce terrain et c'est vrai que j'attendais de pouvoir y jouer. J'ai prié pour pouvoir y être ce samedi. Ça va être spécial pour moi de fouler enfin cette pelouse en match officiel et de voir ce que ça fait de jouer dans ce stade rempli. Même si je serai de l'autre côté, ce sera forcément spécial."

Les premiers pas, même à 26 ans, au stade Michelin sont attendus par tous les proches de l'arrière usapiste : "Oui, forcément, toute la famille sera là, celle de ma compagne aussi, elle est originaire de Clermont. Mais, je n'y pense pas plus que ça. J'ai vraiment hâte d'y être en tout cas, de rentrer sur le terrain et d'en profiter au maximum. J'ai beaucoup attendu ce moment et je suis très content de le vivre."

"J'ai trouvé à Perpignan tout ce qu'il fallait pour m’épanouir."

"Je ne veux pas  non plus être spectateur de ce match. Je vais être content en arrivant au stade, je vais tout observer et ensuite je me mettrai dans le match. Mon objectif est de me régaler et de faire le meilleur match possible. Je verrai la famille et les amis après la rencontre si ça s'est bien passé car, je me connais, si ça se passe mal je vais tirer la gueule."

Prendre du plaisir, réaliser quelque part un rêve d'enfant, voilà ce qui anime Julien Farnoux pour le match de ce samedi. S'il a plus ou moins frôlé d'intégrer le groupe pro clermontois, il n'a aucune rancœur de ne pas y être arrivé et d'avoir dû rejoindre l'USAP, fraîchement reléguée, en 2014 : "Vraiment pas, je n'ai aucun sentiment de revanche. J'ai eu l'opportunité, je ne l'ai pas saisie. J'étais dans un très grand club avec de très grands joueurs, mais la page est tournée depuis longtemps." 

"Ça a été très dur à l'époque de quitter ma ville natale, ma famille, mes proches, le club où j'avais toujours rêvé de jouer. Mais, j'ai trouvé ici tout ce qu'il fallait pour m'épanouir, je me suis créé un cocon. Je suis très heureux, tout comme je suis heureux quand je retourne à Clermont et que je vais voir les gens du club, mes éducateurs, le staff actuel. Je n'ai aucun remord, aucune rancœur. En même temps, moi, le petit Julien Farnoux que je suis ne peut pas avoir de rancœur par rapport à un grand club comme l'ASM. Certains ont saisi leur chance, moi je n'ai pas réussi à l'époque."

Ce samedi, Julien Farnoux disputera son 98e match sous le maillot de l'USAP. En 2018/2019, il compte 13 titularisations en Top 14 pour 15 feuilles de match. Il a inscrit 21 essais depuis son arrivée au club catalan.

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