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Rugby

La crise au CAB : "un mal profond" pour Pierre Villepreux, ex-international du club de rugby briviste

vendredi 29 septembre 2017 à 11:34 Par Nathalie Col, France Bleu Limousin

Pierre Villepreux, ancien international du CA Brive et ex-sélectionneur du XV de France, livre son regard sur le catastrophique début de saison du club de rugby corrézien.Avec cinq défaites en cinq matchs, il reconnait que la situation est compliquée mais estime que tout n'est pas encore perdu.

Pierre Villepreux, ancien rugbyman du CA Brive et ex-sélectionneur du XV de France
Pierre Villepreux, ancien rugbyman du CA Brive et ex-sélectionneur du XV de France © Maxppp - Michel Labonne

Brive-la-Gaillarde, France

La saison de top 14 débute très mal pour le CAB. Le club de rugby briviste a encaissé cinq défaites en cinq matchs et pointe à la dernière place au classement, avec un seul point au compteur. Une situation vivement regrettée par Pierre Villepreux, ancien international du CAB et ex-sélectionneur du XV de France. Il l'invité de France Bleu Limousin ce vendredi .

On pensait le CAB sur une pente ascendante : huitième place depuis deux saisons. A un moment on parlait même de phases finales l'année dernière. Comment le club peut-il s'en retrouver là ?

la différence avec les saisons précédentes c'est que chaque fois, le début saison avait été positif et ça avait entraîné un climat de confiance, de volonté de continuer à jouer le rugby qu'ils mettaient en place et qui les faisait bien gagner. Et puis tout d'un coup, tout s'effondre en début de saison parce qu'on ne gagne plus. Vous savez, le sport c'est compliqué. C'est surtout dans la tête des joueurs que c'est compliqué, quand on perd.

Il y a une perte de repères et de confiance ?

Oui, surtout de confiance, parce que même si on se remotive, on essaye de se dire "ça y est, on réagit, on va le faire", il reste toujours un relent des défaites précédentes qui bloque un peu toutes les énergies. En plus il leur a manqué en début de saison quelques excellents joueurs. En particulier leur buteur qui chaque année faisait très souvent la différence. Il y a également le départ de quelques joueurs qu'on peut qualifier de leaders.

Le départ des anciens : Méla, Péjoine, Ribes, mais également Iribaren qui a beaucoup apporté à la charnière, est-ce que ça a déstabilisé l'équipe ?

Si onen croit les joueurs et les entraineurs, non. Et c'est un mal qui est en général plus profond. Entre les défaites, les départs et les absents, on ne se présente pas tout à fait avec la même envie, même si elle est présente et on cherche à faire le coup qui permettra ce départ.

La démission de Philippe Carbonneau, l'entraîneur des arrières, est-ce que ça peut créer un électrochoc ou au contraire déstabiliser encore plus le groupe ?

L'analyse n'est pas simple. Je crois que Carbonneau réussissait bien au CAB. Son départ volontaire va certainement toucher les joueurs, qui je crois l'appréciaient bien. Est-ce qu'ils vont se dire "il n'est plus là, on va faire l'effort pour lui rendre hommage ?" ou est-ce que ça sera un complément dans la défiance que les joueurs peuvent avoir vis-à-vis d'une victoire ?

Vous croyez vraiment à la démission volontaire de Philippe Carbonneau, ou est-ce qu'il a pu servir de fusible au sein de ce staff qui était pourtant très uni entre les trois entraîneurs ?

Là je ne me prononcerai pas, parce que pour le savoir il faut être à l'intérieur du système et je n'y suis pas. D'autre part, j'ai rencontré les 2 présidents samedi, avant le match de Toulouse et en aucun cas n'a été évoqué, même en filigrane le départ de qui que ce soit.

Est-ce qu'il faut craindre que le CAB finisse par être dépassé par le niveau du top 14 qui serait encore monté d'un cran cette saison selon pas mal d'observateurs ?

Si on veut rattraper le retard, il faut se hisser à ce niveau, prendre des risques et ne pas se bloquer par rapport aux défaites. Faire comme si de rien n'était. Malheureusement, il n'y a pas d'autre solution. Il faut aussi se dire qu'il y a quelques clubs qui sont dans la même panade : Agen, Oyonnax, même le stade français.Ceux là ne sont pas très loin. Il faut repartir avec de l'envie et de la confiance.

Pierre Villepreux, invité de Jérôme Edant