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Rugby

Landes : colère du rugby amateur face aux nouvelles règles du plaquage

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Par , France Bleu Gascogne

Le rugby amateur est en pleine tempête. Le week-end dernier, les championnats amateurs ont démarré. L'occasion pour les clubs de tester en conditions réelles les nouvelles règles décidées par la fédération, comme celle du plaquage à la taille. Un bouleversement qui fait de nombreux mécontent.

Si c'était en catégorie amateur, le plaquage du toulonnais sur le joueur de l'UBB serait sanctionné par l'arbitre.
Si c'était en catégorie amateur, le plaquage du toulonnais sur le joueur de l'UBB serait sanctionné par l'arbitre. © Maxppp - Dominique Leriche

Département Landes, France

C'est un révolution. Cette saison, la Fédération Française de Rugby a donc décidé de changer les règles du plaquage et des percussions. Avant, les joueurs avaient le droit de plaquer leurs adversaires en dessous des épaules. Cette ligne de plaquage a été abaissée, il faut désormais plaquer en dessous de la taille. Interdit désormais également de plaquer à deux joueurs en même temps.  Enfin, l'attaquant n'a plus le droit d'aller percuter les défenseurs la tête baissée. C'est donc un véritable bouleversement dans la gestuelle du rugbyman amateur. 

C'est une expérimentation qui touche toutes les catégories amateurs, de la fédérale 2 aux séries territoriales chez les hommes, jusqu'à la fédérale une pour les femmes.  Le but est double pour les instances dirigeantes du rugby français : 

  1. Lutter contre les commotions cérébrales, les chocs à la tête. 
  2. Empêcher les défenseurs de bloquer les bras de l'attaquant, ce qui est censé permettre à ce dernier de pouvoir continuer à faire des passes 

Pourquoi cette levée de bouclier contre ce nouveau règlement ? 

Autour de 3000 joueurs ont déjà signé une pétition sur internet qui demande à ce que ces nouvelles règles soient abrogées. Parmi les signataires, on retrouve par exemple Sylvain Lassalle, le capitaine de Soustons en Fédérale 2. Le capitaine de Peyrehorade, Cyril Cassagne, a aussi annoncé qu'il allait signer. Sans signer la pétition, Damien Larrieu, le capitaine de Saint Paul Sport, voudrait aussi qu'on revienne aux anciennes règles. 

Pourquoi ? Parce que "c'est très compliqué", comme ça en quelques semaines, de modifier la gestuelle d'un joueur. Beaucoup critique le côté brutal de ce changement de règle et auraient souhaité plus de progressivité.  Le plaquage en dessous des épaules, les joueurs ont grandi avec ça.  Ce n'est pas naturel pour eux de devoir autant se baisser. En tout cas, ça ne l'est plus.  

Ce qui met également les joueurs et les entraîneurs en colère, c'est l'arbitrage. Tous les témoignages vont dans ce sens, les matchs du week-end dernier ont été coupés par une multitude de coup de sifflet. Bien plus que la saison dernière. "Lors des matchs de préparation, c'était pareil, confie le troisième ligne et capitaine de Saint-Paul Sport. 40 coups de sifflet en 30 minutes, autant jouer à toucher", soupire Damien Larrieu. 

Au lieu de fluidifier le jeu,  les nouvelles règles ont haché les matchs puisque les joueurs ont du mal à respecter la règle.  Par exemple Soustons, en fédérale 2, a marqué lors de ce premier week-end 9 ou 12 points sur des pénalités suite à des plaquages illicites de leurs adversaires. C'est beaucoup.  Et puis c'est compliqué aussi pour les arbitres. Certains ont décidé de tout siffler, d'autres d'être plus compréhensifs. Là, c'est la cohérence de l'arbitrage qui est en jeu

Est-ce que les joueurs comprennent que c'est pour les protéger ?

Pas vraiment. Parce que plaquer en dessous de la taille, pour éviter les chocs tête contre tête, cela n’empêche pas les chocs têtes contre genoux par exemple. C'est arrivé à un joueur de Saint-Jean-de-Marsacq ce week-end.  D'ailleurs, les Anglais avaient testé l'an dernier de rabaisser la ligne de plaquage. Résultat, le nombre de commotion avait augmenté. 

Le week-end dernier en Nouvelle Aquitaine, selon la commission médical de la ligue, il y a eu 14 commotions cérébrales.  Mais cela ne dit pas encore si c'est moins ou plus que l'année dernière. Ce qui est sur c'est que la fédération va regarder ces chiffres avec attention pour voir si cette expérimentation est prolongée, voire même, s'il faut appliquer ces nouvelles règles aux professionnels.

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