Rugby

Laurent Marti : "Consolider et essayer d'attirer deux ou trois stars à l'UBB dans un an"

Par Arnaud Carré, France Bleu Gironde lundi 23 juin 2014 à 6:00

Laurent Marti, le président de l'Union Bordeaux Bègles
Laurent Marti, le président de l'Union Bordeaux Bègles © Radio France

Les rugbymen de l'Union Bordeaux Bègles reprennent lundi le chemin de l'entraînement. 8e du dernier championnat, l'UBB espère continuer sa progression dans la hiérarchie même si la concurrence est de plus en plus rude. Le président Laurent Marti fait le point sur les dossiers de la rentrée.

Sorti frustré d'une saison 2013-2014 qui a vu son équipe manquer de peu une première qualification pour les phases finales, le patron de l'UBB veut asseoir son club dans la hiérarchie du rugby français en espérant pouvoir passer la vitesse supérieure l'an prochain.

Pas de message présidentiel avant début août

Laurent Marti : "Le message, je le donne aux joueurs juste avant la 1ère journée de championnat, c’est ce que j’avais fait l’an dernier. Je les laisse travailler, je regarde ce qui se passe lors des matches amicaux et ensuite on essaie de définir un état d’esprit et des objectifs. En attendant, je me tiens à l’écart. Au niveau du recrutement, c’est terminé sauf si on s’apercevait qu’on avait des manques ou en cas de blessure grave. Sachant qu’on a pas mal renforcé l’équipe espoir et qu’on espère qu’il y aura une ou deux révélations".

Gros effort sur les espoirs

"Il y a deux choses. La première c’est que le championnat espoir change, il devient très intéressant. L’UBB est en Top 14 dans cette  catégorie et elle se doit de bien y figurer. Ca demande de constituer un vrai groupe d’une quarantaine de jeunes . Il faut aussi anticiper sur les JIFF et recruter pas mal de jeunes joueurs français mais tout le monde a eu la même idée d’où notre difficulté à en recruter et l’arrivée de quelques jeunes étrangers pour avoir au moins une équipe compétitive. Il fallait faire quelque chose sur ce championnat espoir qui était particulièrement inintéressant. J’ai même espoir qu’on en fasse une compétition majeure un peu plus reconnue par le grand public et les media. Un peu comme la Varsity Cup en Afrique du sud (NDLR : championnat universitaire sud-africain) où les compétitions de jeunes sont très suivies et très disputées. Ce serait bien qu’on arrive à ce stade-là. Ca va être un championnat très relevé qui préparera très bien au Top 14".

Faire mieux, oui, mais comment ?

"Indéniablement, il y a sept très grosses écuries qui ont fini aux sept premières places. Je ne crois pas que ce sera bouleversé dès la saison prochaine. On a fini premier du deuxième wagon, c’est déjà un pas en avant conséquent . Se mêler à la lutte, ca va être un sacré challenge à relever. Quand on voit qu’on a fini à deux points de Castres qui est allé jusqu’en finale, ça nous fait mesurer combien on est à la fois très proche mais aussi très loin".

Concurrence accrue

"L’effectif est plus fort quantitativement. Pour l’améliorer qualitativement, il aurait fallu pouvoir décrocher 2-3 joueurs de haut niveau international , ce qu’on n’a pas.  Il faudra peut-être encore une année ou deux pour attirer des joueurs comme ça. En revanche, on a recruté beaucoup de JIFF et des joueurs qui sont proches du niveau international pour amener beaucoup plus de concurrence au sein du groupe".

L'international Sofiane Guitoune arrive de Perpignan - Aucun(e)
L'international Sofiane Guitoune arrive de Perpignan

Utiliser la frustration du printemps

"La saison dernière nous a donné beaucoup d’espoirs puisqu’on a échoué de peu et en même temps elle nous beaucoup frustrés car on a tout loupé . On a loupé la 6ème place et aussi la 7ème place qui ouvrait ce barrage européen que le Stade Français n’a pas vraiment disputé, c’est dommage, car nous on l’aurait joué à fond. On finit donc sur une certaine frustration qui doit nous motiver pour aller chercher encore plus loin dans notre volonté de mieux faire. Il faut voir cette année comme une année de consolidation. Essayer de faire au moins aussi bien mais ça ne va pas être simple. Lyon et la Rochelle, les deux promus, affichent un budget supérieur au nôtre, c’est un peu effrayant . Ca prouve toute la complexité de ce championnat qui est tiré vers le haut".

L’Europe enfin à fond ?

"On aborde toujours cette coupe d’Europe pour aller le plus loin possible. Mais à chaque fois, on est tombé sur des poules très difficiles et on était condamné dès le premier match. On a donc laissé un peu venir. Cette fois, la poule (NDLR : Edimbourg, London Welsh, Lyon) me semble plus abordable donc on va essayer de la jouer à fond . C’est toujours intéressant de faire des phases finales. Et les phases finales de coupe d’Europe sont plus faciles à gagner que celles de championnat".

Le tournant dans un an

"C’est dans notre plan stratégique, on aimerait accélérer sur la saison 2015-2016, peut-être en arrivant à attirer deux ou trois stars . Mais pour cela, il nous faut Chaban-Delmas à l’année et si possible tel qu’il est aujourd’hui , sinon il y aura de la perte de recettes, et puis il faut qu’on puisse aller faire quelques matches dans ce superbe nouveau stade qui se construit à Bordeaux-Lac. Sans ça, on ne pourra pas prendre notre envol, c’est évident. Plus les résultats s’améliorent et plus les partenaires arrivent et plus vous arrivez à attirer de bons joueurs. Il faut arriver à entrer dans ce cercle vertueux" .