Rugby

Le maire de Perpignan juge "intéressant" le projet de développement de l'USAP

Par Cyrille Manière, France Bleu Roussillon mardi 14 novembre 2017 à 19:47

François Rivière et jean-Marc Pujol à Aimé-Giral
François Rivière et jean-Marc Pujol à Aimé-Giral © Maxppp - Michel Clementz

Le président de l'USAP a annoncé sur France Bleu Roussillon sa volonté de lancer un grand plan de développement sur les quatre prochaines années pour le club. François Rivière a déjà présenté son projet à Jean-Marc Pujol. Le maire de Perpignan donne son avis.

France Bleu Roussillon : François Rivière vous a présenté son projet "USAP au coeur" qui vise à développer les infrastructures du club et à moderniser Aimé-Giral, le trouvez-vous intéressant ?

Jean-Marc Pujol : Oui, il est intéressant, il traite le sujet de l'USAP à la base avec à la fois un centre de formation et un centre de regroupement des activités notamment pour les entraînements avec des salles affectées à la musculation et à la préparation. Il y a dans ce projet une unité de lieu qui me convient parfaitement et un regroupement des forces de l'USAP à cet endroit-là.

FBR : Et l'USAP a-t-elle absolument besoin, selon vous, de ces nouvelles installations ?

JMP : Oui, on le voit dans les autres modèles économiques et notamment celui de La Rochelle qu'un centre de formation et d'entraînement un peu éloigné du stade est un élément essentiel. Cela permet de faire en sorte que le stade lui-même soit plutôt un espace économique et commercial et donc qu'on réserve les surfaces qui se trouvent à Aimé-Giral pour augmenter l'attractivité commerciale, ce qui contribue à l'équilibre du budget.

"Le projet de l'USAP s'intègre parfaitement dans le développement de l'économie du rugby à Perpignan"

FBR : Ce centre d'entraînement et de formation se ferait-il donc plutôt à la plaine des jeux André-Sanac ?

JMP : Oui, on travaille sur cet axe-là. J'ai demandé aux responsables de l'USAP et à François Rivière de chiffrer leur projet et de me préparer un budget de manière à ce que je puisse me prononcer et de manière à ce qu'ils puissent aussi solliciter les autres collectivités parce qu'il y a des opportunités. On peut aujourd'hui aussi agrandir le stade Aimé-Giral, il y a le collège Pons, par exemple, qui a une surface très importante, il y a une vraie réflexion à avoir sur l'ensemble de nos équipements sportifs et je crois que le projet de l'USAP s'intègre parfaitement dans le développement de l'économie du rugby à Perpignan.

L'USAP à l'entraînement à la plaine des jeux André-Sanc qui accueillera peut-être le futur centre - Maxppp
L'USAP à l'entraînement à la plaine des jeux André-Sanc qui accueillera peut-être le futur centre © Maxppp - Michel Clementz

FBR : Vous êtes favorable mais pas à n'importe quel prix...

JMP : Bien évidemment pas à n'importe quel prix parce que, au delà de la passion que nous pouvons avoir pour les Dragons Catalans ou pour l'USAP, on va chercher l'argent qui est apporté par la ville dans la poche des Perpignanais, les impôts sont élevés et ils ont leur mot à dire. C'est pour cela que je suis très prudent sur tous les engagements qui sont pris car cela vient de l'argent des contribuables.

"Pas à n'importe quel prix"

FBR : L'USAP donne aussi une image de Perpignan et cette image n'était pas forcément bonne les derniers mois avec le débat sur l'état de la pelouse d'Aimé-Giral, ce développement est-il aussi nécessaire pour l'image de la ville à travers un de ses clubs phares ?

JMP : Oui, c'est l'image de Perpignan qui est une ville sportive. L'USAP porte cette image à travers les programmations télévisées, les Dragons Catalans aussi. Je crois que cela est intéressant mais bien sûr que ça doit se faire en respectant mes objectifs et mes orientations. J'ai pris l'engagement devant les Perpignanais de ne pas augmenter les impôts durant mon mandat et je tiendrai cet engagement.

FBR ; Ce projet peut-il se mettre en place rapidement ?

JMP : Oui, ça peut aller vite parce qu'aujourd'hui les éléments de base sont là. La structure d'Aimé-Giral est remarquable, elle peut être jalousée dans l'ensemble de la PRO D2. Nous avons l'implantation aussi sur l'espace André Sanac. Les implantations existent déjà, on ne part pas de zéro. Il faut trouver les compléments et les équilibres au complément.