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Rugby DOSSIER : Rugby - La saison 2015-2016 de l'USAP

Le président de l'USAP François Rivière durcit le ton

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Par , France Bleu Roussillon

Excédé par les critiques, le président François Rivière a fait une mise au point dans "Lundi, c'est rugby" sur France Bleu Roussillon : "Si je n'y arrive pas, je rendrai les clefs du camion", a-t-il lâché. Il aborde tous les sujets qui tracassent les supporters du club de rugby de Perpignan.

François Rivière dans Lundi, c'est rugby
François Rivière dans Lundi, c'est rugby - ZEBULON NOG

Perpignan, France

La pression

"J'ai envie d'être libre dans mes choix avec les coachs. J'ai besoin de guerriers dans cette équipe, capables de défendre le maillot. Après le match d'Aurillac, on me disait de nettoyer la moitié, les trois-quarts voire la totalité des joueurs. Alors, je fais quoi ? Je fais comme à Montpellier, j'engage 15 Sud-africains ! Mais là on me dit ah oui mais non président, il ne faut pas virer les Catalans, ah oui mais non il ne faut pas virer les titulaires de 2009, ah oui mais non il ne faut pas virer celui-là parce qu'il est sympa, lui parce qu'il est jeune. Et ben on fait ce qu'on peut en fonction des moyens qu'on a et maintenant le sujet est clair : ce doit être l'objectivité de la performance sportive. Ce dont vous devez être certains c'est que les joueurs qui resteront dans cette équipe auront gagné sportivement les moyens de rester. Ce n'est pas un problème d'argent mais un problème de volonté individuelle."

François Rivière : "Les joueurs qui resteront auront gagné ce droit sportivement

Son engagement

"Si je n'y arrive pas dans les deux années qui viennent, je l'ai dit à un supporter, je rends les clefs du camion. Ah non mais attendez, je ne suis pas sorti d'un mois et demi de coma et alors que sur mon lit d'hôpital je signais des ordres de virement pour l'USAP pour me faire pourrir la gueule comme je me fais pourrir ces temps-ci. S'il y a des gens qui sont bien plus intelligents et qui en plus ont six millions à mettre à l'USAP, qu'ils prennent la place ! (...) Je suis là parce que je suis un chef d'entreprise et je veux apporter le mieux possible à l'USAP, mais effectivement si je n'y arrive pas je rendrai les clefs du camion bien que le club m'appartienne. Mais je considère depuis le début que le club est aux Catalans et pas à son président. Ah si, il est à son président quand on doit l'engueuler ou quand on a besoin de son argent."

François Rivière : "si je n'y arrive pas, je rendrai les clefs du camion"

Le renouvellement des entraîneurs

"Il n'y a pas de regret pour deux raisons. D'abord ça ne fait rien avancer et il faut sortir de cette règle qui consiste à toujours faire payer aux entraîneurs les manquements éventuels de l'équipe."

François Rivière et Karl Chateau dans Lundi, c'est rugby - Aucun(e)
François Rivière et Karl Chateau dans Lundi, c'est rugby - ZEBULON NOG

La remontée en Top 14

"J'ai rappelé ce week-end à quelques supporters qu'avec le plan ambition on s'est donné quatre ans pour remonter, Pau a mis neuf ans ! On en est à la deuxième année et ça ne se fera pas d'un coup de baguette magique. Ce qui est vrai c'est qu'on doit tirer toutes les conclusions de ce qui va se passer sportivement dans les quinze jours qui viennent. Effectivement, j'ai donné l'objectif d'être en demi-finale cette année et si on n'y est pas, il faudra analyser et en tirer les conséquences. Mais plutôt que désigner des responsables, il faut faire couler un sang collectif dans les veines de ce club."

L'état d'esprit des joueurs

"Ce qui m'agace le plus et que je rappellerai aux joueurs jeudi matin, sans ramener les choses à moi, après mon accident j'étais stupéfait dans mon lit d'hôpital que des milliers de supporters me jettent des peluches pour me rendre hommage et pour être reconnaissant du travail qui a été fait et je n'arrive pas à faire partager ce sentiment aux joueurs. Ça, c'est la partie qui m'agace le plus."

François Rivière : 'Il faut faire couler un sang collectif"

Son investissement dans le club

"J'y passe 100% de mon temps, 100% de mon énergie et en plus maintenant 100% de mon argent. Je tiens à rappeler à vos auditeurs, puisque certains se posent la question, que c'est bien six millions que j'ai injectés à l'USAP. Je rappelle que cet hiver pendant que j'étais dans le coma, Luc Lacoste faisait le nécessaire financier pour que les joueurs soient payés. Depuis que je suis arrivé à l'USAP, il n'y a pas eu un retard en quoi que ce soit dans les paiements. Je m'apprête à faire une nouvelle augmentation de capital pour solder les dettes du passé."

Jean-Pierre Perez sera-t-il reconduit ?

"Vous avez raison et tort à la fois de l'imaginer. Certains joueurs ont été reçus il y a une semaine. Nous avons évoqué un certain nombre de choses. J'ai donné un objectif qui était celui d'être qualifié pour les demi-finales. Je pense qu'il va falloir analyser ce qui s'est passé au cours de cette saison sportivement et se donner les meilleurs moyens de vivre l'an prochain une année qui soit celle du retour vers l'élite. Basta ! Respectez le fait que je puisse décider librement de ce qui va être mieux pour l'USAP en fonction des conseils que je reçois. Et je pense qu'au demeurant, par rapport à la proposition ou à la non proposition à certains joueurs, il faut être simple. Si on ne le fait pas c'est bien qu'on a le sentiment que ce ne sont pas les meilleurs (...). Les derniers matchs ne sont pas de nature à lever certaines interrogations."

François Rivière : "Laissez-moi décider"

Le recrutement en première ligne

"J'écoute beaucoup ce que disent les coaches et à un moment donné si à l'USAP j'avais les meilleurs joueurs, on ne se poserait plus les questions des renouvellements. Vous me parlez de Paulica Ion, la question se pose juste parce qu'on recule en mêlée. Vous avez cité le nom de Gert Muller et en effet on cherche des piliers droits pour solidifier cette mêlée. La force ne fait pas tout, mais le mental y est pour beaucoup aussi. Gert Muller reste la piste prioritaire mais il y en a d'autres. L'idéal c'est surtout de ne plus avoir une mêlée qui recule autant."

Francçois Rivière sur le recrutement en première ligne

Dewaldt Duvenage

"Le sujet est compliqué et simple : le garçon a des envies de jouer en Top 14. Je pense que son cœur balance entre le fait d'être numéro deux ou numéro trois dans un club de Top 14 ou d'être numéro un à l'USAP. L'aventure n'est pas la même. Il faut arrêter de dire c'est le président qui ne met pas la main à la poche. Le président il a mis six millions depuis deux ans. Ce n'est pas un problème d'argent, c'est aussi un problème de savoir ce que le joueur veut faire, lui. Au demeurant, sachez que si Dewaldt Duvenage décide de partir, honnêtement je ne pense pas et je le regretterai, nous avons des plans B importants."

François Rivière : "Je pense que son cœur balance"

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