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Rugby

Le président du Stade Montois réagit au départ de Christophe Laussucq : "le risque, c'est de se déstabiliser"

vendredi 31 août 2018 à 18:15 Par Paul Ferrier, France Bleu Gascogne

Christophe Laussucq n’entraînera plus le stade montois rugby la saison prochaine. C'est officiel et c'est une surprise, au moins pour le timing de cette annonce. L’entraîneur montois a signé pour entraîner Agen dès le 1er juillet 2019. Interview du président du Stade Montois Rugby.

Jean Robert Cazeaux, le président du Stade Montois Rugby.
Jean Robert Cazeaux, le président du Stade Montois Rugby. © Maxppp - Le Lievre Nicolas

Mont-de-Marsan, France

Jean Robert Cazeaux ne cache pas sa surprise suite à l'annonce du prochain départ de son entraîneur en chef, Christophe Laussucq. Il l'a appris au dernier moment. Il doit désormais penser à la suite. Interview

Le départ de Christophe Laussucq, c'est une surprise ? 

Jean Robert Cazeaux : Oui c'est certainement une surprise, ce n'était pas du tout planifié. Je l'ai appris de sa bouche. Ce n'était pas du tout dans nos prévisions, nous étions plutôt en accord de principe de prolonger le bail ensemble. Je pense qu'après, on est dans un milieu professionnel, il a répondu favorablement à une sollicitation sur une circonstance qui n'était pas celle prévisible, ne serait-ce que quelques jours avant. C'est quelque chose qui est arrivé très subitement.   

C'est maladroit de sa part vous diriez ? 

Je ne sais pas si c'est maladroit, je ne veux pas porter de jugement. Nous, on est déçu parce qu'on avait le souhait de poursuivre l'aventure ensemble. Mais quelque part, quand on accepte une offre, c'est que malgré tout, on est tenté par une nouvelle aventure. Christophe cela fait 6 ans qu'il est avec nous et que légitimement, je ne vais pas l'accabler non plus, légitimement, il peut aussi regarder ce qu'il se passe à l'extérieur. Mais bon, si cette offre n'était pas venue à ce moment là, ou avec cette rapidité, peut être qu'il ne l'aurait pas accepté. Voilà, il se trouve qu'il l'a accepté et on ne fait que subir cette décision. 

Vous disiez que vous étiez en négociation de prolongation, est ce que vous considérez avoir tout fait pour pouvoir le garder, lui avoir proposé les moyens de rester ? 

Oui, bien sûr, parce qu'on a une relation très franche et très directe et que c'était des choses qu'on avait anticipé. Je n'ai pas de problème par rapport à ça. Après, on ne s'est pas mis dans une offre de surenchère ou autre puisqu'il a pris sa décision. Ça n'a pas fait l'objet d'une négociation entre nous. Il savait très bien notre volonté de poursuivre, il a choisi et il assume ce choix. 

On se dit que cela va peut-être tendre les relations pour la suite de la saison.  

Non, je ne le souhaite pas. Moi j'ai beaucoup de respect pour Christophe, pour ce qu'il a fait pendant six ans. Il faut quand même regarder le parcours. Et on ne peut que s'en féliciter et se dire que c'est une belle réussite. On doit capitaliser là dessus. Ce que je veux, c'est effectivement qu'on exécute cette année comme un contrat normal. L'échéance est au 30 juin 2019 et pas au 31 août 2018. Aujourd'hui, il reste 28 journées, plus j'espère des phases finales. Il faut que cette année soit une belle année, donc il n'est pas du tout question pour nous de tendre nos relations. On va rester pleinement investi. C'est l'engagement qu'il a pris et je suis persuadé que cet engagement, il ira au bout .  

La situation a tout de même engendré une petite "réunion de crise" . Vous avez rencontré les joueurs avec Christophe Laussucq. Quelle a été la teneur des discours ? 

Ce qui me paraissait indispensable, c'était de faire une communication commune auprès des joueurs. On l'a précipité et surtout fait en sorte que les joueurs aient la primeur de l'information. Parce que bien évidemment, le risque dans tout ça, c'est de se déstabiliser. Donc on voulait surtout rassurer ensemble sur le fait que le projet 2018/2019, il est engagé ensemble. Pour qu'il n'y ait pas d’ambiguïté, pas de fausses informations, pas de doute dans l'esprit des gens de l'engagement de tout le monde.

Quid de David Auradou, l'entraîneur des avants ? 

David Auradou, écoutez, aujourd’hui il est dans le projet montois, il n'est pas dans le projet de Christophe Laussucq à Agen. Pour l'instant David est avec nous et on va essayer de mettre en place un projet pour l'avenir ensemble. Rien n'est écrit encore, on se donne un peu de temps ensemble pour essayer de constituer une équipe et se prouver que cette équipe peut fonctionner. Aujourd'hui, rien n'est acté, ni dans un sens ni dans un autre.  

Vous n'avez pas de pistes pour le remplaçant de Christophe Laussucq ? 

Non, c'est un peu prématuré quand même. On s'est dit qu'on prendrait le temps de bien faire les choses. De bien analyser toutes les pistes qui s'offrent à nous. On ne doute pas qu'il y ait un certain nombre de candidatures. On prendra le temps de la réflexion, on n'est pas sous pression. Après, c'est sûr qu'on essayera de ne pas perdre de temps, mais on a pas le couteau sous la gorge. On n'a pas fixé d'échéance butoir pour l'instant mais on aura le loisir de trancher assez rapidement, je dirais au moins avant la fin de l'année civile.