Économie – Social

Le projet de Grand Stade de rugby à Ris-Orangis est abandonné

Par Marc Podevin, France Bleu Paris Région et France Bleu mercredi 14 décembre 2016 à 15:40

Le projet de Grand Stade à Ris-Orangis (Essonne) a été abandonné ce mercredi 14 décembre 2016
Le projet de Grand Stade à Ris-Orangis (Essonne) a été abandonné ce mercredi 14 décembre 2016 © Radio France - (c) FFR

Le projet de Grand Stade de rugby à Ris-Orangis, dans l'Essonne, est enterré. Le comité directeur de la Fédération Francaise de Rugby a voté son abandon, ce 14 décembre. Le projet devait permettre de dynamiser tout un territoire. Le maire de Ris-Orangis dénonce la "brutalité" de cette décision.

Il n'y aura pas de Grand Stade de rugby, à Ris-Orangis, dans l'Essonne. Cette enceinte ultra moderne, de 82 000 places, devait sortir de terre à l'horizon 2023. Un vote du comité directeur de la Fédération Française de Rugby (FFR) en a décidé autrement, ce mercredi 14 décembre. "Le comité directeur a validé l'arrêt définitif du projet du Grand Stade", a déclaré Bernard Laporte, le président de la FFR.

Un projet épinglé par la Cour des comptes

Cette décision n'est pas inattendue. L'abandon du projet de Grand Stade à Ris-Orangis était une promesse de campagne de Bernard Laporte, avant qu'il ne soit élu président la Fédération Française de Rugby. Le projet était décrié, notamment par la Cour des comptes. Dans un rapport, dévoilé au mois d'août 2016 par Mediapart, elle l'estimait financièrement irréaliste. Sa construction était chiffrée à environ 600 millions d'euros.

La FFR aurait déjà déboursé 12 millions d'euros, depuis 2010. Ses juristes ont évalué à 450 000 euros le montant maximum qu'elle aura a payer pour rompre le contrat constructeur signé avec le groupement Ibelys.

Le projet d'aménagement autour du Grand Stade menacé ?

Le vote du comité directeur n'est "pas vraiment une surprise", pour le maire de Ris-Orangis. Stéphane Raffalli, également vice-président du Grand Paris Sud, dénonce la manière d'agir "brutale" de Bernard Laporte. Un appel à projet a été lancé, début octobre, pour aménager une première zone de 48 hectares autour du Grand Stade. L'abandon du projet remet en cause l'essor de cette zone. "On perd le vecteur, la locomotive du projet", reconnaît Stéphane Raffali.

L'élu ne baisse toutefois pas les bras. Il souhaite désormais plaider sa cause auprès de Bernard Laporte.