Rugby

Longtemps interdit par les curés, le rugby a désormais la cote en Bretagne

Par Jean Saint-Marc, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel samedi 19 septembre 2015 à 7:28

Le RC Vannes, en fédérale 1, est le principal club breton
Le RC Vannes, en fédérale 1, est le principal club breton - MAXPPP

Le rugby, inventé en Grande-Bretagne, n'est pas arrivé directement sur la pointe bretonne... Mais désormais le ballon ovale s'y implante et le sport se développe très rapidement !

Il y a aujourd'hui 19.000 licenciés en Bretagne, ce qui classe le comité de Bretagne dans le "top cinq" des régions où l'on pratique le plus de rugby. Et surtout les taux de croissance sont impressionnants ici : "la région pointait à la 26e place il y a quinze ans, nous sommes 4e aujourd'hui", explique Jean-Paul Canaud, président du comité de Bretagne de rugby. 

"L'évolution a vraiment démarré avec la Coupe du Monde 2007, nous avons doublé l'effectif en deux ans. Et nous continuons : sur les cinq dernières années nous avons gagné autour de 25%" détaille Jean-Paul Canaud. 

"Le rugby, c'est dans les gènes des bretons !"

Une évolution qui ne surprend pas Guillaume Renault, co-président du club de Plouzané : "le breton est courageux, pugnace, humble, sait travailler en équipe. C'est dans nos gènes le rugby !"

Il ne faut pas oublier que le rugby a été inventé tout près de la Bretagne, à 200 kilomètres environ de l'autre côté de la Manche. Et ça le premier breton qui s'en est rendu compte, c'est un petit gars à moustache, du genre irréductible :

Un sport longtemps interdit par les curés !

Alors pourquoi le rugby ne s'est pas implanté plus tôt dans la région ? Réponse de Jean-Paul Canaud : "l'explication qui ressort c'est le catholicisme en Bretagne.. Les curés interdisaient le rugby car c'est un jeu de contact... Et préféraient le foot !"

Aujourd'hui plus d'interdiction, la seule chose qui manque en Bretagne c'est une équipe pro pour servir de locomotive... Cela pourrait arriver rapidement : le RC Vannes, en fédérale 1, vise la montée en Pro D2.

Notre dossier Coupe du monde de rugby 2015