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Rugby

Le seul club de rugby à XV féminin de Drôme-Ardèche se trouve à Grâne

dimanche 10 février 2019 à 4:36 Par Alexandre Berthaud, France Bleu Drôme Ardèche

Alors que le "crunch", Angleterre-France au tournoi des VI Nations, se joue à 16 heures chez les messieurs, le match sera précédé par celui des femmes. L'occasion de faire un point sur la pratique du rugby féminin en Drôme-Ardèche.

L'équipe féminine de rugby à XV de Grane, dans la Drôme
L'équipe féminine de rugby à XV de Grane, dans la Drôme - Océane GAUDE

Grane, France

Dans la Drôme et en Ardèche, il existe des équipes de rugby féminines à 7, des équipes de rugby féminines 10, à 12, mais une seule équipe de rugby féminine à 15 ! Elle se situe pas loin de Loriol, à Grâne. Baptisées les Phénix, les joueuses évoluent en Fédérale 2 et se sont qualifiées pour la première fois cette année pour les phases finales.

35 joueuses dans l'effectif

L'équipe a été fondée il y a trois saisons, par deux joueuses et l'un des entraineurs. "Avant l'équipe était située à Cruas, en Ardèche, mais ça faisait beaucoup de route pour venir aux entraînements et on avait du mal à recruter", confie Maëva Laurent, une des fondatrices. Trois ans plus tard, elles sont 35 à Grâne, avec un recrutement sélectif : "on essaie d'attirer des filles qui ne débutent pas dans la sport en général, qui ont déjà une bonne condition physique".

Le travail a payé, après deux saison difficiles les Phénix sont en phase finale, quelques joueuses commencent même à se faire recruter par des plus grands clubs. "Elles ont du faire le place dans ce monde d'hommes", sourit Delphine Roi, la responsable de la section féminine, "mais avec persévérance et travail elles y sont arrivées, je suis très fière d'elles"

Lutter contre les clichés

Au quotidien il faut effectivement lutter contre les clichés - la joueuse re rugby "forcément pas féminine" - mais aussi contre l'administration. "On n'est pas forcément guidés par la fédération nationale, régionale ou départementale", regrette Delphine Roi, "on est un peu livrées à nous-mêmes". Elle donne énormément de temps à cette équipe, car cela nécessite de l'organisation, les déplacements en Corse ou à Nice sont longs - il existe peu de clubs - et donc coûteux. 

Ces difficultés et deux premières saisons franchement compliquées sur le plan sportif ont peut-être soudé les filles, qui brillent grâce à leur solidarité selon Delphine Roi. Résultat une bonne ambiance, "on se rejoint souvent pour regarder les matchs ensemble", dit Maëva et un esprit de camaraderie très présent. "Elles ont des qualités similaires à celles qui font que l'équipe de France féminine réussit bien (vainqueur du tournoi des VI Nations 2018)", explique Delphine Roi. 

Soutien à l'équipe de France féminine

Ces bons résultats laissent augurer de futurs recrutements et une pérennisation de cette équipe dans le paysage du rugby drômardéchois. Les Phénix sont les pionnières et espèrent être rejointes par d'autres clubs dans l'aventure rugby à XV. En attendant elles soutiennent énormément le XV de France féminin qui "relève le niveau par rapport aux garçons" ironise Maëva. En 2018 elles sont allées supporter les Bleues lors du "crunchE" à Grenoble et, comme les garçons, elles refusent de pronostiquer une défaite face aux anglais ou aux anglaises. Question de principes.