Rugby

Les joueurs du FC Grenoble Rugby baissent leurs salaires

Par Xavier Demagny, France Bleu Isère vendredi 16 septembre 2016 à 21:21

L'équipe du FCG sur le terrain. Illustration.
L'équipe du FCG sur le terrain. Illustration. - Photo FCGrugby.com

La direction du FC Grenoble Rugby a présenté des mesures visant a faire des économies et à rattraper un retard de trésorerie d'un million d'euros environ. Un "trou" dans le budget causé par un mauvais début de saison et une location de stade très coûteuse.

Alors que la saison de Top 14 a mal commencé -3 défaites, 1 victoire-, Grenoble doit faire face à des difficultés financières. Un retard d'environ un million d'euros causé par un manque à gagner notamment sur la billetterie, les retards d'abonnements et les apports des partenaires. Au total, 900 abonnés manquent à l'appel au regard de la saison dernière et 8% du budget en partenariats.

"Il ne faut pas se voiler la face : le club a besoin d'un second souffle et la fin de saison difficile a pu contribuer à cette situation", a estimé Éric Pilaud, président du conseil de surveillance et nouveau président du club, pointant un "business model fragile" et des probables "erreurs d'appréciation" de la direction du club au cours de la saison dernière.

Un effort des joueurs et du personnel

Le club n'est pas dans une situation catastrophique, mais l'heure est aux économies. "Le FCG n'est pas à risque : le plan d'action présenté va rapporter suffisamment d'argent pour remettre le budget dans les clous", a insisté Éric Pilaud. En tout, les différentes mesures permettraient de récupérer 900.000 euros.

La première mesure c'est donc cet effort, consenti par les joueurs, le staff, et le personnel du club : une baisse des salaires. Pas de chiffre précis mais on sait qu'en tout, ça représente une respiration d'environ 300.000 euros.

Autre levier, un plan d'économies devrait permettre de récupérer 200.000 euros, en "éliminant le superflu" explique la direction. Des opérations avec les supporters (comme la création d'un abonnement solidaire) et les partenaires, ça aussi ça devrait rapporter environ 200.000 euros.

Le gouffre financier du Stade des Alpes

Ce "trou" dans le budget, il est provoqué par un mauvais début de saison, moins de recettes, mais aussi par le gouffre que représente la location du Stade des Alpes pour les matches à domicile. Sur ce point, "on négocie et on réfléchi a toutes les solutions" souligne sans en dire plus Éric Pilaud. La location est "deux à trois fois plus cher" que pour les autres clubs de Top 14. Des discussions ont été entamées avec le gestionnaire du Stade et pourraient se conclure prochainement par un accord revu à la baisse.

Le FCG souffre également de la baisse des subventions de certaines collectivités territoriales, dont celles de la municipalité grenobloise et de la communauté d'agglomération. Sa direction espère sur ce volet convaincre la région Auvergne Rhône-Alpes d'attribuer au club une subvention, comme elle le fait déjà pour "deux autres clubs de la région", le LOU et Oyonnax.

"On est pas en dépôt de bilan" mais il faut "un second souffle" - Éric Pilaud, président du conseil de surveillance du FCG 

La direction se veut rassurante, elle explique qu'elle préfère prendre les devants d’éventuelles difficultés plus importantes confirmant aussi l'objectif du maintien en Top 14. Justement de belles affiches et de belles victoires, c'est ce qui permettrait aussi au FCG de faire le plein de spectateurs et de remplir les caisses. 

Un nouvel homme fort au club

Le FCG a aussi un nouvel homme fort depuis ce vendredi, il s'appelle donc Éric Pilaud. Dans la vie, il occupe un poste important chez Schneider et au club, deuxième actionnaire, il était jusqu'à présent président du conseil de surveillance.

Le voila désormais à la tête du FCG, même s'il faut officialiser tout ça en Conseil d'administration. Mais maintenant, c'est lui qui a désormais les manettes et il entend gérer le club comme une véritable entreprise. Éric Pilaud parle de "transparence" et surtout d'une gestion "hyper rigoureuse".

Petit détail, ce nouveau président passe une bonne partie de son temps, pour le travail, à Los Angeles. Il aura donc l'appui de Michel Martinez, actuel vice-président, chargé de la mise en place du plan d'économies.

Quant à Marc Chérèque, l'actuel président, dont le départ devait avoir lieu en fin de saison et surtout en douceur... C'est loin d'être le cas ! Aujourd'hui il n'a plus de salaire, seulement une indemnité pour ses frais, Il occupe une place de vice-président bénévole a expliqué Éric Pilaud.

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