Rugby

"Ma famille, ma base", Raphael Lakafia invité de Stade Français & Co

Par Fanny Lechevestrier, France Bleu Paris jeudi 24 septembre 2015 à 22:12

Raphael Lakafia, de plus en plus incontournable ©stade.fr/Stéphane Hamel
Raphael Lakafia, de plus en plus incontournable ©stade.fr/Stéphane Hamel - © stade.fr/Stéphane Hamel

Au menu de StadeFrançais&Co ce jeudi soir : le running et la mythique course Paris-Versailles qui fait encore le plein ce week-end. On en parle avec son organisateur Jean-Marc Fresnel. Deuxième invité : Raphael Lakafia, le 3e ligne du Stade Français de plus en plus incontournable à Paris.

La première fois que nous avions rencontré Raphael Lakafia, en tête-à-tête, pour Tribune Stade Français, c'était il y a un an, quelques mois après son arrivée sur Paris. Le deuxième ligne du Stade Français était alors apparu tout en retenue, discret, marre peut-être qu'on lui colle sans cesse des étiquettes, qu'on lui rappelle son bref passage en Bleu pour la Coupe du monde de rugby 2011. Il n'aspirait alors qu'à jouer, qu'à refaire le plein de confiance et surtout de plaisir. Un an plus tard, on a retrouvé ce jeudi, dans StadeFrançais&Co, sur France Bleu 107.1, un joueur de 26 ans détendu, épanoui, déterminé aussi. Et sous la carapace, un homme attachant

"Troisième ligne aile : j'adore ce poste. Je m'y épanouis. On touche à tout" - Raphael Lakafia

_Le début de saison? "_Faut être clair sur notre situation. Il faut mettre les bouchées doubles à l'entraînement. Le mot maintien, je ne pense pas qu'il soit excessif. Aujourd'hui, on se rend compte de la difficulté de notre championnat. Des équipes qui avaient fait la finale comme Castres se sont retrouvées à jouer le maintien toute la saison en se disant certainement "ça va aller, ça va revenir. Je pense qu'il faut mieux s'alerter tout de suite et peut-être avoir une bonne surprise à la fin. Non, il faut se remobiliser. On ne nous donnera rien comme la saison dernière". 

Le poste de troisième ligne aile? "Au début, c'est vrai, j'avais quelques réticences parce que je n'avais peut-être pas toutes les aptitudes physiques à ce poste. Ce qui me plaît sur ce poste, c'est vraiment la notion de tout donner, d'être un petit peu à la pointe du combat. On touche un peu à tout. C'est un poste vraiment intéressant, où on se fait vraiment plaisir sur le terrain.

Les Bleus? "_Il y a beaucoup de bons troisièmes lignes en France. Je n'ai pas été appelé depuis quatre ans, je ne vois pas pourquoi je serai appelé maintenant. On verra...Cela fait un moment que je cours après cela. Je me le souhaite en tout cas. Les Bleus? Ca me donne des frissons quand je regarde les matches__Cela donne envie de tout donner, de s'entraîner un peu plus dur parce qu'on aimerait bien vivre des moments comme cela. Après, je pense que l'équipe de France est encore très loin pour moi. _Cela me paraît très loin mais j'espère y revenir un jour".

"Paris, cela a changé toute ma vie de venir ici, mon rugby aussi. Paris m'a beaucoup apporté" - Raphael Lakafia

Paris? "Cela a été une remise en question totale de ma vie personnelle, de ma façon de vivre, de ma manière d'approcher le rugby. Paris m'a beaucoup, beaucoup apporter. Si je pouvais remercier d'ailleurs...Je suis très à l'aise à Paris, j'adore ma vie ici. Aujourd'hui, je me sens heureux à Paris et c'est aussi ce qui fait que je suis bien sur le terrain. Quand on arrive, on ne voit que les points négatifs. On ne s'aperçoit pas que c'est une ville magnifique. On est vraiment bien et quand on sort du rugby, on peut vraiment déconnecter".

"Mes parents, mes premiers supporters. Ils sont là à tous les matches" - Raphael Lakafia

_La famille?  "Mes parents, ce sont mes premiers supporters, ils sont là à tous les matches dès qu'on joue à Jean-Bouin. Ils sont tout le temps là. C'est très important pour moi. C'est un soutien sans faille. Dès que je rentre sur le terrain et que je sais qu'ils sont là, j'ai besoin de les trouver du regard_. Je leur en demande beaucoup parce que je leur demande d'arriver tôt parce que je veux les voir, je leur demande de rester après les matches. J'ai le mot famille tatoué sur moi, ce n'est pas pour rien. Ma famille, c'est ma base." La suite? _"_Etre heureux, cela me suffit". 

Raphael Lakafia, invité de StadeFrançais&Co sur France Bleu 107.1

Antoine Burban récompensé 

Un autre troisième ligne du Stade Français était sur le devant de la scène cette semaine. Antoine Burban a reçu lundi l'Oscar Midi Olympique au cours d'une cérémonie organisée au stade Jean-Bouin. Cérémonie en présence de son papa pour celui qui est originaire de Neuilly-sur-Seine. Le Parisien qui en a profité pour annoncer la naissance prochaine de son premier enfant, un petit garçon. L'heureux événement est prévu normalement pour le 22 octobre. 

Antoine Burban récompensé ce mardi et au micro de France Bleu 107.1

Paris-Versailles, le retour de la Grande Classique

38e édition ce dimanche d'une course qui fait rêver plus d'un coureur à pied avec la mythique côte des Gardes et sa pente qui atteint jusqu'à 7% pour certaines portions, 16 kilomètres en tout à parcourir. Et un invité de marque pour donner le départ, au pied de la Tour Eiffel puisque, Info France Bleu 107.1, c'est le recordman d'Europe du 100 mètres, Jimmy Vicaut, qui sera présent. Il succède à Teddy Riner. Annonce faite par notre invité Jean-Marc Fresnel, organisateur de l'événement depuis 1989. Pas moins de 25.000 participants sont attendus pour rejoindre le Château de Versailles. Sur les 25.000 participants, la proportion de femmes augmente d'année en année mais reste faible par rapport aux hommes avec 28% de femmes au départ. Moyenne d'âge des participants : 38-39 ans. 

Stade Français & Co, l'intégral avec Jean-Marc Fresnel et Raphael Lakafia

Paris-Versailles, 38e édition, une course immuable - Aucun(e)
Paris-Versailles, 38e édition, une course immuable - ©Paris-Versailles Association