Rugby

Mathieu Acebes (de la Section à l'USAP) : "C'était un choix difficile"

Par Cyrille Manière et Alexandre Vau, France Bleu Béarn et France Bleu Roussillon jeudi 28 janvier 2016 à 17:33

Mathieu Acebes de la Section à l'USAP
Mathieu Acebes de la Section à l'USAP © Maxppp

Mathieu Acebes s'est engagé pour trois saisons avec l'USAP. Le Palois explique son choix à France Bleu.

France Bleu : Pourquoi ce choix ?

_Mathieu Acébès : _C'était un choix difficile à faire. Perpignan m'a appelé il y a déjà deux mois et on est entrés en négociation. J'avais beaucoup d'attaches à Pau mais il fallait que je prenne une décision rapidement, j'ai donc décidé de partir à Perpignan. C'est un nouveau défi, tout simplement.

Mathieu Acebes : "c'est un nouveau défi"

FB : Il n'y avait pas moyen de rester ?

MA : L'envie elle y était, mais je me retrouvais confronté à un problème familial, j'attends des jumelles pour le mois de février et j'avais besoin de sécurité. Perpignan m'a fixé un ultimatum et je n'ai eu aucun retour de Pau, je ne pouvais donc pas prendre le risque de dire non à Perpignan et de me retrouver sans rien après. Bien sûr, il y a des regrets, j'étais très attaché à la région et le club avait une signification pour moi. Je ne suis pas aigri, c'est comme ça, et puis voilà.

Mathieu Acebes : "je ne pouvais pas prendre de risque"

"Je pars dans un club très ambitieux".

FB : Est-ce un tournant dans votre carrière ?

MA : Oui, je pars dans un club très ambitieux, qui veut remonter en Top 14. J'ai déjà vécu une remontée avec Pau, c'était extraordinaire et si je peux vivre la même chose avec Perpignan, ça fera, à la fin de ma carrière, une expérience personnelle très enrichissante.

FB : Perpignan compte sur votre expérience pour préparer la remontée, ça vous met un peu de pression ?

MA : Je vais d'abord finir ma saison avec Pau et on verra ensuite pour la saison prochaine. Pour l'instant, je ne veux trop rien dire sur ça, je vais d'abord bien finir ma saison avec Pau et partir la tête haute, sans avoir rien à me reprocher.

FB : Ne craignez-vous pas une fin de saison galère ?

MA : Je serai là si on a besoin de moi et puis si on n'a pas besoin de moi, ce sera comme ça, c'est la vie !